Entendons-nous bien : je suis ravi du retour de la LDC et des matches qui mettent en jeu plus qu’une qualification en coupe Intertoto ou une « suprématie régionale » entre Nantes et Lorient.
Mais ce n’est pas pour ça que je n’ai pas perdu mon temps devant Roma-Lyon, ses occasions de but inexistantes, ses tirages de maillot et son record mondial de fautes. Sans compter Gilardi et Larqué.
Si au moins j’avais pu suivre Barça-Liverpool, j’aurais eu droit à des buts et à une grosse surprise. Et puis j’aurais vu les deux compagnons de beuverie Riise et Bellamy (si vous n’avez pas entendu parler de leur soirée karaoké, c’est bien dommage) se réconcilier en marquant chacun leur petit but.
Celui de Bellamy rentrant dans l’Histoire grâce à cette célébration à coup de club de golf, d’ores et déjà au Panthéon des célébrations. (même si le sniffage de la ligne par Fowler (Liverpool, déjà…) n’aura sans doute jamais de concurrent)
Heureusement, YouTube est là.
24 février 2007
Mon swing dans ta gueule
23 février 2007
Arrêtons le massacre. Par pitié.
Je pose donc la question: maintenant que l'on vit dans un monde où les dentistes peuvent nous charcuter sans douleur grâce à de petites piqûres qui nous laissent avec la bouche de travers, est-il bien raisonnable de continuer à supporter une équipe de foot à Brest? Probablement pas.
Plus de quinze ans après la liquidation du club orchestrée par l'Antéchrist en personne (je suis intimement persuadé que Le Graët a le Nombre de la Bête tatoué à l'arrière du crâne), il faudrait encore tolérer que le Méphistophélès des Côtes du Nord vienne de nouveau chez nous avec sa p... d'enc... d'équipe de m... pour enfoncer le Stade Brestois dans la bouse guingampoise?
Je dis que ça suffit.
Puisque le football à Brest n'apporte que désillusions (du genre trois 0-0 d'affilée), peur de la relégation (c'est reparti pour un tour en 2007) et coups de genoux dans les c... (double coup de genou, ce soir. Sans compter le seau de purin dans lequel il a fallu plonger la tête à la fin du match), je propose de le supprimer purement et simplement. De renvoyer tous les joueurs d'où ils viennent, de raser le stade Francis-Le-Blé et de construire à la place une maison pour petits vieux.
Regardons la réalité en face : qu'avons-nous à espérer, de toute façon?
Une montée en D1 à l'horizon 2017, tout ça pour jouer le maintien, gagner trois matches dans la saison et redescendre dans la foulée, à la sedanaise? Quelle perspective exaltante.
L'âge d'or du foot à Brest, à la fin des années 80, est mort et enterré. Il ne ressuscitera pas, pas plus que je ne revivrai mes années de lycée (Dieu merci).
Faisons-en notre deuil une bonne fois pour toute.
Après tout, si je veux me faire plaisir, je n'ai qu'à repenser à Roberto et à la fois où on avait battu Marseille (le plus beau jour de ma vie, inutile de chercher ailleurs, déjà évoqué en long et en large dans ce blog).
Aujourd'hui, je me contente de regarder la Ligue des Champions, bien conscient que Brest n'y participera jamais, ce qui m'amène à la conclusion suivante: laissons ces péquenots de Guigampois faire mumuse en D2, et retirons-nous du football professionnel avec un minimum de dignité.
Cela nous évitera bien des soirées de cauchemar.
PS: le sens du devoir m'impose de pronostiquer les matches suivants, dont je n'ai que faire:
Toulouse-Marseille 1-1, Lyon-Sochaux 1-0, Nice-Lille 1-0, Rennes-Sedan 2-0, Le Mans-Monaco 1-1, Troyes-Lorient 2-1, Nantes-Auxerre 0-2, Lens-Nancy 2-0, Bordeaux-Valenciennes 1-0, Paris-St Etienne 2-1.
Las Vegas Parano
O-oh, les infos filtrent petit à petit depuis le début de la semaine, les faits se confirment un à un, et la vérité est sur le point d’exploser, on dirait donc bien que cet « NBA All-Star Weekend » de Las Vegas n’avait vraiment rien à voir avec, disons, un congrès de pharmaciens à La Rochelle.Il faut avouer que tout était en place : des dizaines de joueurs NBA se trimballant de soirée en soirée avec leur « entourage », des célébrités à la pelle, des charters entiers d’apprentis rappeurs se déversant dans Sin City, la fine fleur de la prostitution américaine et zéro renfort de police.
Personne ne pouvait croire que tout se déroulerait dans le calme.
Quelques liens instructifs (en anglais, mais je suis sûr que vous maîtrisez) sur le « Woodstock du Hip-hop » :
- d’abord le traditionnel compte-rendu post-ASG de Bill Simmons d’espn.com, où, entre ses déboires au blackjack, ses rencontres avec David Stern, les effets secondaires du cocktail vodka/Red Bull et ses réflexions sur la nouvelle coupe de cheveux de Britney Spears, all-access Bill évoque, outre la sensation d’avoir passé trois jours dans un nuage d’herbe, diverses bagarres, des corps gisants recouverts d’un drap blanc et des fermetures d’avenues. La phrase la plus révélatrice de son article restant celle à propos du sentiment de peur régnant sur Las Vegas et du danger à se promener sur le célèbre Strip : « Walk around at your own risk. » On a compris. Pourtant, Simmons reste un petit malin qui est là pour faire sourire ses lecteurs en leur racontant ses petites aventures, ce qu’à l’évidence ne cherchent pas à faire d’autres, comme :
- Jason Whitlock dans un article hallucinant sur aol.com, où le All-Star Weekend est comparé à une immense réunion de gangsters, et une balade sur le Strip à une promenade dans la cour d’une prison de haute sécurité. Profitant de sa condition de noir, Whitlock se permet de dénoncer la culture des gangstas, des posses et des entourages dans des termes qui, il l’avoue lui-même, feraient virer n’importe quel journaliste blanc sous prétexte de racisme. Concluant un des meilleurs papiers que j’aie lu depuis longtemps, Whitlock prédit pour la prochaine édition du ASG en 2008 à la Nouvelle-Orléans rien de moins qu’un Katrina-bis, sauf à instaurer un couvre-feu sous occupation militaire. A peine excessif, au vu d’incidents comme :
- celui impliquant le joueur de foot américain Pacman Jones (je vous jure qu’ils le surnomment vraiment comme ça). Jones, déjà connu pour de multiples frasques sur et en dehors du terrain, est au centre d’évènements impliquant un club de strip-tease, des amis rappeurs, 81 000 dollars en petites coupures (propriété de Pacman, qui ne sort jamais sans un peu d’argent de poche) jetés sur la scène, des menaces de mort, une bagarre à coups de bouteilles de champagne entre filles, un pistolet semi-automatique, une éjection manu militari du club et pour finir des coups de feu tirés devant l’entrée qui ont blessé 3 personnes, dont un videur qui restera paralysé. Viva Las Vegas.
Mon seul regret étant bien entendu que le clip YouTube censé résumer cette soirée entre amis soit une arnaque pure et simple. Du coup, pas de lien, hélas.
PS : je lance dès aujourd’hui une souscription nationale, dans le but de récolter les fonds nécessaires à mon voyage vers le prochain ASG (un bonus pour les strip-teaseuses serait le bienvenu). Quoi, vous ne voulez pas que j’aille voir là-bas en personne pour que je puisse vous raconter ce qui s’y passe vraiment ? Je suis sûr que si. Merci pour votre contribution. Cartes bleues acceptées.
22 février 2007
Dura lex, sed lex
En football, les règles sont les mêmes pour tout le monde, de la plus subtile et intelligente (le hors-jeu) à la plus bête et méchante (2 jaunes = 1 rouge).
Pour avoir négligé cette loi fondamentale, les Lillois n’ont plus que leurs yeux pour pleurer au lendemain d’un défaite cruelle, certes, mais parfaitement réglementaire.
Et ce ne sont pas leurs pleurnicheries d’après-match ni leur pathétique « réclamation » qui y changeront quelque chose.
La règle dit : « Dès que l’arbitre donne le « signal d’exécution », le coup-franc peut être tiré. »
83ème minute, faute sur Saha aux 20 mètres, Tony Sylva place son mur, M. Braahmaar fait un (tout) petit geste du bras, les Lillois regardent ailleurs, Giggs enroule magnifiquement sa frappe du gauche, et Manchester gagne 1-0.
Tout cela dans le respect des règles que Lille avait visiblement oublié de réviser.
Ce n’est pas de ma faute si certaines sont toutes pourries.
Au rayon satisfactions de la soirée, mis à part la possibilité de revoir des grands joueurs dans des matches-couperets, comment ne pas remercier la LDC pour le grand retour du chauvinisme à la télé ?
Contraints toute l’année à une neutralité lénifiante durant les matches de D1, nos amis les commentateurs retrouvent grâce à cette compétition leur âme de défenseurs de la Patrie, et peuvent enfin se lâcher, hurler leur joie, cracher leur haine.
Et on peut de nouveau rire de bon cœur grâce au football.
Hier soir l’hilarant Denis Balbir nous a donc sorti le grand jeu, vociférant des « C’est scandaleux ! » à qui mieux-mieux, multipliant les sarcasmes : « Et là, y a pas carton ? » et se retenant in extremis de traiter l’arbitre de salaud comme d’ailleurs tous ces p… de Hollandais de m…
Un grand numéro comique.
Le pauvre, on lui pardonne, habitué qu’il est aux Nancy-Sochaux et forcé en plus d’animer les soirées poker de Canal avec Patrick Bruel.
Il faut bien qu’il laisse exploser sa rage de temps en temps.
Ce soir, ne ratez donc sous aucun prétexte Roma-Lyon commenté par l’insurpassable duo Gilardi/Larqué.
Prions pour qu’un penalty litigieux soit accordé à Totti dans les arrêts de jeu...
20 février 2007
L'Agent Zero s'amuse
Rectificatif: le meilleur moment du All-Star Week-end 2007 n'était finalement pas la démonstration de break-dance de Shaq.
Gilbert Arenas dunkant avec l'aide d'un trampoline pendant un temps-mort, voilà ce qui entrera dans l'Histoire de la NBA.
Parmi les 10 meilleurs joueurs de la ligue, qui d'autre aurait pris le risque de se détruire le genou rien que pour faire le malin devant les fans?
Merci encore à l'Agent Zero de mettre sa carrière en danger pour notre plaisir.
Et tant pis si le coeur des dirigeants de Washington s'est arrêté de battre pendant une longue seconde dimanche soir.
19 février 2007
Shaq Dance
Que restera-t-il de ce premier All-Star Game organisé à Las Vegas ?
Je veux dire, à part un nouveau record mondial pour le nombre d’enfants illégitimes conçus en un seul week-end ?
Réponse : Shaquille O’Neal (34 ans, 2,13m, quelque part entre 140 et 150kg) faisant le clown à l’entraînement et défiant les lois de la physique avec une tentative de backspin.
