26 mai 2010

Mondial 2010: le Groupe A

Il y a quatre ans, j'ai écrit ici (quotidiennement, s'il vous plaît) le meilleur blog francophone sur la Coupe du Monde en Allemagne. Si vous pensez que je manque de modestie, jetez-y un oeil et osez me dire qu'au minimum la qualité de mon oeuvre n'était pas inversement proportionnelle à mon nombre de lecteurs.

Quoiqu'il en soit, nous sommes en 2010 et le soutien du pékin moyen à l'équipe de France vacille sur ses bases parce que Domenech-il-est-trop-pas-bon-et-les-joueurs-ils-sont-pas-gentils. Je ne peux m'empêcher de penser que c'est pour moi une immense opportunité, qu'un marché considérable vient de s'ouvrir. Parce que bande de blaireaux, s'il s'agit de haïr ces connards en bleu, je ne vous ai pas attendus.

C'est donc reparti pour quelques semaines de commentaires inspirés, d'analyses tactico-sociologiques et de déversement de purin sur nos représentants à l'étranger. Toutefois, comme il va falloir patienter encore deux semaines avant de voir les filets trembler, posez-vous d'abord cette question: que sais-je réellement des 32 nations engagées dans cet évènement planétaire? Quelle est la capitale du Honduras? Combien y a-t-il d'habitants en Nouvelle-Zélande? Quelle est la contribution majeure du Paraguay à l'humanité? Et putain de merde, quelle est la différence entre la Slovaquie et la Slovénie? Je suis là pour aider. Aujourd'hui, le groupe A.

Afrique du Sud

Population: 49 millions (24ème rang mondial)

Capitale: Pretoria

Trois choses que m'évoque ce pays:

  • le rugby

Ou plus précisément le rugby joué par des hollandais. Tout ça parce que les ancêtres de François Pienaar et Joost Van der Westhuizen sont partis fonder la colonie du Cap au XVIIème avant d'être progressivement abandonné par la Mère patrie, puis de se faire emmerder par les Anglais et les indigènes, de traverser la savane et les montagnes pour aller fonder leurs républiques de fermiers plus au nord, de découvrir de l'or là-bas et du coup se faire à nouveau emmerder par les Anglais qui les mettront définitivement au pas fin XIXème début XXème lors des deux "Guerres des Boers" et en profiteront pour leur faire découvrir les délices du camp de concentration et de la pratique d'un sport qui se joue avec un ballon ovale. Papy et Mamie auraient mieux fait de rester à Amsterdam fumer de l'herbe.

  • le sketch "Star Trek" des Inconnus

Comme quoi à une époque pas si lointaine on pouvait mentionner Nelson Mandela sans se prosterner devant l'idole.


  • Charlize Theron


Pourquoi ils vont perdre

Même la Corée du Sud de 2002 n'avait pas réussi à acheter tous les arbitres.

Mexique

Population: 111 millions (11ème rang mondial)

Capitale: Mexico

Trois choses que m'évoque ce pays

  • The Shield

Tout ce que je sais sur les gangs mexicains qui font la loi à LA, "The Shield" me l'a appris. Je me souviens particulièrement de la Strike Team décidant de descendre en toute illégalité à Tijuana pour récupérer un suspect ou je ne sais quoi, de Shane et Lem qui se laissent avoir comme des bleus et se font tirer plaques et flingues, de Vic qui bien entendu met la main sur "Pablo", le menace en le couvrant de pneus et l'aspergeant d'essence façon "Los Mags" pour obtenir ce qu'il demande et enfin baratinant le garde-frontière pour rentrer aux States dans la voiture de Ronnie criblée de balles. Un putain d'épisode pour une putain de série.

  • Zapata

    Morceau choisi de sa page Wikipedia: "Emiliano Zapata se "maria" au moins 27 fois, son dernier mariage étant le seul qui prit des apparences de légalité, possédait en outre une espèce de harem, composé de femmes blanches, métisses et indigènes et portait deux gros revolvers et une machette, outil agricole qui lui servait aussi bien à corriger ses enfants, qu'à battre ses femmes ou faire sauter une tête." C'est exactement ainsi que je me représente un révolutionnaire mexicain.

  • Levi's

Les Mexicains ont joué la Coupe du Monde 78 en Levi's. Plutôt réussi.

Pourquoi ils vont perdre

Leur paire d'attaquants (Blanco et Franco) affiche 70 ans au compteur.

Uruguay

Population: 3,5 millions (129ème rang mondial)

Capitale: Montevideo

Trois choses que m'évoque ce pays

  • La Coupe du monde 1930

    Les amateurs savent que l'Uruguay a gagné la première Coupe Du Monde en 1930, et ce pour 2 raisons: a) ils avaient la meilleure équipe. b) ils jouaient à la maison. Mais pourquoi le français Jules Rimet est-il allé organiser sa toute nouvelle épreuve à l'autre bout de la planète, forçant ainsi les équipes européennes à un long voyage (France, Belgique et Roumanie ont partagé un paquebot pendant 15 jours...)? Pour récompenser les Uruguayens, champions olympiques en 24 et 28, mais aussi pour célébrer le centième anniversaire de l'indépendance du pays. Ce qui me mène à mon second point.

  • Pourquoi l'Uruguay est-il un pays?

Minuscule, sous-peuplé, coincé entre deux immenses voisins: est-ce bien raisonnable? Le continent sud-américain aurait pu se passer de l'Uruguay et c'est bien ce qui a failli arriver. Pour simplifier grossièrement, le jeune Brésil aurait voulu récupérer ce territoire, mais Argentins et Uruguayens se sont battus ensemble contre les lusophones et ceux-ci ont laissé tomber à condition que l'Uruguay soit indépendant et pas une province argentine de plus. Le tout avec la bénédiction des Anglais. A l'époque, c'étaient les maîtres du monde.

  • U-R-GAY

    Uruguay = U-R-GAY = You Are Gay = T'es qu'un pédé = Trop marrant. Hein, Homer?

Pourquoi ils vont perdre

On n'est plus en 1930. Ni en 1950.

France

Population: 64 millions (21ème rang mondial)

Capitale: Paris

Trois choses que m'évoque ce pays

  • La Tour Eiffel

    Et Paris. Paris, c'est la France, non?

  • La Gastronomie

    Ah, l'Art De Vivre à la Française... Aucune vulgaire chaîne de fast-food n'aura de succès ici, c'est certain.

  • Le Luxe

    Toutes les femmes françaises (tout du moins les Parisiennes, le reste on s'en tape) se baladent en tailleur Chanel, non? A ce propos, une citation: "J'ai pris comme je devais ces compliments, car si les Français, autrefois, entendaient vanter avec plaisir leur littérature, leur monarchie et leurs armées, ceux du XXème siècle bouillonnent de joie dès qu'on fait la moindre allusion à leurs couturiers et à leurs parfumeurs" Roger Nimier "Le Hussard Bleu" 1950

Pourquoi ils vont perdre

Raymond, Nico, Jerem', Titi, Yo, Francky, etc: des prénoms pareils, ça sent bon la lose.

22 mai 2009

Tous ensemble sur Twitter

J’ai fini par craquer. J’ai rejoint un « réseau social en ligne ». Non, ne vous précipitez pas sur facebook, vous n’y retrouverez pas mon nom (les 3 raisons pour lesquelles je n’ai pas rejoint facebook : personne ne m’y a invité ; je suis modérément intéressé par les photos des gamins de mes amis ; je ne peux pas les forcer à faire semblant de s’intéresser aux photos de mes gamins).
Je suis par contre un nouveau membre de la communauté la plus tendance et la plus exponentielle du web : Twitter.
Ou comment rester en contact permanent avec moi, 140 caractères à la fois.
A la base, le site permet de se tenir au courant de ce que font vos « amis », que vous « suivez », et de leur laisser des petits mots , ou « updates », de 140 caractères maximum, sous l’intitulé « What Are You Doing ?». Par exemple, « Ce midi j’ai mangé des nouilles » (32 caractères) ou « Hier soir je suis allé au ciné avec Jessica et après je l’ai niquée sur le canapé. » (83 caractères). L’application pour téléphone portable laisse quant à elle entrevoir des possibilités de communication sans limite qui donnent le tournis (« Je marche dans la rue », 22 caractères ou « Merde, le feu vient de passer au rouge, je vais être en retard au boulot ! », 75 caractères.) Mais je n’ai pas encore franchi ce cap-là. Mes pouces sont lents.