Ridicule, vous dites ?
Shaq s’en fout.
Réjouissances du week-end
Marseille-Nantes (0-0) : ou le score parfait. D’ordinaire Marseille doit absolument perdre, mais la perspective d’une descente de Nantes en fin de saison me fait perdre tous mes repères. Au point qu’avant le match je ne savais pas quelle défaite serait la plus satisfaisante. Et même si le crétin chauve n’a pas pris de but, je ne me plaindrai donc pas de ce 0-0 minable qui éloigne à la fois Marseille de la LDC et Nantes du maintien.
Nancy-PSG (0-3) : ou comment, après un but hors-jeu le week-end passé, la « renaissance » de Paris se poursuit grâce à un penalty inexistant transformé en trois temps. Bien vu les dirigeants, il était plus qu’urgent de virer ce Guy Lacombe incapable d’influencer les arbitres.
Valenciennes-Nice (0-1) : ou comment Frédéric Antonetti va sauver Nice de la relégation. Et puis, vous n’en trouverez pas tous les jours, des types capables de faire péter les plombs à Kombouaré sur son banc de touche et de porter aussi bien la cagoule.
Sedan-Auxerre (2-2) : ou pourquoi le spectacle d’une équipe luttant pour sa survie et se faisant rejoindre dans les arrêts de jeu est toujours aussi cruel. Ou bien trop marrant ?
Lille-Lyon (1-2) : ou pourquoi il est temps que je trouve quelque chose à faire de ma vie. Ça m’aurait évité de tomber dans le panneau du « choc de la 25ème journée » entre les représentants français en LDC. Et de passer une heure et demie devant une purge pareille. Heureusement que pour me récompenser de ma patience (ou de mon apathie, au choix), j’ai pu assister au retour de la « victoire lyonnaise venue de nulle part » dans les dernières minutes, avec en point d’orgue le but de Squillacci de l’arrière de l’épaule qui lobe le gardien d’un centimètre. Un joueur comme ça, qui ne marque que des buts de raccroc, ça mériterait bien un DVD, non ? Un clip YouTube, au minimum.
16 février 2007
Camarade Platini
Il y avait bien, dans le programme du nouveau président, cette idée stupide et largement médiatisée d’ouvrir la Ligue des Champions aux « petits pays ». En clair, de faire de l’évènement footballistique numéro 1 dans le monde une compétition avec moins d’Anglais, d’Espagnols et d’Italiens, mais avec plus de Bulgares, de Slovaques et de Roumains.
Une idée à faire fuir l’amateur de base, déjà assommé tous les week-ends de l’année par des Lorient-Valenciennes et des Nancy-Sochaux, et qui n’aurait plus en guise d’ « affiches » européennes que des Wisla Cracovie-Levski Sofia et des Steaua Bucarest-Slavia Prague.
Autant se mettre au rugby, devenir supporter du Stade Français, et acheter une écharpe rose pour aller au stade.
Fort heureusement, les grands clubs font de la résistance et Platini est loin d’avoir gagné cette partie. Une telle réforme de la LDC n’est pas pour demain, et je ne suis pas vraiment inquiet.
Pourtant, j’étais toujours dérangé par Platini président. Sans en connaître la raison profonde.
Ce n’était tout de même pas à cause des réactions tellement prévisibles qui ont fait suite à son élection:
- le concert d’éloges bien franchouillard ? Bah, quelques cocoricos de plus ou de moins…
- la presse et la télé qui remettent une couche de cirage ? Franchement, est-ce qu’elles savent faire autre chose ?
- les ricanements simiesques d’un Olivier Rouyer qui a hâte de profiter encore une fois des largesses de son vieux pote « Platoche » ? Pas plus pénibles à entendre que ceux provoqués par les « blagues » navrantes de « Paga » (je propose l’instauration d’une loi qui punisse de mort les consultants qui s’appellent par leurs diminutifs à l’antenne. Une loi rétroactive).
Non.
C’était la faute de Marie-George.
La fiancée embaumée de Staline, la miss Gauloises® du « combat anti-libéral », la tchékiste du politiquement correct, j’ai nommé Madame Buffet, la candidate du Parti Communiste Français (oups, pendant la campagne il faut dire « Gauche Populaire Antilibérale » !) à l’élection présidentielle, soutient Platini.
Elle l’a dit dans un discours devant le Comité Olympique Français, une instance où elle a ses entrées depuis son séjour au Ministère de la Jeunesse et des Sports (une institution à peine moins risible que le « Secrétariat d’Etat au Développement Durable »), séjour au cours duquel elle échoua malgré tous ses efforts à faire renaître de ses cendres le Komsomol.
Marie-George s’est donc réjoui publiquement de l’élection d’un homme qui promet de « lutter contre les puissances de l’argent » (sic) qui veulent « mettre la main » (re-sic) sur le sport en général et le football en particulier.
Vous comprenez à présent mon malaise.
La victoire de Platini aurait donc un arrière-goût de 1917 ?
J’ai dû manquer un épisode.
25ème journée
Lille-Lyon 0-2, Nancy-PSG 1-1, Sedan-Auxerre 1-3, Marseille-Nantes 3-0, Sochaux-Le Mans 1-0, Lorient-Toulouse 0-0, Troyes-Bordeaux 1-0, Valenciennes-Nice 2-1, St Etienne-Rennes 2-0, Monaco-Lens 1-1
Dernière journée : 6/10 Saison : 113/240
12 février 2007
Rions un peu avec le FC Nantes
« Demandez, et vous serez exaucés. »
Les dieux du football ne sont pas si éloignés que cela de celui de l’Evangile. Si seulement je n’étais pas aussi sceptique.
Car il a suffit que vendredi je demande gentiment à Valenciennes de faire l’effort (tout petit) de gagner à Nantes ce week-end pour que cela arrive, tout naturellement. Et même si je n’avais pas précisé que je souhaitais en prime une humiliation nationale et que Barthez encaisse 5 buts, merci quand même.
Par la même occasion, Savidan vient de s’assurer la signature d’un futur contrat avec Marseille, ainsi que la création d’une ligne de shorts vintage à son nom chez Le Coq Sportif®. Tant pis si son « quadruplé » de samedi n’est en fait qu’un triplé. En aucun cas cela ne viendra gâcher le plaisir des rediffusions.
PS : un mot sur les défaites de Lorient, puis de Marseille. J’ai vraiment passé mon week-end à me réjouir du malheur des autres.
09 février 2007
La D1 en un clin d'oeil
Non, je plaisante.
C’était juste pour voir si vous suiviez.
Cependant, pour y voir plus clair, rien de tel qu’un nouveau Power Rankings…
1(-). Lyon (51 points) : vous vous êtes moqués de mon article sur le mauvais karma lyonnais ? Depuis que vous avez vu le but qu’ils ont encaissé sur ce corner de dernière seconde à Troyes, j’imagine que vous riez moins.
2(-). Lens (40 pts) : le come-back à 3-3 contre St Etienne est le tournant dont cette équipe avait besoin pour faire décoller sa saison. Enfin, jusqu’à sa prochaine défaite…
3(+2). Lille (39 pts) : les joueurs de Manchester se sont préparés au choc de LDC en regardant la cassette de Lille-Nantes cette semaine. Ils ont bien dormi.
4(+2). Marseille (37 pts) : Kachkar a vu plus de matches en quinze jours que Dreyfus en dix ans, Cissé a enfin cassé autre chose que ses propres os, ils ont tiré Vannes en Coupe et personne ne parle de virer l’entraîneur. Rien de tout cela ne m’enchante.
5(+6). Lorient (34 pts) : meilleure équipe des matches retour ???? Encore une ou deux victoires et, comme avec Marseille, je pourrais vraiment m’énerver.
6(-3). Sochaux (36 pts) : une bonne équipe, un bon entraîneur, une valeur sûre de ce championnat. Oui, je sais, la Ligue 1 Orange® craint.
7(-). Nancy (33 pts) : une bonne équipe, un bon entraîneur, une valeur sûre de ce championnat. Oui, je sais, la Ligue 1 Orange® craint. De plus en plus.
8(-4). St Etienne (35 pts) : « On a été nuls », dixit Hasek, le coach. Voulait-il parler de la 2ème mi-temps à Lens ou du match contre Sedan ? Des deux, sans aucun doute. Et dire que tout ça c’est de la faute d’Aulas et de Piquionne, les salauds !
9(-). Rennes (32 pts) : à l’inverse des dernières saisons, les voilà avec une défense de fer et une attaque stérile. Zzzzzzzz….
10(-2). Bordeaux (33 pts) : défaite face à Rennes, victoire à Lyon, défaite à Nice. Comment épelez-vous « inconstance », Monsieur Ricardo ?
11(-1). Le Mans (31 pts) : ils ont battu Marseille, que demander de plus ?
12(-). Toulouse (32 pts) : ils ne jouent plus en rose, que demander de plus ? Ah, si : évitez le violet, merci.
13(+2). Monaco (29 pts) : ce fut long et difficile, mais on les prend enfin au sérieux. Et voilà une équipe avec du potentiel ! Qui sera complètement gâché dès le prochain mercato…
14(-1). Auxerre (29 pts) : comment ça va en Bourgogne ? J’espère que vous avez pris goût à l’anonymat, parce que ça risque de durer. Et les affluences misérables aussi.
15(+3). Troyes (24 pts) : en parlant de Bourgogne, d’anonymat et de stades vides… Quoique cela n’empêche en rien de rêver au maintien.
16(-2). Valenciennes (25 pts) : vous avez gagné à Paris, vous pouvez gagner à Nantes, non ? Si je vous le demande gentiment… En plus ça pourrait vous aider à vous maintenir, vous savez…
17(+2). Nice (20 pts) : Antonetti ne viendra donc pas à Brest, j’en serais presque inconsolable. Mais Nice n’a plus de soucis à se faire, désormais.
18(+2). Sedan (18 pts) : après la victoire à St Etienne, l’espoir renaît. C’est ce qui pouvait leur arriver de pire. L’ « espoir ». Le football est si cruel.
19(-3). Paris (22 pts) : c’est bien de ne pas perdre à Marseille, mais cela ne compense pas zéro victoire en 12 journées. Jusqu’à nouvel ordre, ils vont droit en D2, où les attend le « vrai » derby. Contre Créteil.
20(-3). Nantes (21 pts) : je ne voudrais pas m’enflammer, mais tous les voyants sont au vert : attaque anémique, Barthez déjà blessé, aucun fonds de jeu… Maintenez le cap, les gars !
24ème journée :
Auxerre-St Etienne 1-0, Le Mans-Sedan 2-0, Lyon-Lorient 1-0, Nantes-Valenciennes 0-0, Nice-Troyes 2-1, Rennes-Nancy 1-1, Toulouse-Lille 2-1, Lens-Sochaux 2-0, Paris-Monaco 1-2, Bordeaux-Marseille 0-2.
Dernière journée : 2/10 Saison : 107/230
PS : pour les frustrés de la vidéo de Prince, désolé mais je me doutais bien que le ménage serait fait en vitesse. Allez vite sur YouTube, tapez « Prince super bowl » et vous aurez peut-être plus de chance.