Les médias, sociétés et personnalités US se sont saisis du principe à bras-le-corps pour faire leur promo, car tout le monde peut « suivre » sa star préférée (je me contente pour l’instant de Bill Simmons) en plus de ses copains qui n’ont rien à dire. Personnellement, je compte m’en servir pour essayer de faire le malin, comme une sorte de blog plus spontané. Et réagir en direct à la victoire brestoise à Guingamp ce soir. Vous allez adorer.

21 mai 2009

Practice your English

Raison n°148 pour laquelle je suis un inadapté social : je pense en anglais la moitié du temps (la raison n°52 est « je suis persuadé que je vaux mieux que toute cette populace » et la raison n°11 « j’habite encore chez ma mère »). C’est très pratique quand on va à New York et qu’on se sent comme un poisson dans l’eau (voyez avec quelle subtilité je glisse que Manhattan est en gros ma résidence secondaire), mais plutôt handicapant quand il s’agit d’engager la conversation avec des gens à qui l’on n’a rien à dire. Ou quand on a la prétention d’écrire un blog en rêvant de devenir Bill Simmons. 

Anyway, si vous voulez comme moi progresser en langues étrangères et vous couper un peu plus de vos concitoyens, voici quelques étapes de la marche à suivre :

- risquer la coupure de votre abonnement Internet et l’abolissement du reste de la civilisation en téléchargeant des séries US moyennement intéressantes en VO non sous-titrée.  A propos, la dernière saison de The Office est ratée, mais il me reste toujours mes fichiers d’Arrested Development.

- se concentrer sur les sites web américains. N’aller sur lequipe.fr que pour se moquer, lemonde.fr que pour s’en foutre et allez-brest.com que pour se défouler. Quand vous serez bien au point, vous pourrez comme moi écrire des messages de protestation enflammés sur le forum de votre Fantasy Baseball League parce qu’on nous vous laisse pas échanger Mark Buerhle contre Troy Percival : "I need some explanations. I just accepted a trade with Dog Park Growlers for Percival for Buerhle, then the deal get vetoed by the commish. For good reason apparently because now the same commish is dealing with the same team for the same player! A few hours later! Sorry if I feel cheated by this move. Is this because I'm in first place, so I'm not allowed to improve my team? Well you might as well kick me out of the league, because I'm gonna win this thing anyway... PS: for all of you out there, yes, I'm looking for a closer. Maybe we can work on a fair deal just to see it get vetoed by the commish. Thank you."

- commander des livres en anglais sur amazon.com. OK, là c’est pousser le bouchon un peu loin. Mais je n’ai pas regretté mon dernier achat.

- combler ses moments creux (allô Sisyphe ?) grâce à une habile sélection de podcasts. Fini la radio depuis 2 ans, adieu Saccomano, les pubs atroces, les deejays analphabètes et Radio-Bobo. Au lieu de ça, un bel iPod et des heures d’écoute ininterrompue, avec notamment les podcasts espn:

  • The Herd : Colin Cowherd est un sale con, ça ne l’empêche pas d’avoir des opinions valables et de donner des leçons de vie que je devrais reprendre à mon compte, telle que: Stop being such a loser !

  • PTI : en matière de débat sportif, les américains ont Wilbon et Kornheiser, nous Pierre Ménès et Philippe Lucas. C’est trop injuste.

  • Fantasy Focus Baseball : parce que gagner une Rotisserie League ne s’improvise pas.

  • The B.S. Report : je continue à être fasciné par les interminables discussions entre Simmons et son vieux pote de fac JackO à propos des Yankees et de la télé-réalité. C’est sans doute parce que je n’ai pas d’amis avec qui partager mes opinions sur ce genre de sujets.

- et puis il faut avouer qu'il est difficile de faire mieux en matière de podcast qu'Adam Carolla. Ce type est un pur génie. Faites-moi confiance.

Une dernière chose enfin pour récompenser ce qui lisent encore ce blog et qui sont venus à bout de ce post insipide. J'ai consulté dans le détail le dernier MAXIM HOT 100. Conclusion: pas spécialement impressionné. D'abord, les 3/4 sont des inconnues (je n'avais jamais entendu parler de la numéro 1, et c'est un problème), et puis il y a vraiment trop de déchets (un bon 60%) pour un "Hot 100". Quand on range ces filles sous une telle bannière, ça rend même le plus pathétique des losers exigeant. Quoiqu'il en soit, Angelina Jolie, Britney Spears et Penelope Cruz ne devraient pas être sur cette liste, ni sur celle des remplaçantes. Michelle Obama à la 93ème place est une plaisanterie et Fergie une abomination. Sinon, j'aime assez les anglaises brunes à frange qui chantent de la pop gnangnan (15 et 40), Charlize Theron devrait toujours être dans le top 10, et les trois filles les plus sous-cotées sont la n°33, la n°57 et surtout la n°68. C'est elle sur la photo. Ne me remerciez pas.   

 



11 mai 2009

Le Télégramme de Guingamp

« IMMENSE GUINGAMP »

« FABULEUX »

« LE TRIOMPHE DES GUINGAMPAIS »

« NOEL LE GRAET, UN DIEU VIVANT »

Trois unes d’affilée (j’ai inventé la quatrième) en très gros caractères et j’ai réussi à ne pas m’étrangler avec mes Chocapic. C’est que j’étais bien préparé. Le quotidien avec lequel j’ai appris à lire est à la solde du diabolique Le Graët depuis trop longtemps pour me prendre par surprise. Quoique le choix d’illustrer sa première page avec le Führer de l’Argoat brandissant la Coupe plutôt qu’avec un joueur m’aura causé une légère nausée, je l’avoue. C’est ce qui m’arrive à chaque fois que des journalistes abandonnent toute forme de dignité. Au « Télégramme » d’aller désormais au bout de ses idées et de se délocaliser dans le trou du cul de la Bretagne, au plus près de ses lecteurs, et de consacrer quatre à cinq pages quotidiennes à cette machine à faire rêver qu’est l’En Avant. Le Graët est parvenu à faire de Guingamp le club unique que tous les Bretons doivent supporter, nul doute qu’avec l’appui des médias il nous forcera un jour à tous parler breton, porter des sabots, et faire de lui notre Guide Suprême.

PS : je vous encourage à visiter letelegramme.com et à répondre « OUI » en masse à la question Internet du jour : « Guingamp peut-il gagner la Coupe d’Europe ? » Quand on est dirigé par Lucifer en personne, tout peut arriver. La preuve. 

24 avril 2009

La fabuleuse histoire du foot à Brest

Trois jours que je ne me déplace plus sans ma bassine. A propos, si vous voulez bien m’excuser un instant, je ne me sens pas très bien…
Et me voici de retour, un vomissement plus tard. Je comprends désormais ce que ressentent les femmes en début de grossesse. Sauf qu’au lieu d’un fœtus, c’est un ballon de foot aux couleurs du drapeau breton qui enfle à l’intérieur de moi. Et ça fait mal.
Les raisons de ces nausées à répétition ? Résumons.

- Vannes joue la finale de la Coupe de la Ligue ce weekend. Vannes. Vous aussi, vous ignoriez tout de l’existence d’un club de foot à Vannes il y a encore quoi, quinze jours ? Vannes. Ils sont passés pros il y a 6 mois. Le Télégramme (anciennement « de Brest », mais ils ont récemment supprimé la mention inutile, ça faisait trop plouc) a sorti ce vendredi un très joli supplément spécial de 12 pages pour célébrer l’événement. J’en recommande vivement l’achat rien que pour pouvoir le brûler. De rage.

- Rennes-Guingamp en finale de la Coupe de France. Découvrant l’autre soir la qualification des sbires de Le Graët, j’ai ri comme un demeuré, les yeux fixés sur le score final. Quoi de plus naturel quand on ne sait comment réagir face à une nouvelle inattendue et très, très, très mauvaise. Et puis je suis allé dégueuler. Le Télégramme (si les décérébrés du Kop brestois se la jouent à la « Continental » dans les locaux du journal dans les jours qui viennent, trouverai-je la force de feindre l’indignation ? Probablement pas.) ne se sent plus de joie et fait dans l’hyperbole. La Bretagne du foot en est fête. Tous les Tréguer et les Le Floc’h se tiennent par les petits doigts au fest-noz.