06 février 2007
The Prince Bowl
Pas de surprise, donc, pas même de déception particulière à voir Peyton Manning gagner un titre et perdre le costume de loser qui allait si bien avec sa sale dégaine. Maintenant, si ça pouvait l'inciter à prendre une retraite anticipée... Ne rêvons pas.
Vous avez regardé le match, ou pas du tout?
Vous êtes un amateur désireux d'en savoir plus, ou vous vous en fichez totalement?
Vous êtes un grand spécialiste, doublé d'un fan des Colts?
Peu importe ce que vous êtes, voici ce que j'ai pensé du match, après visionnage de la cassette (souvent en accéléré en deuxième mi-temps) :
- un match minable : pour la deuxième année consécutive, le SuperBowl accouche d'une partie plutôt poussive. Malgré tout le match fut largement plus regardable que le SB XL, il est vrai assez largement reconnu comme le plus mauvais de l'histoire, et totalement faussé par les erreurs d'arbitrage. On aura au moins évité ça dimanche.
- Manning : tout juste décent, MVP par défaut.
- Grossman : Chicago doit trouver un autre quarterback. D'urgence.
- Harrison : le "meilleur receveur de la Ligue" a été invisible, comme toujours en play-offs...
- Hester : 14 secondes de jeu, et déjà le meilleur du Superbowl était derrière nous... Sérieusement, ce type est phénoménal: plus personne ne va jamais kicker dans sa direction, non?
- Turnovers : beaucoup trop à mon goût (4 dans le 1er quart-temps!) Et que dire de la séquence horrible extra-point manqué par les Colts, fumble des Bears sur le retour de kickoff et fumble des Colts sur la possession suivante! Le genre de série qui n'arriverait jamais dans Madden...
- la défense des Bears : énorme erreur de couverture sur le TD de Reggie Wayne, bouffée par Rhodes et Addai, des placages manqués en pagaille, pas de pression sur Manning... Quand on est loué partout comme la meilleure défense de la NFL, dommage de se rater comme ça pour la match de l'année.
Ils auraient dû arrêter le match après ça.
04 février 2007
Back in the USA
France, je tiens à dire que Tony P. est un excellent joueur de basket. Maintenant, de là à être All-Star pour la seconde année consécutive… Je peux vous citer en un rien de temps une dizaine de types à l’ouest qui méritaient autant, et souvent plus, la sélection ! Carmelo Anthony, Josh Howard, Ray Allen, Zach Randolph, Kevin Martin, Baron Davis, Elton Brand, Deron Williams, Mehmet Okur, même les blessés Lamar Odom, Rashard Lewis et Chris Paul.Clairement, la NBA veut continuer à soigner son image à l’international, et avec les blessures de Yao et de Gasol et les saisons moyennes de Ginobili et Kirilenko, le choix de Tony P. s’imposait, quitte à laisser le meilleur marqueur de la Ligue (Anthony) à la maison ! Un choix stratégique, donc, avec en prime la possibilité pour la télé de passer pendant le match 534 plans d’Eva Longoria en train d’applaudir dans les tribunes…
- Depuis que j’ai vanté dans ses colonnes la formidable série de victoires des Suns de Phoenix, ceux-ci ont perdu 2 de leurs 3 derniers matches… Désolé, les gars.
- Superbowl XLI pick : Dernière mention du football américain dans ce blog avant six bons mois de silence (les Américains se privent volontairement de leur sport favori 7 mois par an : qui a parlé d'une société de sur-consommation ?)
Après avoir prédit en début de saison une affiche Carolina-Cincinnati (raté, et pas qu’un peu), puis échoué en fin d’année à battre tous les experts d’espn.com dans le concours de pronostics (j’ai dû me contenter d’une 2ème place, trois matches derrière le gros Mike Golic), voici l’heure de vérité : qui va gagner le premier Blackbowl ?
En deux mots, je souhaite la défaite de Manning et des Colts, mais cela ne va pas arriver :
Indianapolis 27, Chicago 10.
02 février 2007
Un problème de karma?
Naturellement, les spéculations vont bon train, on parle de fatigue, d’usure psychologique, de la blessure de Wiltord, du manque de réussite ou de la méforme de certains joueurs-clés.
Et si le mal était plus grave ?
Et si Lyon n’était tout simplement pas en train de payer sa réussite plus qu’insolente et ses victoires à l’arraché des matches aller ?
Et si Lyon devait attendre la fin mars pour renouer avec la victoire en championnat ?
Le problème avec les retournements de fortune, c’est qu’on ne sait jamais à quel moment la situation revient à l’équilibre.
Tout dépend de ce qui a provoqué l’inversion de karma.
Trois hypothèses :
- le syndrome Olivier Besancenot (anciennement connu sous le nom de « Malédiction d’Arlette ») : l’infâme capitaliste Aulas décide d’introduire son club en Bourse (pouah !) et de le livrer aux Puissances de l’Argent ? Par Saint Trotsky, ils joueront leurs prochains matches au Goulag !
- la fièvre verte : l’ignoble soudoyeur de stars Aulas tente d’attirer Piquionne dans ses filets et sème ainsi la zizanie à St Etienne ? Que l’Esprit de 76 s’empare de ses joueurs : pour eux les poteaux seront éternellement carrés !
- les effets secondaires du chambrage : il fallait que ça arrive. Houiller s’est vraiment trop moqué du monde après chaque victoire (« une très bonne équipe de Valenciennes », « une formidable équipe de Sedan »), pour que cela n’ait pas de conséquences à long terme.
Ajoutez à cela l’inutile échange Carew/Baros (selon le principe un attaquant lessivé et incapable de faire la différence contre un buteur has-been en plein doute et qui n’a pas marqué depuis six mois) et vous comprendrez que la France du football, avec moi, s’inquiète : Lyon ne sera peut-être champion qu’avec 10 points d’avance.
Dans le même registre, quoi de plus drôle que ces transferts désespérés le jour de la date limite du mercato d’hiver ?
Chaque année les clubs rivalisent de stupidité tout en espérant « sauver » leur saison grâce à un ou plusieurs joueurs qui, c’est bien évident, n’auraient jamais été libérés par leurs clubs d’origine s’ils avaient pu « sauver » qui que ce soit !
Quoiqu’il en soit, l’oscar 2007 du mercato le plus pourri est attribué à l’unanimité à Rennes, qui vient d’échanger Monterrubio (plus 3 millions d’euros !!!), une de ses rares valeurs sûres, contre l’ex-futur-grand-espoir-du-football-français Olivier Thomert, typiquement le genre de joueur qui a 99.9% de chances d’atterrir à Manchester City ou à Bolton d’ici le mois de juin.
Impayables dirigeants rennais qui ont sans doute lu quelque part que le trio magique Moreira/Utaka/Thomert avait mené Lens au sommet de l’Europe…
23ème journée
Lille-Nantes 2-0, Valenciennes-Lens 1-1, St Etienne-Sedan 2-0, Sochaux-Rennes 1-0, Nice-Bordeaux 2-1, Nancy-Toulouse 0-0, Lorient-Le Mans 1-1, Monaco-Auxerre 1-0, Troyes-Lyon 0-1, Marseille-PSG 3-1.
20ème : 2/10 21ème : 3/10 22ème : 4/10 Saison : 105/220
29 janvier 2007
Pas de commentaires
Ça sent le sapin, c’est moi qui vous le dis.
Les Lyonnais incapables de gagner depuis qu’ils jouent sans leur réussite insolente des matches aller, Marseille qui se remet enfin à perdre (au Mans) après avoir gagné dans un stade vide (non, pas à Louis II), Nantes enfoncé par Lorient et Barthez humilié deux fois en trois jours, des rumeurs de limogeage qui planent sur mon entraîneur favori (Antonetti), le PSG qui marquera à nouveau le jour où Pauleta aura compris qu’il n’est plus à la Coupe du Monde, Lille qui va encore « surprendre » tout le monde en finissant 2ème du championnat, Lens qui marque 3 buts dans les vingt dernières minutes pour ne pas perdre le match, St Etienne qui les encaisse parce que personne ne sait faire une tête dans l’équipe, un joueur de Sedan dont le réflexe étonnant sur la ligne évite à… Monaco d’encaisser le but égalisateur, Margotton s’extasiant sur le « respect qui existe entre ces deux clubs » quand les images montrent Bats et Ricardo en train de s’engueuler copieusement à la fin de Lyon-Bordeaux, Platini élu à la présidence de l’UEFA avec un programme digne d’Arlette Laguiller (« le football aux footballeurs… »), le Stade Brestois qui gagne pour la première fois en trois mois, provoquant des scènes de liesse dans toute la ville ?
Non, vraiment, je n’ai pas le moindre avis sur ces sujets. Le football me laisse froid, ces jours-ci.
PS : j’aurais pu vous parler de la défaite des Patriots de Tom Brady face aux Colts de Peyton Manning dans cet AFC Championship Game qui fut aussi l’un des plus grands matches de toute l’histoire de la NFL, mais ça me fait tellement mal aux dents que j’ai décidé de me taire et de ne pas rester éveillé jusqu’à 4h du matin pour regarder le Superbowl dimanche prochain. J’aurais pu aussi vous parler des Suns de Phoenix qui viennent d’enchaîner 17 victoires d’affilée et qui restent sur un bilan mirifique de 33/2 depuis le 20 novembre, mais seriez-vous capable d’apprécier à sa juste valeur l’histoire en train de se faire ?
20 janvier 2007
Je ferai mieux la prochaine fois
Accusez ma paresse ou mes déficiences intellectuelles, mais il va falloir vous contenter de ces bribes :
- au moment où j’ai découvert le visage d’escroc levantin du futur repreneur de Marseille, l’énigmatique Jack Kachkar, j’ai tout de suite pensé : Charly Chaker est de retour ! Seuls les plus Brestois d’entre vous s’en souviennent, mais l’inénarrable Charly, avec ses mystérieux dollars, avait mené toute la ville en bateau il y a 15 ans, avant de la couler en pleine mer. Est-ce que cela veut dire que je souhaite à Marseille de connaître le même sort ? Absolument. Kachkar semble avoir toutes les qualités pour les conduire au désastre, et puis, accessoirement, il ne faut jamais faire confiance à quelqu’un qui se prénomme Jack.
- « PLG peut-il sauver le PSG ? », lit-on un peu partout. Ma recommandation initiale (la dissolution pure et simple du club) n’ayant pas été suivie, j’affirme donc que oui, Le Guen peut sauver le PSG de la relégation, mais pas de la nullité perpétuelle. Rendre au PSG le statut hypothétique de « grand club » qu’il n’a jamais détenu n’est qu’un fantasme médiatique. Une 14ème place en fin de championnat semble toutefois accessible.
- depuis que les dirigeants de St Etienne ont refusé de vendre Piquionne à Lyon pour des questions d’ « honneur », de « rivalité régionale » ou de connerie humaine, leur meilleur joueur boude dans les tribunes, l’ambiance du vestiaire est plombée (tiens, j’ai déjà lu ça quelque part…) et leur équipe vient de perdre 4 fois d’affilée. Il n’est pas trop tard, bande d’abrutis ! Prenez le pognon qu’on vous offre, faites de Piquionne un homme riche et heureux et essayez de gagner un match ou deux avant la fin de saison ! En vous entêtant, qu’espérez-vous donc ? Concurrencer Lyon pour le titre ? Faire plaisir à vos supporters abrutis qui pensent que le Temps s’est arrêté en 76 ? Vous ne réussirez qu’à ruiner votre saison et à diviser par 2 le prix de vente de Piquionne au mois de juin. Ah, la « Légende des Verts »…
- Lyon-Bordeaux, voici donc l’affiche de la finale de la Coupe de la Ligue. Elle aura lieu le 31 mars, soit trois jours avant les quarts de finale de la LDC. Houllier et ses joueurs feront donc face à un terrible dilemme, tandis que les Bordelais, eux, avaient tout prévu dès le mois de septembre en faisant le nécessaire pour se faire éliminer au plus vite de cette envahissante compétition européenne. Ça fait du bien de voir que, dans le football français, Lyon n’a pas le monopole de l’intelligence et de la gestion à long terme de ses intérêts.
13 janvier 2007
On n'en pouvait plus
Mais plutôt que de trépigner d’impatience à l’idée du Le Mans-Troyes de ce soir (le MUC 72 est prêt à vous offrir votre poids en rillettes si vous vous engagez sur l’honneur à vous rendre au stade Léon-Bollée), voici de quoi vous remettre les idées en place avec de bons vieux Power Rankings.
NB : saurez-vous déceler la particularité de ce classement ? Car il y en a une.
1(-).Lyon (50 points) : il est temps de parier sur leur nombre de points d’avance à la fin du championnat. Plus ou moins de 20 ?
2(+2).Lens (35 pts) : il est aussi temps de parier sur le nom du dauphin des Lyonnais. Et ce ne sera pas Lens.
3(+4).Sochaux (33 pts) : en position pour jouer la LDC l’année prochaine. Je le précise pour que chacun d’entre vous ait le temps de s’y préparer psychologiquement.
4(+2). St Etienne (31 pts) : et si Piquionne, quelque peu contrarié de ne pas avoir eu le droit de partir à Lyon, décidait tout à coup de ne plus se fatiguer sur le terrain et de saboter l’ambiance du vestiaire ? Mais j’ai cru comprendre que ce n’était absolument pas son genre…
5(-2). Lille (31 pts) : petit jeu : après la victoire à Lens dans le derby ce week-end, amusez-vous à compter les « il faut saluer le formidable travail de Claude Puel » dans la bouche des journalistes.
6(-1). Marseille (30 pts) : un prince de Dubaï sur les rangs pour racheter ce fleuron du football mondial ? Comme quoi, on peut toujours se moquer, mais Ribéry a eu le nez creux en se convertissant à l’Islam.
7(-5). Nancy (29 pts) : puissent-ils laisser passer tranquillement les matches retour en attendant la remontée de Metz pour des derbys lorrains de légende en 07/08.
8(-). Bordeaux (29 pts) : les Girondins espèrent toujours une seconde qualification consécutive pour la LDC. Une compétition géniale, cette LDC : en finissant 3ème sur 4 dans sa poule, on se qualifie en coupe UEFA ! Trop cool !
9(+2). Rennes (25 pts) : résumé des épisodes précédents : élimination de la Coupe de la Ligue par Reims à domicile (la honte) ; élimination de la Coupe de France par Romorantin à domicile (la méga-honte). Que la liste des équipes qui n’ont plus rien à espérer commence avec Rennes est on ne peut plus approprié.
10(+2). Le Mans (24 pts) : en début de saison je les voyais en finale de la Coupe de la Ligue, voire en digne successeur de Nancy. Problème, il va falloir gagner à Lyon avant d’aller au SDF. Bah, après tout, c’est pas comme s’ils avaient d’autres matches importants à jouer cette année.
11(+2). Lorient (24 pts) : tous les ans, l’organisation caritative Fédération Française de Football demande à une équipe de D1 d’aller jouer (et perdre) à Calais pour apporter un peu de bonheur aux gens de cette région déshéritée. Bravo aux « Merlus » pour s’être généreusement acquitté de cette tâche le week-end dernier.
12(-3). Toulouse (24 pts) : si je pouvais être certain que Toulouse ne grimperait plus au-delà de cette 12ème place jusqu’à la fin de la saison, ça me rassurerait vraiment sur l’état de la tradition dans ce championnat.
13(+1). Auxerre (23 pts) : ou quand une ancienne valeur sûre n’est désormais qu’une équipe minable de plus. Espérons qu’ils ont bien profité de leurs belles années, dans l’Yonne. Elles sont définitivement derrière eux.
14(+2). Valenciennes (21 pts) : pourquoi les présidents ne votent-ils pas pour le passage à une D1 à 18 clubs ? Demandez au président de Valenciennes.
15(+5). Monaco (20 pts) : après une série inimaginable de matches sans défaites (au moins deux ou trois), on respire sur le Rocher. Le joujou du Prince va encore durer un an de plus.
16(-6). PSG (19 pts) : est-ce qu’ils peuvent descendre plus bas ? Sans aucun doute. Si c’était le cas, Lacombe aurait une excuse toute trouvée : « On en peut plus de jouer à 15h, mes joueurs ne sont pas réveillés, c’est une cabale ! »
17(+1). Nantes (17 pts) : deux questions : 1. Barthez peut-il les sauver ? 2. Domenech poussera-t-il Coupet au suicide en rappelant le crétin chauve en équipe de France ?
18(-1). Troyes (17 pts) : alors comme ça, me voilà supporter de Troyes pour les quatre mois à venir dans l’espoir qu’ils précipitent Nantes en D2 ? S’il le faut…
19(-4). Nice (16 pts) : il faut sauver le soldat Antonetti. Mais si jamais ça tournait mal dans le Sud, Brest aurait bien besoin d’un entraîneur. On a le droit de rêver.
20(-1). Sedan (13 pts) : le président Urano est un gros lourd qui ne sait pas perdre avec dignité. C’est pourtant ce que son équipe sait faire le mieux.
20ème journée :
PSG-Valenciennes 1-0, Lens-Lille 1-2, Sedan-Nancy 0-1, Le Mans-Troyes 2-0, Toulouse-Lyon 0-2, Auxerre-Sochaux 1-1, Nantes-Nice 1-1, St Etienne-Monaco 1-1, Rennes-Marseille 0-1, Bordeaux-Lorient 1-0.
19ème journée : 3/10 Saison 95/189
09 janvier 2007
2007, des voeux
Il n’en est rien.
Je le prouve dès maintenant en souhaitant :
A l’Olympique Lyonnais : une élimination dès les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, pour qu’enfin on arrête de les ennuyer avec ces questions sur le « syndrome des quarts de finale ».
A Zinedine Zidane : une retraite tranquille. Et surtout un sommeil paisible, sans voix venues d’on ne sait où qui lui demandent de reprendre sa carrière. Pas de blagues, hein ?
A la Coupe du Monde de rugby : un succès populaire énorme, des foules en liesse dans toutes les villes du pays après les victoires du XV de France contre la Namibie et la Géorgie. Rien que d’y penser, j’en ai la chair de poule.
A Brahim Asloum : plein de gentils combats qui passent à la télé contre des SDF roumains ramassés dans la rue la veille et à qui on a promis un bol de soupe en échange de 2 rounds et demi. Personne n’a envie de voir sa jolie petite gueule abîmée par de vrais boxeurs qui tapent fort, non ?
Aux fédérations françaises de handball et de volleyball : beaucoup de courage pour continuer à « promouvoir » les sports de patronage.
A Paul Le Guen : une bonne santé et aussi une belle année sabbatique. Je ne suis pas inquiet pour lui, c’est sa troisième en sept ans.
A Djibril Cissé : un bon chirurgien.
A Franck Ribéry : idem. Et bonne chance pour le Permis de Conduire.
Aux organisateurs du Tour de France : de démasquer les vilains tricheurs qui déshonorent le cyclisme. (Indice : certains porteraient des cuissards)
Au Stade Brestois 29 : une descente bien méritée en National pour enfin pouvoir gagner un match de temps en temps. (Oui, je suis désespéré A CE POINT)
A Raymond Domenech : un peu plus de respect de la part des journalistes, ces salauds. Et de la part des joueurs de l’Equipe de France, ces minables. Faudrait quand même pas oublier qui c’est qui les a emmenés en finale le 9 juillet !
Au FC Nantes : bien du plaisir avec Barthez. Il ne va pas être facile à vivre, surtout en D2.
A Maud Fontenoy : une bonne année 2005. Attendez, j’ai pourtant bien saisi le concept de « Tour du Monde à l’envers », oui ou non ?
A Carole Montillet : une brillante reconversion chez Weight Watchers. Même si, au fond de moi, je voudrais qu’elle revienne sur les pistes. Le ski français a besoin de toi, Carole !
Au PSG : un entraîneur, des joueurs, des supporters, des victoires, un peu de respectabilité. Cette dernière semble définitivement hors de portée, mais je vous avais prévenu, ces vœux n’engagent à rien…
A la saison de Formule 1 : le train-train habituel. Je ne voudrais pas être dérangé pendant mes siestes dominicales.
A Thierry Henry : d’avoir envie de sourire quand il marque un but. C’est vrai que la vie n’est pas tendre avec toi, Thierry, elle qui t’oblige à courir en short après un ballon pour gagner de quoi survivre, mais tu peux y arriver. Fais un petit effort. Pour tes fans. Pour moi.
A Amélie Mauresmo : quinze jours de vacances au soleil fin mai-début
juin. Non, vraiment, il n’est pas nécessaire qu’elle remette ça à Roland-Garros.A Joachim Noah : une nouvelle dentition, un second titre consécutif de champion universitaire avec Florida, une sélection dans le top 5 de la draft, une belle et longue carrière NBA, et pour terminer une reconversion comme entraîneur. Ou comme consultant à la télé. Ou à jouer au golf. Ou à compter ses dollars. Mais pas comme chanteur. Par pitié. Ne finis pas comme papa.
A Marco Materazzi : tous mes vœux de bonheur.
Aux supporters des Bleurks et de Marseille, aux féministes, aux écolos, aux commentateurs sportifs, aux gauchistes, aux anti-américains, aux joueurs du Stade Brestois, aux terroristes, aux pacifistes, aux journalistes, aux amateurs de rugby, aux droits-de-l’hommistes, aux fans de Bénabar, Cali ou Raphaël: une grande année 2007. Continuez à me pourrir la vie.
30 décembre 2006
2006, un bilan
Qu’à cela ne tienne, grâce à la première édition des Oscars Apartirdelà, retrouvez en quelques minutes l’essentiel de 2006.
Soyez en sûrs, un jour vous vous direz : « Ah, quelle belle année on avait passé ! »
Football
Oscar de l’équipe la plus dopée de la Coupe du Monde : faute de tests efficaces et crédibles, j’ai dû procéder par élimination pour finalement produire une liste réduite de suspects : Italie, France, Trinidad.