- Et pendant ce temps, le Stade Brestois se noie dans le ridicule. 17ème de D2, humilié par le bouffon Fernandez mardi à Reims (3 buts encaissés en 20 minutes à 11 contre 10, où comment inscrire son nom dans le Livre des records), présidé par un ferrailleur et plus méprisé encore que lors de la liquidation en 92. La Coupe ? Tandis que nos formidables amis bretons se goinfrent de finales, les quarts restent un Graal inaccessible. Le stade ? En ruine, mais pourquoi en changer ? Il a toujours senti l’urine et le béton qui s’effrite, alors pas de panique. Les joueurs ? Inutile de s’acharner.

Je ne vais pas poursuivre, d’ailleurs je sens que je vais être à nouveau malade. Je voudrais simplement poser cet ultimatum aux décideurs, quels qu’ils soient, afin qu’ils mettent un terme à ma misère de « supporter » : rendez-nous Yvinec et sa caisse noire, ou bien faites sauter Francis-Le-Blé. Merde.

23 février 2009

Comment survivre en février

Que fait le gouvernement ? Des semaines que je manifeste contre la crise et le manque cruel de top-models en bikini dans ma vie sans que personne ne daigne répondre à mes – légitimes – revendications. A se demander si les classes sociales en difficulté/minorités visibles/populations en détresse/victimes de la conjoncture économique/syndicalistes bornés/assistés congénitaux/raclures trotskystes sont écoutées dans ce pays.
Et puis l’édition 2009 du Sports Illustrated Swimsuit Issue est parue en ligne.
Si je regarde cette couverture suffisamment longtemps, je peux imaginer ce que c’est que d’être Leonardo DiCaprio et d’emmener sa petite amie à la plage. Ça compenserait presque le manque de prime exceptionnelle-parce-que-c'est-dégueulasse-et-Sarko-y-fait-rien-et-comment-je-fais-pour-m'acheter-un-écran-plasma-et-les-banquiers-on-leur-donne-des-milliards-et-moi-je-veux-des-sous-pour-aller-au-ski-et-Sarko-il-est-méchant-et-la-vie-c'est-trop-injuste.


A part ça, que s’est-il passé ce mois-ci ?

Pittsburgh a battu Arizona 27-23 lors du dernier Superbowl (je n'ai que 3 semaines de retard). Comme l’an passé, un match plutôt moyen avant qu’un final de folie ne voie l’équipe qui avait ma préférence se faire battre par un touchdown de dernière minute. C’est la dernière fois que je m’investis un temps soit peu émotionnellement dans la NFL. Du moins jusqu’en juillet pour un nouveau come-back de Brett Favre.






Le cyclisme, l’athlétisme, la natation, le ski de fond, l’haltérophilie et le pentathlon moderne sont peut-être des sports de drogués, mais tout le monde le sait et, soyons clairs, tout le monde s’en fout. Personne ne gagne le Tour de France à la Volvic et aux Panzani, ceux qui le nient s’appellent « journaliste » ou « organisateur ». Les joueurs de base-ball se dopent aussi, et pour les Américains il est temps de l’accepter et de passer à autre chose. Dernier scandale en date : Alex Rodriguez, le plus célèbre et le mieux payé des frappeurs de balle en liège. Forcé d’admettre sous la pression qu’il s’était dopé aux anabolisants « entre 2001 et 2003 », soit au cœur de la steroid era, qui vit tomber tous les records du sport les uns après les autres. A-Rod prétend qu’à 26 ans il était encore « jeune » et « stupide » et qu’il voulait se montrer à la hauteur du contrat monumental et inégalé de 250 millions qu’il venait de signer. Plutôt faible comme justification, mais peu importe pour un joueur déjà méprisé par les medias (nouveau surnom : « A-Roid » ) et par les fans pour son incapacité à gagner les matches importants. Et peu importe pour moi : comme A-Rod ne sera pas puni par la ligue, je n’hésiterai pas un instant à le drafter dans mon équipe de fantasy le mois prochain. Qui peut dire non à une ligne de stats pareille ? .307 BA/125R/42HR/133RBI/21SB (estimation personnelle pour 2009)






Dans son dernier article passant en revue les 40 joueurs NBA qui valent le plus sur le marché, Bill Simmons s’interroge sur les 10 athlètes les plus connus au monde, tous sports confondus et tous continents inclus. Cela mériterait probablement une étude approfondie, mais voici ma liste (si vous en avez une autre en tête, je suis ouvert à vos suggestions):
-Kobe Bryant, LeBron James, Yao Ming (NBA)
-Beckham, Cristiano Ronaldo, Ronaldinho (Foot)
-Federer, Nadal (Tennis)
-Tiger Woods (Golf)
-Michael Phelps (JO)

On n’est plus en 1994, ce qui explique sans doute en partie pourquoi je n’avais pas la moindre envie de regarder le NBA All-Star Game. Ces exhibitions sont dépassées, surcotées, inutiles. Quand on en a vu une, inutile de remettre ça, surtout quand la NBA n’est pas foutue d’y envoyer ses meilleurs joueurs (David West plutôt que Kevin Durant ? ? ? ). Et d’ailleurs, ce que tout le monde retiendra de l’édition 2009, c’est Shaq qui danse avec un masque. Certains trouvent ça génial.







J’ai fini par retourner à Francis-Le-Blé pour encourager l’équipe de mon cœur. Ce fut, contre toute attente, une bonne idée, avec une victoire bienvenue face à l’ogre angevin (sérieusement…) et une volée victorieuse d’El Jadeyaoui qui, vue de l’autre bout du stade, paraissait clore une fois pour toutes la discussion sur le but brestois de la saison 08-09. Et accessoirement m’interdire d’écorcher le nom du buteur d’ici à son transfert. Le lendemain, afin de revivre l’exaltation de la victoire et d’admirer l’exploit de mon nouveau joueur préféré, j’ai parcouru Internet à la recherche d’une vidéo. Sans succès. Youtube, stade-brestois.com, angers-sco.fr, lfp.fr, dailymotion, etc : que dalle. Je ne demandais pas grand chose, un extrait de 15 secondes à l’image douteuse intitulé « El jaoui but brest 2 anger 13209 » m’aurait suffi. Mais non. J’ai dû patienter jusqu’à la toute fin de « Jour de Foot », soit 23h57 le samedi soir, et compatir avec Christophe Josse pour le décès de sa grand-mère (chaque semaine il semble avoir perdu un être cher deux heures avant le début de l’émission) pendant les résumés de Caen-Lorient et Auxerre-Lille pour enfin avoir droit à ma récompense. Et ça me rend dingue. Non que j’aie quoique ce soit de mieux à faire à cette heure du week-end, mais on n’est plus en 1992, pour l’amour du ciel (ni en 1994: il faudrait que j'arrête avec cette nostalgie à l'envers, ça va très vite devenir lourd. Comme le reste) On ne devrait plus dépendre exclusivement de la télévision toute-puissante pour notre dose de foot quotidienne depuis la fin du 56k et des pages web qui défilent à coups de manivelle. Mais les génies à la tête du foot français (et européen : c’est le même problème pour la LDC) pensent sans doute qu’Internet, c’est juste bon pour le porno et les paris illégaux, et que rien ne remplacera ce bon vieux Minitel. Monde merveilleux où je peux donc voir et revoir le résumé de n’importe quel match de NBA, baseball ou foot américain quand j’en ai envie, mais dans lequel il est requit que je me présente devant mon poste de télé à un horaire bien précis et que je supporte les commentaires d’un décérébré pour un peu de foot. Quelqu’un, quelque part, mérite d’être viré.






Et cette vidéo, alors? Postée sur Youtube une bonne semaine après le match par un angevin déçu, mais fair-play. Merci encore, je crois que je vais me la repasser pour la 24ème fois tout à l'heure, rien que pour le commentaire. « On s'était tellement habitué à ce que le SCO ne perde plus qu'on avait du mal à imaginer à ce que ça puisse à nouveau arriver »: le journalisme, ce n'est pas donné à tout le monde.

Pour finir, je suis à présent un fort respectable guitariste sur console. Enfin, du moment que le morceau reste plaisant et accessible aux semi-handicapés de la main gauche comme moi. Exemple convaincant avec « New Kid In School » par les Donnas.