Oscar de l’équipe de l’année : la Juventus de Turin.
Dépossédée de son titre de champion et rétrogradée en Série B pour tricherie avérée, notamment par l’intermédiaire des arbitres. Bien joué. En attendant les preuves des magouilles qui ont conduit aux victoires de la France en 98 et de Marseille en 93, j’irai jusqu'à accorder à la Juve l’Oscar de l’équipe la plus corrompue de ces 15 dernières années.
Oscar de l’équipe la plus pourrie de l’année, tellement pourrie que c’est à se demander s’ils ne le font pas exprès rien que pour m’embêter : le Stade Brestois.
Une stat, une seule, leur nombre de victoires en championnat au cours de l’année civile 2006 : 6. Pour 39 matches.
Oscar de l’équipe la plus prévisible : Lyon.
16 victoires en 19 matches cette saison, des buts dans les arrêts de jeu, Aulas qui se plaint, Juninho qui marque ses coup-francs, le Real battu à Gerland, etc. Rien que du réchauffé, et encore, ils n’ont pas encore été éliminés en quart de finales de la Ligue des Champions.
Oscar de l’homme le plus facile à détester depuis que Bernard Tapie est devenu acteur : Raymond Domenech.
Sans commentaires.
Oscar du joueur de l’année : Fabio Cannavaro.
Qui suis-je pour désavouer le choix de la FIFA et de France Football ?
Oscar du plus mauvais commentateur : Thierry Gilardi.
Oscar du commentateur obséquieux : Grégoire Margotton.
Oscar du commentateur idiot du village : Christian Jeanpierre.
Oscar du commentateur à côté de la plaque : Thierry David.
Oscar du commentateur hystérique : Denis Balbir.
Oscar du consultant gâteux qui bafouille « un toutipeu » : Aimé Jacquet
Oscar du consultant qui donne des envies de meurtre : Olivier Rouyer.
Oscar du consultant xénophobe : Guy Roux.
Oscar de l’émission débile présentée par un mongolien : Jour de Téléfoot.
Oscar de la chaîne payante qui ose rediffuser trois fois un Sochaux-Nancy : Canal+ Sport.
Autres sports
Oscar du skieur français qui gagne la seule course de sa carrière aux J.O : Antoine Deneriaz.
Après Alphand et Crétier, la tradition a été respectée à Turin. A propos, je parie que vous aviez oublié que des Jeux Olympiques s’étaient déroulés cette année. Mais puisque j’en suis là :
Oscar du sport débile mais qui rapporte plein de médailles : le biathlon.
Mari et femme, frère et sœur, tous originaires du même patelin du Jura et tous militaires, je vous présente les héros français de ces Olympiades ! A méditer pour tous ceux qui rêvent de monter un jour sur un podium olympique et de se faire interviewer par Nelson Monfort : inventer un sport stupide, faire participer ses proches, aller trouver le CIO, et très bientôt vous pourrez pleurer en bredouillant la Marseillaise…
Oscar du sport viril mais correct à l’orientation sexuelle douteuse : le rugby.
Qui veut son calendrier de mecs à poil ?
Oscar du futur scandale de dopage que la presse française tentera d’étouffer : Laure Manaudou.
Je n’ai rien contre notre Schwimmerin nationale, mais vous avez vu la gueule de son entraîneur ?
Oscar du soulagement misogyne : à l’élimination de l’équipe de France de football féminin de la « Coupe du Monde ».
Je ne tolère que le beach-volley.
Oscar du grand évènement sportif que personne n’a gagné en 2006 : le Tour de France.
2 options pour l’édition 2007 : légaliser le dopage, ou bien tout supprimer.
Oscar de l’arbitrage lamentable ailleurs que dans la Ligue 1 Orange® : SuperBowl XL et NBA Finals 06.
La nullité de l’arbitrage n’est pas seulement intersidérale, elle est aussi universelle. Les supporters de Seattle et de Dallas s’en sont rendus compte à leur dépens cette année.
Hors catégorie
Oscar de l’évènement de l’année : le Coup de Boule.
On se souviendra éternellement de 2006 à cause du geste de Zidane, et uniquement à cause de cela. Le plus grand traumatisme mondial depuis le 11 septembre.
Culture
Vous croyez peut-être que je passe ma vie sur Internet ? C’est faux : pas plus de deux heures par jour. Ça me laisse du temps pour faire autre chose.
Meilleurs livres lus en 2006 et que vous devriez commander ici : Un week-end dans le Michigan et Indépendance, de Richard Ford ; Les corrections, de Jonathan Franzen ; Identification des schémas, de William Gibson ; Un homme, un vrai, de Tom Wolfe ; Radix, de A.A. Attanasio ; La tête hors de l’eau, de Dan Fante ; Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee ; Déjà mort, de Denis Johnson ; Les légions immortelles, de Scott Westerfeld ; Et ce sont les violents qui l’emportent, de Flannery O’Connor ; Bruit de fond, de Don DeLillo ; Un beau jour pour mourir, de Jim Harrison ; Quatre saisons à Mohawk, de Richard Russo.
Compilation de l’année sur mon iPod (c’est pas vrai, j’ai une sous- marque) :
AC/DC, Rock n’roll damnation.
Derek end the Dominos, une bonne moitié de l’album “Layla”.
Dr Dre feat. Snoop Dogg, Nuthin’ but a G thang.
Adam Green, Gemstones.
Kiss, Strutter.
MC5, High school.
Randy Newman, Sail away, Political science et I love L.A.
Primal Scream, Jailbird.
Sonic Youth, The empty page.
Steely Dan, Black Cow.
The Brian Jonestown Massacre, All around you.
The Eighties Matchbox B-Line Disaster, Chicken.
The Sisters of Mercy, Vision thing.
The Strokes, Fear of sleep.
The Warlocks, It’s just like surgery.
Paul Westerberg, Got you down.
Wilco, A shot in the arm.
Warren Zevon, Werewolves of London.
Clip YouTube de l’année que vous avez tous vu mille fois mais qui fait toujours plaisir : Ici.
22 décembre 2006
Retour au football
Je n’ai pas encore décidé.
En attendant, retour aux affaires avec cette nouvelle édition de mes pronostics pour la D1.
Je ne sais pas si vous avez vibré cette semaine pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue (quelqu’un sait ce qu’à fait Rennes ?), mais j’espère au moins que vous allez bien profiter de cette dernière journée avant la trêve.
Et oui, car après ça, plus de Ligue 1 Orange® pendant 3 semaines… Allez-vous pouvoir tenir le coup ? Moi non plus. Heureusement que la Ligue nous gâte avec le Valenciennes-Sedan de samedi, une affiche à elle seule capable de nous faire patienter jusqu’en 2007…
Cette dernière information, plus ou moins liée au football, avant de choisir les futurs vainqueurs du week-end. On savait déjà que le Stade Brestois n’avait ni stade, ni joueurs, mais désormais il n’a plus ni entraîneur, ni président. La disparition définitive du public est prévue début janvier, et enfin celle du club proprement dit la quinzaine suivante. Pour Noël, faites-vous offrir une écharpe rouge et blanche, ce sera bientôt un collector.
19ème journée :
Marseille-St Etienne 1-0, Sochaux-Nancy 2-1, Troyes-PSG 2-0, Lyon-Monaco 2-0, Nice-Lens 0-0, Lille-Auxerre 1-0, Bordeaux-Le Mans 1-1, Lorient-Rennes 1-0, Toulouse-Nantes 2-0, Valenciennes-Sedan 1-0.
Semaine dernière : 4/10 Saison : 92/179
NFL picks Week 16 :
Kc b. OAK, STL b. Was, Chi b. DET, NYG b. No, Bal b. PIT, Ne b. JAX, Ind b. HOU, ATL b. Car, BUF b. Ten, CLE b. Tb, SF b. Ari, SEA b. Sd, DEN b. Cin, Phi b. DAL, MIA b. Nyj.
Week 15 : 11/16 Season : 140/224
PS : j’ai failli oublier. Joyeux Noël.
Transmusicales 2006, suite et fin
Je pourrais prétendre que ce sont les échos de la rave qui me réveillent, mais je ne voudrais pas non plus accuser ces abrutis de tous les maux. Disons simplement que c’est un drôle de bruit de fond pour démarrer la journée, spécialement quand on a besoin de se remettre les idées en place. A propos, qu’est-ce que je vais faire de mon après-midi ?
Je me décide rapidement pour une promenade (on sous-estime l’importance de l’oxygénation au cours des week-ends difficiles) qui très vite se résume à un jeu perdu d’avance : « Comment éviter les rues et les trottoirs surchargés de piétons ? » Juste une question : y a-t-il une loi qui oblige toute la population rennaise à faire ses courses de Noël en centre-ville le samedi 15 jours avant la date fatidique ? Sérieusement ?
Mon ratio sandwich par repas est à présent de 4/4, série en cours, mais il me faut encore satisfaire un autre besoin vital : Internet. Dès mon retour de marche je me connecte sans raison particulière, zéro message, la routine, et soudain l’illumination : le Stade Brestois jouait hier soir ! Après un léger cafouillage, sans doute causé par la panique, le résultat s’affiche, implacable : Brest-Tours 1-1. Et vous vous demandez pourquoi j’ai éprouvé ce week-end le besoin de m’évader du climat pesant qui règne sur ma ville natale.
Encore sous le choc, j’ai ensuite la mauvaise idée de rédiger un court article pour ce site, qui s’avérera, sans surprise, être le pire de ma carrière de blogueur, avec en point d’orgue des pronostics tellement mauvais qu’ils me donneront envie de remonter le temps pour, ô scandale, les modifier après coup. Comme quoi ma clairvoyance habituelle est tout sauf due au hasard.
Je dois maintenant patienter jusqu’à l’apéro, l’occasion pour moi de faire le bilan de la soirée : de la bière, de la foule, et pas mal de concerts. Je reprends le programme officiel. Qu’est-ce que c’est que ce truc, Cold War Kids, de 1h00 à 1h50 dans le hall 3 ? Est-ce que je les ai vus ? Même pour 5 minutes ? Impossible de me souvenir, ça commence à m’inquiéter, je n’ai pas abusé à ce point de la Heineken, non ? Dommage en tout cas, ils avaient le nom le plus cool de tout le festival.
Et The Long Blondes, à 3h00 ? Des filles. Elles, c’est sûr, je les ai ratées, ce n’est pas mon genre d’oublier les filles qui se trémoussent sur scène.
Hé, vous saviez que The Books avait réalisé l’habillage sonore des ascenseurs du Ministère de la Culture, à Paris ? Moi non plus. Mais imaginez ce que cela implique :
- un, si j’avais su ça hier soir, je me serais muni de projectiles divers pour aller leur balancer dessus.
- deux, je me demande quelle musique est diffusée dans les ascenseurs de nos différents ministères ? A l’Intérieur, Doc Gynéco (facile, celui-là), sans doute Cheb Mami aux Affaires Etrangères et John Lennon à la Défense, et pourquoi pas Gary Glitter à la Protection de l’Enfance ? Si vous avez des infos, n’hésitez pas à me faire signe.
Petite devinette : lorsque vous êtes un jeune trentenaire, à quoi ressemble un apéro avec de vieilles copines de fac ?
A une visite à la crèche.
Je passerai mon brevet de puéricultrice une autre fois, le bus m’attend pour m’emmener au Parc des Expos. Ce coup-ci j’ai eu le temps d’étudier le programme : il faudra éviter à tout prix DAM, le premier groupe de rap palestinien. Il paraît qu’ils jettent des cailloux sur le public.
Comme il se doit, la navette est bondée, bruyante, et saoule. Des lycéens euphoriques boivent du pinard à tour de rôle directement à la poche d’un cubi dont ils ont viré le carton. J’admire leur ingéniosité et je m’en veux de ne pas avoir prévu une ou deux bières dans mes poches pour trinquer avec toute la compagnie et faire passer le trajet jusqu’aux hangars.
A l’entrée, on nous distribue les mêmes tracts qu’hier, on nous « fouille » de nouveau de fond en comble, et le rituel, désormais bien intégré, se poursuit avec le passage obligé au stand des tickets de boisson. La queue est impressionnante, c’est l’heure de pointe. Au moins ça me laisse le temps d’évaluer avec précision mes besoins pour la soirée : repartir de là avec des tickets non utilisés pourrait me laisser un goût amer.
J’avais des doutes sur la programmation du hall 9, je suis servi avec Aufgang, trio luxembourgeois à la prétention risible et à la nullité affligeante, deux pianos qui se font face surmontés d’un sampler pour un groupe qui « redouble d’audace dans des compositions improvisées » (sic). Du pur foutage de gueule.
Mieux vaut vite fait retourner à la buvette du hall 4 où plein d’amis m’attendent, essentiellement des survivants de la nuit dernière. « Hé, où est passée ta casquette ? » Oui, il y a aussi des gros lourds parmi mes nouveaux potes.
Quand je demande à d’autres comment ça va, ces types que j’ai rencontrés pour la première fois hier rajoutent à l’inévitable « Bien, et toi ? » un « Dis donc, t’étais pas un peu fatigué, toi , hier soir ? », avec un sourire entendu.
Merde. Moi qui pensais que ça ne c’était pas vu.
Direction le petit hall 3 pour le concert le plus attendu du soir : CSS, cinq brésiliennes et un
moustachu dont le disco-punk bénéficie d’un certaine hype chez les branchés. Verdict : un désastre. Pour paraphraser La Fontaine, je dirai que leur ramage se rapporte à leur plumage : tape-à-l’œil, vulgaire, et informe. Les coupes de cheveux évoquent clairement les Mötley Crüe version 87 après 15 jours de débauche au Japon sur le Girls Girls Girls Tour, mais ça rend très mal sur ces demoiselles qui parviennent à ruiner ma théorie sur les filles de moins de 25 ans en cinq minutes de concert. J’en ai le souffle coupé.Pour être tout à fait honnête, je dois dire qu’on a tout de même vécu un bon moment avant l’arrivée de ces pouffiasses, quand le DJ de service a enchaîné 3 classiques imparables. Allez, je suis sympa, si vous avez prévu d’organiser une surprise-party pendant les fêtes, voilà de quoi faire danser les filles à tous les coups : « Rocks » de Primal Scream, « Girls and Boys » de Blur et « Lust for Life » d’Iggy Pop (voire le plagiat « Are you gonna be my girl ? » de Jet, ça marche aussi). Vous me remercierez plus tard.
J’en discute justement avec une vieille copine de fac (encore une, vous allez finir par croire que j’ai fait une école de secrétariat : mais non) qui a l’air tellement heureuse de me voir. Sans doute un peu ivre, donc. Elle me demande pourquoi je ne suis pas accompagné d’une fiancée, je lui explique la situation, et elle s’offusque : « Arrête, tu vas pas me dire qu’avec ta belle gueule tu peux pas en trouver une quand tu veux ! » Youpi, mon ticket d’entrée vient d’être rentabilisé.
Pas de concert dans le hall 9, seulement un DJ, quelques lumières, de la techno et des gens qui dansent. Je commence à saisir le concept de cette soirée du samedi : une rave payante, sans boue et avec un peu moins de drogues. Deux visions de la soirée dansante entre amis s’affrontent donc à quelques kilomètres de distance. D’un côté les toxicos dans leur champ de bataille détrempé, de l’autre les bourgeois dans leurs hangars. Il faut choisir son camp. Quasiment un sujet de thèse.
On finit par en avoir assez et on file au concert de Kaiser Chiefs, dont le seul fait marquant se produit lorsque le chanteur salue la foule d’un « Bonsoir Paris ! » Huées générales et bien méritées. Pour le reste, ces garçons sont très bruyants, très remuants, mais où veulent-ils en venir avec ces chansons qui n’en finissent pas ? Je cherche encore.
Dès lors, il faut bien le dire, la soirée va se poursuivre quelque peu en roue libre. Entre slalom parmi la foule, discussions stériles près des buvettes, longue attente pour un hot-dog (petit exercice : sachant que la préposée aux saucisses criait très exactement toutes les 5 minutes « Pour information, je ne fais que les hot-dogs ! Les galettes c’est à côté ! » et que je l’ai entendu crier 4 fois, calculez le temps que j’ai passé dans la queue), détour potentiellement traumatisant par la prestation de Justice (techno hardcore à base de bpm élevés avec une croix lumineuse et emphatique en guise de décor de messe noire. J’aurais dû aller écouter les versions reggae de Radiohead par Easy Star All-Stars), nombreuses collisions, taux de jolies filles en chute libre par rapport à vendredi, et enfin bières renversées parce que j’ai voulu être (trop) serviable. Epuisant.
Ma décision est prise, je rentre.
En guise d’adieu à Rennes et à son festival, je balance mon gobelet à moitié plein à la poubelle, juste avant de sortir.
Tout un symbole.
21 décembre 2006
Transmusicales 2006, suite
Réveil tardif. Petit déjeuner en guise de repas frugal et après-midi entre flemme et highlights sur nba.com. Les Suns ont battu les Nets 161-157 ! Qu’est-ce que c’est que ce score de malades ? J’ai du mal à y croire.
Après une série de coups de fil et quelques péripéties qui ne méritent pas de figurer ici je me retrouve dans une voiture accompagné de deux « connaissances » (désolé, mais c’est le seul mot qui semble convenir), en route pour les Transmusicales, les vraies, car il y aurait un groupe à voir dès 21h ! J’ai même dû avaler précipitamment mon verre de rhum à l’apéro. Bien, je vais peut-être enfin pouvoir vous parler de musique.
Avant cela il faudra quand même se taper la route, entre ronds-points, forces de l’ordre et déviations vers les rave organisée par la préfecture (je me pose la question : est-ce qu’une douzaine d’années auparavant j’aurais été tenté par un week-end à patauger dans 30 cm de boue pour de la techno immonde et quelques cachetons ? [indice : ne jamais sous-estimer sa propre connerie juvénile])
De loin, le Parc des Expositions est à peu près aussi accueillant que les entrepôts du port de commerce à Brest (n’insistez pas, je ne vous ferai pas visiter), mais il faut admettre que les choses s’arrangent une fois à l’intérieur du Hall 5, sorte de buvette géante avec tapis au sol et lustres au plafond.
La priorité n°1 est bien entendu de se procurer les tickets de boisson avant que la foule ne se fasse plus compacte, ce qui est loin d’être le cas à cette heure où le festival ressemble plus à un Salon des Arts Ménagers en mal de visiteurs qu’à un rendez-vous rock n’roll de renommée mondiale. Peu importe, maintenant que j’ai un gobelet à la main je peux accompagner mes petits camarades à la découverte des 3 halls de concerts. (NdA : information « officielle » sur les groupes que je vais citer dans les paragraphes qui suivent : lestrans.com)
Hall 4, une chanson et demie de Orville Brody and Goodfellas, une bande de cowboys avec une dégaine et une musique tout droit sorties d’un épisode de « Walker : Texas Ranger » (j’apprendrai plus tard qu’ils sont en fait de Rennes : quelle arnaque). Vite, vite, il est 21h, c’est l’heure d’aller écouter Klaxons, la « dernière sensation britannique » (à propos, combien de « sensations » les anglais nous sortent-ils par an ? 50 ? 100 ? 365 ?) dans le hall 9.
Fausse alerte, car voilà que surgit sur scène un adolescent à casquette équipé d’un micro et qui fait des bruits marrants avec sa bouche : c’est Ezra, la « human beatbox » ! Je consulte le programme officiel pour constater que 1) il est en retard et que 2) « Avec sa bouche, il fait des prouesses » mais aussi qu’il s’apprête à nous « dévoiler ses compositions à la musicalité étourdissante ». D’accord, mais passées les trente premières secondes de surprise (« oh, on dirait une boîte à rythme ! Et il fait des bruits de scratch ! ») on se croirait plutôt devant une rediffusion d’Incroyable Mais Vrai avec Jacques Martin. « Boum ! Tchak ! Boum Boum Tchak ! »
Je retourne au hall 5 me faire servir une pinte de bière blonde hollandaise. A mon retour, horreur, le phénomène de foire est toujours là, et ça devient franchement embarrassant. A souffler dans la mousse de mon gobelet pour faire des bulles je me demande si je ne pourrais pas moi aussi monter sur scène.
Au fond le seul point positif de cette « exhibition » c’est que si vous avez un talent caché, par exemple si vous imitez à la perfection certains cris d’animaux, vous pouvez toujours tenter votre chance en envoyant une cassette aux organisateurs des Trans. On ne sait jamais, ils vous octroieront peut-être le droit à 20 minutes d’humiliation publique lors de l’édition 2007.
Vous vous souvenez qu’il a fallu écourter l’apéro parce qu’il fallait absolument voir Klaxons ? Et bien, c’est une décision qui ne se justifiait pas vraiment. Ces quatre anglais très mal habillés (le bassiste ne quittera pas son sweat à capuche, il a sans doute peur qu’on le reconnaisse dans la rue) jouent en effet une sorte de dance-rock brouillon et inarticulé qui confine à l’inaudible lorsque le chanteur se met à scander des « Dance with me ! » avec une voix de fausset. Où sont mes bouchons d’oreille ?
Justement, il y a une hôtesse qui en distribue dans le passage humide et sombre qui mène au hall 4, là où se produisent désormais The Bishops, autre groupe anglais, mais cette fois avec de l’allure. Avec leurs costumes noirs, leurs riffs et les chansons bien troussées, il font penser à… à qui, d’ailleurs ? « Elvis Costello et autres Paul Weller des débuts ». Merci le programme officiel, j’étais en panne d’inspiration.

Ils jouent aussi très fort, alors j’insère les bouchons dans mes conduits histoire de sauver le peu d’ouïe qui me reste après avoir passé ma jeunesse à écouter Metallica à fond dans le walkman. C’est peut-être pour ça que je n’entends pas mes nouveaux amis me prévenir qu’ils vont se promener ailleurs.