Si vous êtes frustrés de ne pas savoir à quoi ressemblent ces quatre rockeuses, il suffit de demander. Sans surprise, la batteuse blonde est ma favorite.




23 janvier 2009

Tu fais quoi ce week-end? (2)

Une fois de plus, rien de très excitant au progamme. Le bon côté des choses, c'est que ça ne dure que deux jours.

Profiter d'un repos bien mérité (blague) sans avoir à redouter une nouvelle défaite du Stade Brestois. Ils ne jouent pas ce week-end.
Résumé des derniers exploits de ce club exceptionnel: match nul sauvé in extremis contre les bouseux à domicile sur un pénalty plus que généreux ; recrutement d'un joueur pas au niveau (Traoré) sous prétexte que notre entraîneur de niveau mondial (Baticle) l'a eu sous ses ordres chez les jeunes dans un club prestigieux (Auxerre) ; annulation de la victoire à Reims plus tôt cette saison en raison d'une querelle administrative à dormir debout impliquant l'arbitrage ; ces 3 points en moins nous plongent droit dans la zone de relégation ; enfin élimination de la Coupe en prolongations (0-2) à Guingamp ce mardi après une prestation universellement qualifiée de « pitoyable ». Donnez-moi une bonne raison de continuer à supporter ces nases.

Progresser vers un niveau supérieur à Gears Of War 2 et faire gicler le sang de ces saloperies de locustes.
Les lois qui régissent notre société m'interdisent de me promener tronçonneuse à la main, que ce soit dans la rue, un grand magasin ou sur mon lieu de travail. C'est regrettable, car un bon petit massacre d'innocents à la Husqvarna de temps en temps ferait le plus grand bien à ma santé mentale.
Heureusement, il existe des dérivatifs.



Appeler des potes pour aller boire des coups, parler foot et lever des gonzesses dans les bars de la région.
Tant pis pour vous si vous n'appréciez pas le comique de répétition, mais si cette rubrique « week-end » est appelée à devenir récurrente, cette blague le deviendra aussi.

Achever le visionnage de la dernière saison d' « Arrested Development » et me demander comment une série aussi incroyablement fantastique a pu être arrêtée après seulement 53 épisodes.
C'était déjà suffisamment génial comme ça, et puis Charlize Theron apparaît en guest star dans le rôle d'une simple d'esprit dont Michael tombe amoureux? Comme si la série avait besoin d'une actrice aussi phénoménale (je ne parle pas que de ses talents de comédienne). Quoiqu'il en soit, dès que j'arrive au bout des épisodes, je me repasse la totalité du truc. Et pour vous, une sorte de bêtisier pas drôle.




Ne pas regarder la NFL cedimanche puisque pour la première fois depuis 20 semaines, il n'y a plus de matches.
Et c'est bien triste. Le Superbowl XLIII a lieu dimanche prochain, bien trop tard dans la nuit pour que je reste assister à la victoire des Steelers. Pour me consoler, je vais regarder en boucle ce formidable clip, raison n°257 pour laquelle la NFL est la meilleure ligue au monde.

Secouer la tête de haut en bas au son du dernier single de Slipknot.
La tentation de retirer les masques a été forte, mais Slipknot a décidé de revenir aux bases et de tourner des clips « qui font peur ». Un choix commercial discutable, mais les fans purs et durs sont contents. A part ça, le nouvel album n'est pas terrible, mais « Psychosocial » est une putain de chanson. D'abord, quoique cela puisse bien vouloir dire, c'est un titre qui correspond assez bien à ma personnalité. Et puis le refrain est irrésistible: « And the rain will kill us all/ We throw ourselves against the wall/ But no one else can see/ The preservation of the martyr in me »

20 janvier 2009

Keep On Loving You

Depuis que j’ai fait l’effort – minimal – d’apprendre comment intégrer à volonté des vidéos sur ce blog via Youtube, je cherchais une excuse pour proposer une orgie de clips outrageusement ridicules et rire aux dépens de musiciens mal conseillés (ou n’ayant honte de rien).
Il me manquait simplement un prétexte, un angle d’attaque.
Une fois de plus, c’est de Chuck Klosterman, le pape américain de la pop culture pour trentenaires désabusés qui ont trop écouté Mötley Crüe, que m’est venue l’inspiration (un terme largement excessif, mais mon vocabulaire est limité).
Dans son recueil d’articles, « Chuck Klosterman IV », figure en effet la description plus ou moins détaillée d’une croisière d’un nouveau genre, à savoir 7 jours à travers les Caraïbes avec en prime la montée à bord de 3 mastodontes du classic-rock pour autant de concerts exclusifs: Styx, REO Speedwagon et Journey.

Injustement (?) méconnus dans nos contrées, même par moi (sauf Journey), mais très populaires (surtout Journey) dans leur pays au cours de la décennie 75-85, ces groupes (ou ce qu’il en reste) survivent aujourd’hui en jouant virtuellement n’importe où pour des fans nostalgiques qui ne se lassent pas d’entendre le répertoire qui servait de base à toutes les mix-tapes confectionnées à l’époque pour leurs futures épouses ou amours déçus (vous allez comprendre).
Bien sûr, pour les puristes et les branchés, Journey & co. représentent ce qu’il y a de pire dans la rock music.
Je ne sais pas si je suis d’accord. D’après mes recherches, ils représentent surtout ce qu’il y a de pire en matière de mode capillaire.

Styx

Pour autant que je sache, les morceaux de Styx suivent tous un schéma identique : le chanteur se met au piano et se prend pour Elton John (voire Freddie Mercury) pendant 2 minutes avant de laisser des guitaristes blonds envoyer la sauce et reprendre en chœur le refrain. Tout comme le tube « Lady », que vous connaissez sans le savoir, « Come Sail Away » est un parfait exemple de cette formule.
NB : le chanteur est torse nu sous son gilet, vous vous en rendrez compte quand il en aura fini avec son piano. Je tenais à vous prévenir, ça peut faire un choc.


Honneur ultime, le morceau est suffisamment célèbre pour avoir inspiré les créateurs et fans scatophiles de South Park.



REO Speedwagon

Les clips qui suivent défient toute tentative d'explication, alors je vous laisse savourer. Sachez simplement que « Keep On Loving You » (1981) et « Can't Fight This Feeling » (1984) ont chacune atteint le sommet des ventes de singles.






Journey

Le moins pire des trois, auteur de l'immortel « Any Way You Want It ». Ce morceau est si bon qu'il sert de bande-son dans deux épisodes des Simpson. Fugitivement dans l'épisode où Homer emmène Flanders à Las Vegas: Flanders est en voiture avec sa famille (Maude, Rod et Tod) et se fait doubler par une décapotable où s'agitent au son de Journey trois créatures de rêve avec grand-père Simpson au volant (en réalité pris en otage, ne me demandez pas pourquoi). Le meilleur moment de l'épisode restant Homer se mettant à genoux pour implorer son épouse d'une nuit: « Mais chérie, je peux encore changer! ». Passons. « Any Way You Want It » est aussi la chanson qui retentit à la fin de l'épisode dans lequel Homer organise un « faux kidnapping » avec le fils indigne de M. Burns pour regagner l'affection de celui-ci et que tout se termine par une fête endiablée dans la rue (Lisa: « Mais d'ou vient cette musique? Et tout cet alcool qui coule à flots? ») Puisqu'on y est, écoutez le récit que Larry Burns, la quarantaine, fait de sa vie à son père qui l'a abandonné et qui cherche à rattraper le temps perdu : « Ben, j'ai été à l'orphelinat jusqu'à mes 18 ans, et puis j'ai trouvé ce boulot à la boutique de souvenirs... Oh, et puis une fois j'ai vu un dirigeable! » Je pourrais parler des Simpson toute la journée mais je conclus en disant qu'on devrait tous connaître « Any Way You Want It » par coeur. D'ailleurs il le faudra bien pour pouvoir assurer à Rock Band:



Mais j'avais promis un clip « outrageusement ridicule ». Une visite rapide sur Youtube vous prouvera que Journey en a produit son quota. Des types avec un peu trop de temps libre ont même jugé bon de tourner un remake de « Separate Ways ». Une réussite totale, notamment grâce à un louable souci du détail, jusque dans le débardeur de Steve Perry. Et je le répète, ceci est un remake, pas une parodie. Faites-vous plaisir après ça et allez trouver l'original.