Je me retrouve donc seul avec ma bière et mon agoraphobie. Qu’à cela ne tienne, j’imagine que la première peut guérir la seconde. Et puis ce quart d’heure supplémentaire me permet de me rendre compte que non seulement les Bishops sont de vrais jumeaux mais qu’en plus ils ont déjà écrit dans leur courte carrière plus de morceaux valables que les jumeaux d’Indochine en 25 ans. (oui, je sais, il y en a un qui est mort, mais c’est pas une excuse)
Vous ne voulez probablement rien savoir de mon passage aux toilettes (pas aussi crades que vous l’imaginez) ni d’une énième visite à la buvette (qui connaît un certain succès), c’est pourquoi je vous transporte directement au milieu de la fosse pour le concert d’Albert Hammond Jr, le guitariste des Strokes. Vous savez, celui qui est coiffé comme Bob Dylan période Blonde on Blonde et qui a un air hébété sur toutes les photos. 3 guitaristes sur scène, un chant correct, un rock paisible et des compositions bateau mais pourtant je suis en train de passer un excellent moment. Au point de taper frénétiquement dans mes mains entre les morceaux (mais quand même pas de crier « Albert, t’es trop cool !! ») et de regretter que le concert s’achève aussi rapidement (j’avais raté le début, parce qu’ils se mettent à démarrer à l’heure, maintenant). Il semblerait donc que la qualité des concerts s’améliore au fur et à mesure que la soirée avance. A moins que ce ne soit lié à ma consommation d’Heineken ?
Je quitte le hall 9 à la recherche d’amis potentiels tout en dévisageant la faune qui défile avec des yeux brillants. Mais d’où sortent toutes ces filles ? Elles sont partout autour de moi. Tenaillé par un besoin pressant de me faire servir une nouvelle pinte (oh non, il va falloir refaire la queue pour les tickets…), j’ai tout à coup le sentiment d’être comme un gamin dans un magasin de bonbons : y a-t-il dans la salle une seule fille en-dessous de 25 ans qui n’ait pas l’air absolument délicieuse ? Force est de constater que non.
Cinq minutes de récupération sous les palmiers près de la buvette et je me laisse à nouveau guider par le bruit, cette fois dans le hall 3 où j’ai la chance d’assister aux dernières minutes
apocalyptiques et ultra-noisy de Serena Maneesh, groupe norvégien qui fait peur (mais pas autant que leurs compatriotes black-metal de Burzum, Immortal ou Dimmu Borgir). J’aurais aimé en voir plus mais au lieu de ça je transite vers un nouveau hall, bouscule approximativement 50 personnes et récupère de nouveaux bouchons d’oreille (ces trucs-là s’usent vite) qui s’avéreront plus que nécessaire pour supporter dix minutes de la prestation de Son Of Dave.Réaction immédiate en voyant ce Canadien à chapeau assis sur une chaise tout seul au milieu de la scène : « Oh, non, après Ezra, encore un numéro de cirque ! Pitié… » Ici le concept est un poil plus élaboré, pas de bruits avec la bouche mais un harmonica, une grosse boîte à rythmes et des bandes qu’il fait partir avec une pédale. Mais ça ne ressemble toujours pas à un concert. Avis à tous les « hommes-orchestres » : vous me gonflez !
En plus je sens que ce gimmick à l’harmonica qu’il a joué de bout en bout va me rester dans la tête pour les 15 jours à venir.
Ça y est, j’ai atteint le stade de la soirée où toute trace d’enthousiasme a disparu. Je dois enclencher le pilote automatique.
S’asseoir dans les gradins du hall 9 pourrait être une option si je n’étais pas un enfant de la génération Furiani. Je peux encore entendre Thierry Roland annoncer à l’antenne qu’un morceau de tribune s’est effondré sur de malheureux spectateurs corses. Je n’ai aucune envie de finir comme ça, merci.
C’est donc debout (et contraint au régime sec) que je dois subir le concert de Cassius, groupe français qu’il n’est « nul besoin de présenter » d’après la propagande des Trans mais que pour les béotiens je résumerai à un duo électro tentant le passage à une musique plus organique impliquant « vrais instruments » et « vrais concerts ».
Pari réussi en ce qui concerne la curiosité du public avec une salle pleine, mais hélas l’étape « on écrit des chansons valables » n’est toujours pas à l’ordre du jour : ces mecs craignent.
Fort heureusement de là où je suis je peux apprécier pleinement le jeu de scène d’une choriste court-vêtue, la seule à faire illusion dans le lot. En me concentrant uniquement sur ses déhanchements en rythme, j’arrive à oublier pour un moment la bouillie à base de big-beats putassiers servie par le reste du groupe. Quant au « chant » censé faire son apparition dans leur répertoire, il est toujours porté disparu : je n’ai entendu que des gloussements.
Je m’enfuis donc au plus vite. C’était pourtant couru d’avance qu’il ne fallait pas compter sur un duo de quarantenaires dont l’un des membres se fait appeler « Boombass » (!) et qui intitule son dernier single « Toop Toop » (re-!). Et puis d’ailleurs, en live ça sonnait plutôt comme une ode à la Sncf (Tchou tchou !)
Si l’on veut bien admettre que les amis des amis de mes amis sont mes amis, alors je suis tout à coup entouré de plein d’amis près de la méga-buvette sponsorisée du hall 4.
On boit un coup et on échange ses impressions, quelqu’un fait circuler un programme et on donne des notes aux différentes prestations du soir, tant pis si je n’écris plus très droit. Je mets 16 au guitariste des Strokes, 2 à Ezra parce que son sketch n’a pas dépassé les vingt minutes (plus et c’était -12) et 6 à Cassius, mais uniquement à cause de la choriste. Certains leur ont attribué des 12 et des 14, comme quoi de tous mes amis je suis le seul à avoir bon goût.
« Hé, jolie casquette ! ». Ça y est, on me taquine. Je m’y attendais un peu depuis que je me trimballe avec cette casquette bleue marine, très sobre, gagnée de haute lutte au stand Sony Ericsson. De toute évidence le gros lot de la soirée, tous ceux qui sont repartis avec une housse de portable peuvent en témoigner.
Un dernier sursaut de lucidité : et si on allait voir un autre concert ? Pourquoi pas The Books, au hall 4, c’est juste de l’autre côté du rideau ?
C’est aussi mortellement ennuyeux, et spécialement à cette heure où seule l’intégrale des Village People pourrait encore faire bouger une salle. Des synthés, des samples, et un écran vidéo dans le fond avec des fourmis en gros plan et des mots qui défilent de plus en plus vite. Marrant cinq minutes pas plus, surtout si vous n’avez pas le courage de chercher le message caché derrière Time-Chair-Star-Elevator-Colour-Mind-Personality-Flag-Beautiful-etc.
La navette pour rentrer à Rennes. Un type à l’avant du bus parle anglais, très fort. Alors moi aussi je parle, je parle. Mille excuses à mon voisin.
Il faut descendre, maintenant. Mon Dieu, l’appartement est au moins à 200 bornes. Je ne vais jamais y arriver.
19 décembre 2006
Transmusicales 2006
N’ayez pas peur, je sors de mon domaine de prédilection avec ce compte-rendu au jour le jour de mon week-end rennais début décembre. Vous allez appréciez mes petites aventures, j’en suis persuadé. La suite de ce reportage égocentrique viendra très vite.
JEUDI 07
Minuit. Maintenant que j’ai été abandonné par ma logeuse dans un bar de jeunes plein à craquer et diffusant de la musique de danse à fond les ballons, deux options se présentent à moi: rester là à boire de la bière et à regarder la « jeunesse de France » s'amuser, comme dans la chanson de Saez. (tiens, ça me fait penser, qu'est-il arrivé à ce chanteur rebelle du début du siècle? Est-ce qu'il n'aurait pas changé de coupe de cheveux, décidé de chanter des chansons pour jeunes femmes célibataires entre 18 et 35 ans, et enfin repris son vrai prénom: Raphaël? Je pose juste la question.)
L'autre option, vous l'avez deviné, consiste à sortir du bar pour continuer à s'alcooliser dans la rue. J'ai dû réfléchir un dixième de seconde.
Une fois à l'extérieur, mon objectif est de me mêler à la foule et de passer pour un jeune qui s'éclate. Je ne mets pas longtemps à répertorier les trois comportements de base qui vont me permettre de passer inaperçu:
- se trimballer une cannette à la main (même si une grande bouteille de Coca en plastique remplie d'un mélange douteux serait sans aucun doute l'idéal)
- faire pipi dans la rue
- vomir dans la rue
N'insistez pas, je ne vous dirai pas ce que j'ai fait. Sachez simplement que j'ai raté le grand chelem. De peu.
Après deux minutes passées à me mettre dans la peau d'un jeune, me voici déjà dans la peau d'un pervers, à suivre dans la rue une fille totalement désorientée qui s'arrête tous les trois pas pour vomir un peu de bave. La proie idéale pour un séducteur comme moi. Si jamais ça tourne mal et qu'on me pose des questions, je n'aurais qu'à dire que je la surveillais parce que j'avais peur qu'elle fasse un malaise ou qu'elle tombe sur une personne mal intentionnée. Bon, trente secondes de ce spectacle pathétique suffisent à me dégoûter, je la laisse filer.
Je me demande si elle est rentrée chez elle.
Une buvette improvisée devant un bar se dresse à présent sur ma route. J’imagine que passé un certain stade d’intoxication les gens se mettent à aimer la fumée de saucisses grasses en train de cuire parce qu’un joli petit attroupement s’est formé juste à cet endroit.
Je respire un grand coup avant de m’approcher pour découvrir que, ô surprise, ils vendent aussi des bières. Ce sera une Heineken pour moi, merci, et maintenant je vais pouvoir me promener en toute discrétion.
Un peu plus loin je passe sous les fenêtres d’un appartement où des étudiants de première année reprennent en chœur du Noir Désir comme s’ils venaient de découvrir l’existence du groupe la semaine précédente. Ça leur passera, bientôt comme moi ils auront honte de leur jeunesse.
Bon, après cette mise en condition il me tarde de me retrouver au cœur de l’action, dans ces deux ou trois rues dans lesquelles les chances de se faire aborder par une jeune fille ivre sont de 2,8 par dizaine de mètres parcourus.
Je m’enfonce dans le paquet, et effectivement, deux gorgées plus tard, voilà ma première touche. Vraiment jeune. Vraiment ivre. Elle veut une clope, mais comme personne ne peut cumuler tous les vices, je ne suis pas en mesure de la dépanner. J’essaie de lui expliquer ça en cinq ou six mots mais c’en est déjà trop pour elle qui déjà s’affale sur le prochain mec imbibé. Je suis à peu près sûr qu’elle va toucher le gros lot.
Je poursuis mon chemin en me faufilant parmi les groupes qui se tiennent par les épaules pour ne pas glisser sur les pavés humides. C’est moi, ou j’ai largement vu pire dans la rue de la soif ?