09 janvier 2009

Tu fais quoi ce week-end?

On est vendredi et, de façon à limiter le nombre de fois où je me dirai « Putain, qu’est-ce que je vais bien pouvoir foutre ce weekend, vivement lundi » en dessous de 50 cette année, j’ai décidé en 2009 de faire des projets pour chaque samedi et dimanche. Je démarrerai par des objectifs raisonnables afin de ne pas trop décevoir mes attentes et me forcer à revenir dès la semaine prochaine à l'ancien système qui consiste à attendre que ça se passe tout en maudissant le jour de ma naissance. Voici donc la liste des « trucs que j’ai prévu de faire (ou pas) ce weekend »

Listen to too many stupid espn podcasts and then cursing myself for thinking in english all the time.
By the way, when do you know that you’ve really gone too far ? I say it’s when you’re trying to write a new entry for your oh-so-clever blog and that the only shit you can come up with is some sentences in english that are full of idiomatic expressions such as « no brainer » or « worst player ever ». In the immortal words of Troy Aikman, I think I’m doing a GREAT JOB of screwing up my french syntax.

Rester au chaud à la maison et suivre l’évolution du derby sur internet.
Traitez moi de dégonflé ou de supporter du dimanche, mais il y a tant de bonnes raisons de ne pas se rendre à Francis-Le-Blé ce soir. D’abord, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais il fait froid. 2 heures dans un stade pourri (on va y revenir), ouvert à tous les vents et seulement de la Tourtel glacée comme remontant : non merci. Ensuite, non seulement le Stade Brestois va présenter un spectacle lamentable sur le terrain, mais surtout il va perdre. L’équipe ne vaut pas un clou. Je n’ai jamais eu le malheur d’assister en personne à une défaite face aux bouseux, il est hors de question que ça m’arrive un jour. Enfin, je commence à penser que notre président, Guyot le ferrailleur, est le pire de tout le foot pro, au point que je songe sérieusement, la prochaine fois que je doublerai un camion-benne vert rempli de métal rouillé sur la voie-express, à lui faire une queue de poisson pour l’envoyer dans le fossé. Voyez plutôt son bilan de la semaine. Contre les intérêts de son club et de ses supporters, Guyot a accepté de bon cœur de décaler le choc des 16èmes de finale de la Coupe de France à Guingamp (encore eux), se couchant ainsi devant Concarneau (qui ça ?) et Le Graët (alias le fossoyeur du Brest Armorique et rien de moins que l’être le plus maléfique de l’histoire des Côtes-du-Porc). Ce simple fait le discrédite pour toujours à mes yeux, mais le coup de grâce aura vraiment été son annonce, lors des vœux pour la nouvelle année, de la construction d’une nouvelle tribune de 5000 places à l’horizon 2010-2011 dans le vieux et croulant Francis-Le-Blé. Vraiment ? Voilà l’ambition du club ? Où est passé le projet du futur « Grand Stade » moderne avec un vrai parking, des vraies tribunes, des vrais sièges, des vraies buvettes et plus de préfabriqués derrière un but ? Disparu, visiblement, comme mes espoirs de gloire pour mon équipe. Ce rafistolage, cette tribune bâtarde pour cacher la misère et parer au plus pressé, c’est tout simplement l’aveu que le club se sent bien en D2 et se prépare à y rester le plus longtemps possible. Brest, ou le nouveau Laval du football français.


Regarder les playoffs NFL en direct son mon ordi et prier pour que mon putain de modem arrête de se déconnecter toutes les 3 minutes.

Baltimore Ravens à Tennessee Titans, samedi 22h30 (heure française)
Les experts l’ont suffisamment répété dans la semaine, ce match sera « très physique » avec beaucoup de « contacts très durs ». Par opposition à quoi ? Aux autres matches du weekend qui s’apparenteront plus à des collégiennes qui jouent au volley ? Bref. Ces 2 équipes se ressemblent comme deux gouttes d’eau, avec un excellent jeu de course (léger avantage Titans), une défense terrifiante (avantage Ravens), un quarterback à qui on demande surtout de ne pas perdre la balle et avec un bras puissant pour lancer une passe longue de temps en temps (avantage Collins le vétéran sur Flacco le rookie) et un coach qui ne fait pas d’erreur flagrante (avantage Fisher le vétéran sur Harbaugh le rookie). Trois avantages pour Tennessee, en plus de jouer à domicile : Titans 20, Ravens 17.

Arizona Cardinals à Carolina Panthers, dimanche 2h00
Je le regarderai en différé, merci de poser la question. Et puis l’équation est assez simple : Arizona ne sait pas gagner à l’extérieur, Carolina est invaincu à la maison cette saison. TDs pour DeAngelo Williams et Steve Smith dès le premier quart-temps, Panthers 34, Cardinals 21.

Philadelphia Eagles à New York Giants, dimanche 19h00
Le choc médiatique de ce tour entre deux rivaux qui se détestent. Mais si Philadelphie a de la chance d’être là (concours de circonstance improbable pour se qualifier en playoffs, puis victoire contre les Vikings dimanche : battre Tarvaris Jackson coaché par Brad Childress n’est pas franchement un exploit), aucune équipe ne m’a plus impressionné que New York cette année. Les champions en titre continuent leur route, Giants 23, Eagles 14.

San Diego Chargers à Pittsburgh Steelers, dimanche 22h30
En parlant de chance, la présence des Chargers à ce stade de la compétition tient littéralement du miracle. Mais Tomlinson est blessé, la défense de Pittsburgh est étouffante et la série doit bien prendre fin, non ? Steelers 17, Chargers 10.
PS : c'est sans doute une bonne chose que ce match ait lieu dans la froidure de Pittsburgh (pas de cheerleaders) plutôt que dans la douceur californienne. J'ai frôlé la crise cardiaque l'autre jour quand NBC a enchaîné une pause publicitaire avec ça:


Appeler des potes pour aller boire des coups, parler foot et lever des gonzesses dans les bars de la région.
Ha. Ha. Ha. C'était juste pour voir si vous suiviez.

Ecouter le dernier album de Nine Inch Nails sur mon iPod
Je n'ai découvert l'existence de « The Slip », sorti au printemps 2008, qu'il n'y a quelques semaines. Sans doute parce que je me fais vieux, que l'industrie du disque est en lambeaux et que le précédent NIN, « Year Zero » était extrêmement décevant. Non que ce nouvel album atteigne les sommets de « Broken » et « The Downward Spiral », mais on peut au moins l'écouter en entier sans zapper en permanence. Et Trent Reznor s'est coupé les cheveux.







Travailler l'agilité des doigts de ma main gauche et le timing de la droite pour enfin exceller à Guitar Hero.
Bon, je ne me fais pas d'illusion, jamais je n'aurai le niveau pour maîtriser le mode « expert » et jouer « The Kill » en me prenant pour un des branleurs de 30 Seconds To Mars.





Je me console comme je peux en regardant le clip librement inspiré par « Shining » de Kubrick (un film que je n'ai pas besoin d'avoir vu étant donné toutes les parodies et hommages qu'on a pu lui rendre). Et j'aime bien me moquer des poses de Jared Leto (le chanteur beau gosse qui faisait l'acteur avant de se lancer dans l'emo-rock pour ados et trentenaires aux goûts de chiotte: j'adore cette chanson).



31 décembre 2008

2008: le meilleur

Comme promis, j'enchaîne rapidement avec ce qu'il faut retenir de positif de l'année 2008.
En espérant que le réveillon se passe bien pour vous.

(Les meilleurs) Matches de foot (de l'année 2008)

France/Pays-Bas, 1-4, le 13 juin
Oubliez les digues, les moulins, les sabots, les tulipes, le gouda, les coffee-shops, les canaux d’Amsterdam et tous les clichés gnangnans : les Hollandais sont des sales cons arrogants. Spécialement les joueurs de foot. Regardez donc Robin Van Persie célébrer un but qu’il vient de marquer et osez me dire que vous ne crevez pas d’envie de lui coller votre poing dans la figure. Bien sûr, s’il le fait contre les Bleurks, c’est tout de suite plus facile de se retenir. Et puis comment ne pas pardonner à Robin, Ruud, Wesley et leur amis le soir où ils s’allient pour envoyer pour de bon à la retraite l’archétype du sale con arrogant en short : Lilian Thuram.

Pays-Bas/Russie, 1-3 après prolongations, le 21 juin
Oubliez la vodka, la collectivisation forcée, le Bolchoï, le goulag, les frères Karamazov, les chœurs de l’Armée Rouge, Tchernobyl et Ivan Drago : la Russie peut aussi produire de sacrés footballeurs. Et on leur doit le match de l’année. J’étais tout excité dans mon salon, c’est vous dire.

Voyage

Las Vegas, du 21 au 27 mars
Je savourais une Bud Light à 8 dollars, allongé sur ma chaise longue et profitant de la douce chaleur de cette fin d'après-midi, lorsque retentirent dans les haut-parleurs disposés tout autour de la piscine du Hard Rock Hotel les premières notes du chef d'oeuvre « Lifestyles of the Rich & Famous » par Good Charlotte. Un (très) bref instant, je fus empli d'une sentiment inhabituel: celui d'être cool.



Sportifs

Hatem Ben Arfa
Sa technique individuelle hors du commun n’a d’égale que son absence totale de vision du jeu, mais son année 2008 en tous points remarquable en fait un chouchou personnel que je ne pouvais laisser de côté. Retour sur les évènements : mécontent de son temps de jeu à Lyon, il se fâche avec l’encadrement et certains de ses coéquipiers, dont Benzema (ils ne se parlent plus, et je jubile rien qu’à imaginer l’objet de leur différend). Après avoir boudé ostensiblement sur le banc lors de la finale de la Coupe de France remportée par son équipe, il est transféré en juillet à Marseille (toujours un choix de carrière judicieux), non sans causer une énième brouille Aulas/Diouf. Là, ses coups d’éclats initiaux laissent vite la place à de nouvelles confrontations avec ses nouveaux camarades (arrêtez de l’embêter les mecs, ça devient lourd), et Ben Arfa décide de ne pas rentrer en jeu contre le PSG, sans doute parce que Gerets ne le lui avait pas demandé assez gentiment. Il s’en sortira avec une réprimande et des excuses publiques lues sur un prompteur. Enfin, il ne pourra pas s’empêcher de balancer sur son ancien club quelques jours avant le match contre Lyon en décembre. Une saison bien remplie pour un garçon attachant. Il me tarde de le voir cirer le banc à Bolton. Dès le mois de janvier.

LeBron James
Pas de débat.



Album

Weezer, « Weezer » ou « The Red Album », sorti le 3 juin 2008
Je préférais le Rivers Cuomo mal dans sa peau des premiers albums, mais Weezer reste très écoutable. 2 tubes irrésistibles (« Troublemaker » et « Pork & Beans »), une curiosité épique (« The Greatest Man That Ever Lived ») et quelques morceaux corrects sont bien suffisants pour en faire l’album de l’année à une époque où, si l’on n’achète plus de disques, c’est surtout parce que l’on est trop paresseux pour les écouter en entier.



Fantasy

Les ligues de Rotisserie Baseball ne sont pas seulement les mères de toute la génération fantasy, elles restent la référence absolue quand il s’agit de mesurer la valeur d’un joueur. En clair, il faut être un sacré nerd pour en gagner une. Surtout une ligue ultra-compétitive avec 14 équipes et des effectifs de 30 joueurs (!)… Bref, je pourrais vous parler des heures de ma victoire dans la Whiners league, de ma stratégie et de ma persévérance, mais ça serait franchement ennuyeux. Sachez simplement que c’est l’accomplissement dont je suis le plus fier cette année. Fantasy ou pas.

Site web

espn.com
Disons que mes journées seraient sensiblement bien moins remplies sans la possibilité de visiter ce site une moyenne de 7,8 fois par jour.

Jeux Olympiques

Usain Bolt
L’homme qui court le plus vite et celui qui court le plus longtemps. Voilà les 2 seuls titres que les JO devraient décerner. Et comme personne n’a envie de se taper plus de 2 heures de marathon à la télé, il nous reste le 100m. Bolt a explosé le record du monde en s’arrêtant à quinze mètres de l’arrivée. Après ça, ils auraient dû annuler le reste des épreuves.

Etats-Unis/Espagne, 118-107, le 24 août
Grâce à la magie combinée du décalage horaire et de la stupidité des programmateurs, je n’ai pu suivre la deuxième mi-temps de la finale des JO que le dimanche matin vers 12h. Apparemment la finale d’un sport insensé nommé « handball » dans laquelle étaient impliqués des blaireaux portant un maillot bleu avait la priorité sur tout le reste ce matin-là. Je pouvais bien attendre un peu, de toute façon. Un animateur décérébré n’avait répété que quatorze fois dans la matinée « Restez avec nous, après le « handball » nous allons revivre la victoire des Américains dans la finale du basket. » Merci pour le suspense. Quoique je n’aurais peut-être pas supporté la tension, le niveau de jeu exceptionnel, Navarro rendant fous les défenseurs US, Fernandez dunkant sur Howard et finalement Kobe et Wade qui sortent les actions décisives. Quel match. Bill Simmons a avoué qu’il se sentait 3% plus cool pour être un des rares à être resté debout pour le suivre en direct. Pour ma défense, il y a longtemps que j’ai renoncé à être cool.

Film

Tonnerre sous les Tropiques, de Ben Stiller
Profondément débile et extrêmement bien foutu, le film vaut le coup rien que pour la performance de Robert Downey Jr dans le rôle d’un acteur australien qui joue un soldat noir. A prendre en compte néanmoins, le fait que je vais entamer ma septième année consécutive sans avoir mis les pieds dans une salle de cinéma, et que donc « Tonnerre sous les Tropiques » n’a pas énormément de concurrence.



Chansons

« Surrender », par Cheap Trick, 1978
C’est moi qui écrit le règlement ici, et je n’ai vu nulle part qu’un morceau sorti il y a 30 ans ne pouvait pas être élu « chanson de l’année ». Quoiqu’il en soit, avant 2008 je n’avais jamais entendu ce classique absolu, et si vous êtes toujours dans ce cas, voici quelques raisons pour vous de le télécharger : personne ne créera plus jamais de tels chefs d’œuvre pop à la puissance dévastatrice propulsés par une production aussi énorme ; « Surrender » figure au palmarès des 500 plus grandes chansons rock de tous les temps publié par Rolling Stone il y a quelques années (bien que la validité d’une telle liste soit sérieusement compromise par la présence de plusieurs chansons d’Elton John et par la 3ème place de l’abominable « Imagine » de Lennon.) ; les noms comptent dans le rock n’roll : vous voulez que votre chanteur préféré s’appelle Robin Zander ou Jean-Louis Aubert ? ; je ne suis certes pas un modèle à suivre, mais vous adorerez reprendre le refrain en chœur dans votre voiture. Gueuler un bon coup en rentrant du boulot est hautement recommandé.

« No One Like You », par Scorpions, 1982
Si je suis un hard-rockeur en herbe aujourd’hui, mon but est d’atteindre cette perfection. Je veux la même efficacité, le même contraste couplet calme/refrain énervé, les mêmes paroles débiles et surtout le même son de guitare qui définit le genre. Je n’hésite pas non plus à pousser le souci du détail jusqu’à rebaptiser les membres de mon groupe Rudolph, Matthias, Herman et Klaus. Et puis, en parlant de reprendre en chœur dans sa voiture : There’s NO ONE LIKE YOU-OU !/I can’t wait for the nights with you/I imagine the things we do/I just wanna be loved by yooou-ou/NO ONE LIKE YOU-OU !

Match de football américain

Indianapolis/San Diego, 24-28, le 13 janvier
AFC Divisional Game, vu en streaming sur un site illégal et à un format timbre-poste (depuis j’ai sagement investi 250 dollars dans le NFL Gamepass HD). Chassé-croisé en tête, scénario haletant, dernier quart-temps irrespirable, Billy Volek ( ! ? !) gagne le match pour les Chargers, Philip Rivers a une grande gueule (mais quelle passe de TD pour Chambers…) et le RCA Dome est bon pour la casse. La NFL est la meilleure ligue pro de la planète.