Pour un peu j’en viendrais presque à regretter l’absence d’émeute. D’ailleurs, où sont les CRS ? Je veux ma dose de lacrymo ! Rien que pour le sentiment de participer pleinement à la fête.
Justement, parlons-en de cette fête, des concerts dans les bars et de l’ « ambiance de folie » qui est censée régner ce soir. C’est vrai, pour se bourrer la gueule il y a tous les autres jeudis soirs de l’année, mais ce week-end on est là pour la musique (rires). Or, depuis le grand Bob Sinclar tout à l’heure dans le pub et hormis les débris communistes qui beuglaient l’Internationale entre deux cris inarticulés, je n’ai pas découvert beaucoup de jeunes talents.
Mais voilà que plus loin sur la petite place quelques hippies se sont réunis pour jouer du tam-tam (oui, je sais que ça ne s’appelle pas comme ça, mais je ne sais pas comment le mot auquel vous pensez s’écrit ; désolé, ça ne fait pas partie de ma culture).
Il fallait s’en douter, nos apprentis percussionnistes ne sont pas au point et je ne suis pas encore arrivé à leur niveau que leurs « pam-pam » me tapent déjà sur le système. Pourtant la fille qui est montée sur la sculpture municipale au-dessus d’eux semble passer le meilleur moment de son existence. Tant mieux pour elle, mais au moment de balancer ma cannette vide à la poubelle je suis bien obligé de constater que j’ai environ 20 bières de retard sur tous ces gens autour de moi. Et probablement 10 ans de trop. Pas franchement un scoop mais peut-être le signal qu’il est temps d’aller se coucher : et puis ces types jouent vraiment trop mal.
Je repars donc dans le sens inverse : pardon si je me répète, mais permettez-moi de vous dire que j’ai connu orgie bien plus démentielle dans cette rue. Comme quoi les nuits rennaises sont devenues très surfaites depuis que j’ai quitté la ville.
Une bachelière saoule se plaint à sa copine : « quand est-ce que je vais trouver un mec qui m’aime ? » Par acquit de conscience je me retourne au cas où je pourrais me porter candidat, lorsque les deux nanas poussent un cri perçant parce qu’elles viennent d’apercevoir une autre copine. Qui titube trois mètres plus loin.
J’accélère l’allure sous la pluie qui s’est mise à tomber sérieusement sur le chemin du retour quand je repense à ce type tout à l’heure que j’ai vu comater entre deux voitures garées sur la place. Est-ce que je n’aurais pas dû lui porter secours ? Est-ce qu’il ne va pas lui arriver un malheur, du genre se faire écrabouiller par une Clio qui recule ?
Tant pis, trop tard, mais si on compte la fille en perdition que j’ai suivie du regard en sortant du pub, ça fait DEUX non-assistances à personne en danger à mon actif pour la soirée. Pas mon record, je dois l’avouer, mais si ça fait de moi un criminel, j’assume totalement. Je n’aurai de comptes à rendre que le jour où je ferai face à mon Créateur.
Au total je crois que j’en ai vu assez pour ce soir et je suis déjà loin quand je croise mon dernier groupe de jeunes en goguette, dont l’un éclate de rire en désignant la capuche sur ma tête : foutus branleurs…
15 décembre 2006
Tirage au sort
Et puis, en de trop rares occasions, vous vous souvenez qu’un évènement digne d’un petit minute par minute va se dérouler sous vos yeux par la grâce d’Internet.
Vraiment cool.
11h47 : à moins d’un quart d’heure du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des Champions, je sais que je devrais être excité, mais je n’y arrive pas. Pourtant c’est tout mon programme de football du printemps qui va se décider à cause de petites boules en plastique quelque part en Suisse. Vous ne croyez quand même pas qu’on va continuer à regarder la Ligue 1 Orange® passé le mois de février ?
11h50 : bon, il faut encore que je trouve le bon site Internet pour suivre le tirage à peu près en direct. Alors uefa.com ou lequipe.com ? Lequel sera le moins lent ? On va comparer.
11h57 : dans la grande tradition des pronostics d’avant-match, et pour un évènement avec environ 10 000 fois plus de répercussions qu’un Nice-Lorient, je vous annonce que Lyon va jouer le PSV Eindhoven et Lille Manchester United. Je suis un ferme défenseur de la loi des séries.
12h01 : à l’horloge de mon PC, les grands pontes devraient avoir commencer à s’agiter à Nyon.
12h02 : mais sans doute se croient-ils obligés de faire un discours et de dire bonjour à tout le monde.
12h04 : vous vous rappelez du tirage au sort de la Coupe du Monde il y a un an ? Moi oui. Je hurlais des insanités : Suisse : noooon ! Corée : au secours !!! Togo : Mais c’est pas vrai p… de b… de m… !!!!!!
12h07 : ils ont prévu un concert de Robbie Williams en introduction ou quoi ?
12h09 : bon, si personne ne s’y met sérieusement, je vais le faire : Liverpool-Celtic, Arsenal-Roma, Milan-Barça, Inter-Valence, Bayern-Real et Porto-Chelsea. Voilà, j’espère que ça convient à tout le monde.
12h11 : c’est parti : Chelsea-Porto, le Mourinho show ! Tiens, je viens juste de l’annoncer…
12h12 : NON !! PSV-Arsenal !!! Très mauvais tirage : non seulement ça fout en l’air mon pronostic, mais en plus ça fait une qualification dans la poche pour Thierry Henry. Grrrrr….
12h13 : Je le savais : Lille-ManU. Si vous vous posez la question, l’UEFA a une très légère avance sur L’Equipe.
12h14 : Roma… attention, ça va être pour Lyon, avec leur monstrueuse chance habituelle… Et oui !! Comment Aulas va-t-il nous faire croire à un tirage difficile, ce coup-ci ?
12h18 : ça va trop vite, même pas le temps de me vanter parce que j’avais encore vu juste sur Bayern-Real et Inter-Valence. Parfois je me dis que mon crâne abrite une vraie mine d’or.
12h20 : Terminé. C’était plutôt intense. On se retrouve le 20 février pour la suite. Quoi ? Vous ne voulez pas attendre jusque-là ? Allez, je suis sympa, en exclusivité pour vous chers lecteurs voici la liste des futurs qualifiés : Lyon, Milan, Inter, Barça, Manchester, Arsenal, Bayern et Chelsea.
12h25 : Bien, il n’y a plus qu’à attendre les réactions lyonnaises. A votre avis : « L’AS Roma est un grand d’Europe, nous ne serons pas favoris. » ou bien « Un club italien, pour nous c’était le plus mauvais tirage possible. » ?
12h27 : mille excuses aux Lillois, mais je connaissais déjà leur réaction : « Quoi ? On est qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions ? C’est une blague ? Soyez sympas, arrêtez de nous faire marcher… On n'a déjà pas de stade... »
12h29 : rendez-vous pour le tirage au sort de la Coupe de l’UEFA à 13h ? Non, je plaisante, moi aussi j’ai mieux à faire.
Je souhaiterais à présent vous rappeler qu’un championnat se déroule actuellement en France et que oui, la seule et unique raison de s’y intéresser est de parier comme moi sur les matches chaque week-end. Et après le désastre de la 17ème journée, il est temps pour moi de me refaire :
Nancy-Marseille 1-1, Sedan-Lille 0-2, Monaco-Sochaux 2-1, St Etienne-Valenciennes 3-0, Nantes-Bordeaux 0-1, Le Mans-Toulouse 2-1, Rennes-Troyes 1-0, PSG-Nice 1-0, Auxerre-Lorient 1-1, Lens-Lyon 1-3
Semaine dernière : 3/10 Saison : 88/169
NFL picks Week 15 :
Là aussi une catastrophe en week 14 (vous saurez bientôt pourquoi), mais tant que personne de chez ESPN ne me rattrape…
Dal b. ATL, BUF b. Mia, MIN b. Nyj, BAL b. Cle, NE b. Hou, GB b. Det, CHI b. Tb, NO b. Was, Jax b. TEN, Pit b. CAR, Den b. ARI, Stl b. OAK, NYG b. Phi, SD b. Kc, IND b. Cin.
Week 14 : 7/16 Season 129/208
Ah, pour finir, si vous voulez savoir ce qui me tient en haleine en ce moment dans l’actualité sportive, à part la course pour les playoffs en NFL et la façon dont cela influence les résultats de mon équipe de fantasy (match de playoffs crucial ce week-end, merci pour vos encouragements !...), et bien c’est une histoire de transfert.
Et pas celle de l’arrivée de Barthez à Nantes, même si le plaisir que je vais ressentir à chaque but encaissé par les « Canaris » va désormais être multiplié par mille.
Non, c’est le futur trade d’Allen Iverson dans la NBA qui m’empêche de dormir.
Si vous ne savez pas qui c’est, disons qu’Iverson est tout simplement le meilleur joueur de moins d’1,85m à avoir jamais foulé un parquet de basket, et qu’après 10 saisons incroyables à Philadelphie il a fini par en avoir marre de jouer avec des tocards et exigé un transfert.Depuis une semaine les spéculations et les démentis vont bon train, et à juste titre. C’est toute la carte de la NBA qui est sur le point d’être bouleversée. Si au moins A.I. pouvait atterrir dans une équipe digne de son talent…
Je n’en peux plus d’attendre.
Un pronostic sur sa destination future? Allez, je ne résiste pas: Boston.
PS : les anglophones comprendront tout après avoir lu ce magnifique article.
09 décembre 2006
Agonie
Vous me connaissez si peu... La seule raison pour laquelle ce blog n'a pas été alimenté de toute la semaine est ma perte d'intérêt quasi-absolue pour le football.
Vous avez bien lu. Même si j'ai du mal à croire que j'ai pu écrire ça. La vérité est que je souffre d'un syndrome post-Coupe du Monde dont les effets sont bien plus dévastateurs encore que tout ce que j'avais pu imaginer. J'aurais pourtant pu me douter qu'après avoir ruiné ma santé jusqu'à en risquer ma peau au début de l'été, j'aurais sans doute un peu de mal à m'intéresser à un Auxerre-Nice. Et puisqu'on en parle, QUI va enfin se décider à supprimer ce championnat de France et à créer une Euroligue? Je suis prêt à y consacrer le reste de mon existence.
17ème journée
Toulouse-Lens 1-1, Valenciennes-Sochaux 1-1, Nice-Nancy 1-0, Bordeaux-Rennes 1-0, Marseille-Monaco 0-0, Nantes-Le Mans 0-2, Lorient-Sedan 2-1, Troyes-Auxerre 1-2, Lille-St Etienne 1-0, Lyon-Paris 2-0.
Semaine dernière: 4/9 Saison: 85/159
NFL picks Week 14
DET b. Min, KC b. Bal, Ne b. MIA, Atl b. TB, Phi b. WAS, CAR b. Nyg, Ind b. JAX, Ten b. HOU, CIN b. Oak, Sea b. ARI, SF b. Gb, SD b. Den, NYJ b. Buf, DAL b. No, Chi b. STL
Week 13: 8/16 Season 122/192