Comique

Larry David
Plutôt que de choisir un « comique » en vogue à 30 centimes d’euro (Dubosq ? Foresti ? Omar & Fred ?… Ha Ha Ha), et comme les candidats à un oscar « Pour l’ensemble de son œuvre » du genre Clavier, Bedos ou Dieudonné sont tous bons pour l’euthanasie, allons-y pour l’historique créateur de « Seinfeld » et actuelle star du pseudo reality-show « Curb your enthusiasm ». Où l’on s’aperçoit que la vie est un désastre relationnel au quotidien, même pour un multimillionnaire en pré-retraite dans les quartiers rupins de L.A.



Motivation en chanson


Imagine how it would be
To be at the top
Making cash money
Go and tour all
Around the world
Tell stories about
All the young girls


Prodigy – Girls

Activité de plein air

Y a-t-il un plus beau son que celui d’un ballon de basket qui, sans même effleurer l’arceau, déchire le filet ? Les Américains disent que l’on entend alors « Swish ». Je pencherais plutôt pour « Chlak » ; mais qu’importe. Une douce soirée de printemps, personne pour me faire chier, faire tourner le ballon (6 euros à Décathlon) au bout de mon majeur, dribbler entre mes jambes, écouter Ravitz et Berry, shooter encore et encore et oublier que je suis un loser. Chlak. Pas de meilleure sensation au monde.

Série TV comique

Arrested Development
Difficile de ne pas récompenser « The Office », mais j’ai déjà proclamé ici mon amour pour Michael Scott et les aventures à Dunder Mifflin sont toujours en cours et actuellement visibles sur Canal dans une VF atroce, alors je me permets de rendre hommage à la brillante mais défunte série « Arrested Development ». Merci de vous la procurer et de visionner rapidement un maximum d’épisodes afin de m’aider à résoudre ce dilemme : Tobias, le beau-frère moustachu, est-il réellement le plus ridicule des membres de la famille Bluth ? GOB ne mérite-t-il pas au moins autant cette distinction ?



Cuite

Trois secrets pour une cuite réussie : qu’elle vous ait aidé à rendre agréable un moment potentiellement pénible ; pas de séquelles physiques (dégâts matériels/membres fracturés/gueule de bois) ; pas de séquelles psychologiques (« Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait/dit/vomi ? ?). Une théorie que j’ai mise en application avec succès lors de ma visite annuelle aux Transmusicales de Rennes début décembre. En effet, j’y ai descendu suffisamment de Heineken pour rapidement passer outre le fait que les concerts étaient mauvais, le tout en faisant profil bas pour éviter les ennuis et, dans une certaine mesure, le ridicule, avant de bénéficier de la présence d’un copain sobre et bienveillant pour me faire passer les multiples contrôles de gendarmerie au retour. Que demande le peuple ? Oh, et j’allais oublier : mal de crâne inexistant au réveil ! Si seulement c’était tout le temps comme ça.

Nana

Odette Yustman
Découverte par hasard la semaine dernière lorsque la bande-annonce d'un film qui fait peur (« The Unborn ») a été diffusée au cours d'un des innombrables temps morts d'un match de foot US. A chaque fois que je pose les yeux sur la photo ci-dessous, j'ai du mal à respirer et je ne sais plus comment je m'appelle.


Série TV dramatique

The Wire
« Just a gangster, I suppose. » - Avon Barksdale
Baltimore. XXIème siècle. Des flics, des voyous, des politiciens, des travailleurs, des paumés. Je n’en dirai pas plus. Faire le malin et essayer de décrire en un paragraphe le génie de la meilleure série de l’histoire de la télévision ? Peine perdue.



Livre

« Le monde comme volonté et comme représentation », par Arthur Schopenhauer (1818)
Tel le médecin qui vous annonce que vous êtes atteint d'une maladie incurable, Schopenhauer est le seul philosophe à la fois assez lucide et assez honnête pour se permettre de vous asséner à longueur de pages la vérité crue: votre vie n'a pas de sens. Extrait:
Déjà en considérant la nature brute, nous avons reconnu pour son essence intime l'effort, un effort continu, sans but, sans repos; mais chez la bête et chez l'homme, la même vérité éclate bien plus évidemment. Vouloir, s'efforcer, voilà tout leur être; c'est comme une soif inextinguible. Or tout vouloir a pour principe un besoin, un manque, donc une douleur; c'est par nature, nécessairement, qu'ils doivent devenir la proie de la douleur. Mais que la volonté vienne à manquer d'objet, qu'une prompte satisfaction vienne à lui enlever tout motif de désirer, et les voilà tombés dans un vide épouvantable, dans l'ennui; leur nature, leur existence leur pèse d'un poids intolérable. La vie donc, oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui; ce sont là les deux éléments dont elle est faite, en somme. De là ce fait bien significatif par son étrangeté même: les hommes ayant placé toutes les douleurs, toutes les souffrances dans l'enfer, pour remplir le ciel n'ont trouvé que l'ennui.


Si seulement Arthur avait connu la Playstation et les fantasy leagues.

2008: le pire

Plus que quelques heures avant la fin de l'année, c'est le moment ou jamais de faire le bilan.
Vous me permettrez de commencer par me débarrasser du pire, avant de me concentrer sur le meilleur.
Et oui, c'est ma bonne résolution pour 2009: place à l'optimisme.
C'est parti.

(Les pires) Matchs de foot (de l'année 2008)

Marseille/Strasbourg, 4-3, le 17 mai
Je sais, ça n’est que le match qui a donné aux Marseillais le droit d’aller se faire humilier en Ligue des Champions cet automne, mais quand même. Chacune de leur victoire reste une injure faite à la justice internationale et à la dignité humaine.

Stade Brestois 29/Vannes Olympique Club, 0-1, le 5 décembre
Appelez-moi nostalgique ou même vieux con, mais on ne m’enlèvera pas de l’idée que le monde était un meilleur endroit où élever ses enfants lorsque le Brest Armorique martyrisait Marseille et Bordeaux pendant que l’UCK Vannes et le Véloce Vannetais poursuivaient leur rivalité locale dans d’obscures divisions aujourd’hui défuntes.

Mois

Janvier et février ont été pourris (peuvent-ils être autre chose ?), mars s’en sort in extremis grâce à un périple à Vegas, avril n’avait rien de folichon, mai et juin furent OK, juillet majoritairement désagréable, août plus merdique qu’on aurait pu l’imaginer, septembre et octobre tous les deux sauvés de la misère noire par un enchaînement Canada/Portugal, et décembre au final pas si horrible pour un mois qui accumule les « fêtes » (anniversaire, Noël, St Sylvestre) spécialement conçues pour vous abattre le moral. Reste donc novembre. Félicitations, novembre, pour la deuxième année consécutive et la troisième en quatre ans, tu es le pire mois du calendrier.

Album

Metallica, « Death Magnetic », sorti le 12 septembre 2008
Ma passion adolescente pour Metallica a été malmenée cette année. Le plaisir de réécouter « Master Of Puppets » a d’abord disparu dans des circonstances malheureuses, et ensuite ça. Je n’attendais franchement rien de cet album (le making-of du précédent, St Anger, était 100 fois plus intéressant que le disque lui-même), mais pas au point d’abandonner au bout de 2 écoutes (très) partielles. Les critiques peuvent raconter ce qu’elles veulent et parler de « retour au sources réussi », nous ne sommes plus en 1988, et je ne vais pas supporter sans broncher 75 minutes de riffs inextricables, de changements de rythme sans but et d’agression surfaite. Désolé. Après le premier morceau, « That Was Just Your Life », on peut passer à autre chose.

Sportifs

Brett Favre
Vous ne savez sans doute pas qui il est (essayez Google), mais au nom de tout le peuple américain qui a suffisamment souffert en 2008, je voudrais lui dire ceci :
Please retire, Brett. NOW !

Fabrice Jeannet
Deux fois médaillé à l’épée à Pékin (argent en individuel, or par équipes), Jeannet a trouvé le moyen d’être à la fois mauvais perdant et insatisfait dans la victoire. La grande classe. Ça n’était pas franchement nécessaire, mais merci de nous avoir rappelé pourquoi il était si important de mépriser l’escrime et les escrimeurs une fois tous les quatre ans.

Site web

Celui que tu es en train de lire, espèce de loser !

Jeux Olympiques

Michael Phelps
« 8 médailles d’or !» « Le plus grand athlète de tous les temps ! » Pitié. 4 nages. 236 distances. Des relais. C’est de natation que l’on parle ici les amis. Le sport de ceux qui ont du mal à se mouvoir sur la terre ferme et qui sont maladroits avec un ballon. Vous êtes probablement un athlète plus complet que Phelps. Todd Gallagher est certain de l’être.

Jean-François Lamour
Notre ancien ministre escrimeur, pendant la cérémonie d’ouverture : « Vous vous rendez compte qu’il n’y aura pas cette année d’épreuve masculine de fleuret par équipe ! » Les salauds. Encore un coup de George Bush.

Le BMX
La France est en panne de médailles ? Pas de problème, donnez des bicross à 6 gonzesses, faites-les tourner sur un circuit bosselé pendant 30 secondes et il y aura une breloque au bout pour celles qui ne se seront pas cassé la gueule. Sitôt dit, sitôt fait, je vous présente Anne-Caroline Chausson et Laetitia Le Corguillé, héroïnes nationales.

Les femmes françaises
Dans leur infinie sagesse, les Grecs Anciens non seulement n’envisageaient pas de faire participer les femmes à leurs épreuves sacrées, ils leur interdisaient aussi l’accès à Olympie (j’ai appris ça dans Astérix). Devinez quel pays serait bien inspiré de réclamer un retour aux bonnes vieilles traditions antiques ? La France. Avec seulement 7 médailles féminines sur un total de 40, il serait temps de forcer bobonne à rester à la maison. Pour de bon.

Chanson

Sans en avoir entendu une seule note (Dieu m’en garde), c’est avec confiance que je puis affirmer que la pire chanson de l’année se trouve sur le nouvel album de Bénabar.

Match de basket

San Antonio/Utah, 119-94, le 21 novembre
Pas toujours évident de se remettre dans le bain de la NBA quand la NFL vous obsède depuis 3 mois. Ça ne m’empêche pas de jeter un œil à une affiche quand Canal+ Sport se donne la peine d’en programmer une à un horaire décent un samedi matin. Sauf que ma raisonnable excitation pour ce choc de la conférence Ouest retombe rapidement. Dès qu’apparaissent les 5 de départ, à vrai dire. Quoi ? Ronnie Price, C.J. Miles et freakin’ Kosta Koufos ? ! ? Où sont les champions olympiques D-Will et Boozer ? A l’infirmerie. Côté Spurs, même musique, les insupportables Tony P. et Ginobili sont blessés. Pas grave, ils dominent largement une partie où règne l’ennui le plus total. Quand soudain Roger Mason se met à enquiller les paniers à 3 points comme des lancers francs, j’ai au moins la satisfaction de l’avoir drafté au dernier tour de ma fantasy league. Et puis je me souviens que la veille j’ai négligé de l’insérer dans mon lineup. Il est sans doute temps d’éteindre la télé et de retourner se coucher.

Balade urbaine

Ce qui s’appelle se jeter dans la gueule du loup. Ou comment j’ai fait l’erreur de déambuler dans les rues de Rennes un samedi après-midi de décembre tout en sachant que j’allais être massivement confronté à trois des choses que je supporte le moins bien : les gens, le shopping, et les bobos aux alentours de la quarantaine qui se promènent avec dans une main un sac en papier à l’aspect étudié contenant une chemise et un pull pour un prix compris entre 250 et 400 euros, et dans l’autre une compagne habillée avec goût et dont le charme vit ses derniers semestres. Ugh. Pas un temps à mettre un misanthrope dehors.

Commentateur sportif

Stéphane Guy
Thierry Gilardi est peut-être décédé, mais il est toujours parmi nous grâce à tous ces commentateurs qui font fructifier son héritage. A propos, petite leçon de journalisme sportif : on ne dit pas « Alex Ferguson », mais « Seuralex » ; on ne dit pas « Manchester United », on dit « L’équipe de Seuralex » ; on ne dit pas non plus « Cristiano Ronaldo », mais « Le protégé de Seuralex ». Enfin on ne crie pas « Quel but ! », on crie « Regardez la joie de Seuralex sur le banc de touche ! »

Comique

Gad Elmaleh
Dans un effort ultime et surhumain de socialisation, je me suis rendu cet été au festival de Carhaix. Sans grand intérêt, la programmation musicale était agrémentée par la mise en vedette d’un comique à succès qui ne m’avait jamais fait marrer, mais je tâchais de laisser mes a priori de côté. Après tout, avec une ou deux bières dans le nez, Gad se révèlerait peut-être hilarant. J’avais tort. Gad Elmaleh n’est pas drôle. Même après 3 bières. Il en est d’ailleurs conscient, car son spectacle évacue très rapidement les blagues pourries (sur les GPS…) et les sketches débordants d’imagination (sur la paternité) pour lui permettre de jouer les chauffeurs de salle en scandant un à un des noms de villes bretonnes (merci au péquenot qui lui a filé la liste, la foule a adoré), puis les auteurs-compositeurs-interprètes avec des « chansons » au piano et à la guitare indignes d’un spectacle de fin d’année pour des CE1. Entre la réaction délirante du public et des jeunes femmes de ma connaissance prêtes à lui sauter sur les genoux pour jouer les groupies (« Il est drôle, il est riche… et en plus il est beau ! ! ! »), je mentirais si je disais que je ne me sentais pas légèrement embarrassé. A dire vrai je n’attendais qu’une chose, c’était que la terre s’ouvre sous nos pieds pour engloutir la scène et les 50 000 lobotomisés qui tapaient dans leurs mains. Bref, ce cauchemar n’avait qu’assez duré. Et puis Bob l’Eponge (quoi que ça puisse être) est apparu. Revoir cette séquence en réalité bien plus longue que les 2 minutes de la vidéo ci-dessous me donne envie de dégueuler tripes et boyaux.



Match de football américain

Superbowl XLII : New York Giants/New England Patriots, 17-14, le 3 février
Le plus grand Superbowl de l’histoire, David qui abat Goliath, la défense héroïque des Giants, le miracle absolu de l’action Manning-pour-le-casque-de-Tyree et le rêve de perfection des Patriots qui s’effondre à 35 secondes de la fin du match. Wow. En tant que « supporter » des Pats et du duo si facile à détester Brady/Belichick, disons qu’on ne pouvait pas faire pire.


Motivation en chanson

C'est la lutte finale
Groupons nous et demain
L'Internationale
Sera le genre humain
.

Fantasy

DeAngelo Williams en échange pour Willie Parker, le 14 octobre
Sur le papier, c’était l’échange parfait, du genre que l’on enseigne dans toutes les bonnes écoles de fantasy football : vendre un joueur surprise dont la valeur ne sera jamais plus haute (Williams, 2 saisons décevantes mais un match à 3 touchdowns le dimanche précédent) et acheter un joueur confirmé au cours très bas (Parker, de retour de blessure). Ça n’a pas marché. Les traders de Wall Street ont peut-être perdu des milliards, mais ça n’était pas leur argent, ils ne sont pas si stupides. Moi j’ai dû me contenter d’une médaille en chocolat dans ma ligue et regarder impuissant triompher le nouveau propriétaire de Williams, avec ses 16 touchdowns (are you kiddin’ me, DeAngelo ?) en 10 semaines pendant que le prétendu « Fast Willie » moisissait sur mon banc avec 1 misérable TD en 10 misérables semaines. Worst. Trade. Ever.

Blessure

DeAndre Brown. Rien ne vous oblige à regarder.



Cuite

Lorsque votre patronne (et néanmoins amie) vous invite chez elle pour un barbecue en compagnie d’autres collègues de travail, il faut bien entendu accepter sans hésitation. Toutefois, il y a également un certain nombre de restrictions : ne pas croire que l’on a 21 ans à nouveau et que c’est une bonne vieille soirée biture comme à la fac ; ne pas inconsidérément déboucher des bouteilles de vins quand personne ne vous le demande ; ne pas réclamer une cigarette alors que vous ne fumez jamais ; ne pas demander l’hospitalité passé minuit parce qu’il est évident que vous ne serez pas en état de reprendre votre voiture ; ne pas accepter de bière à 4 heures du matin ; ne pas se coucher avec la tête qui tourne et être immédiatement malade ; ne pas se lever tard le lendemain matin avec la gueule de bois et quand tout le monde est parti ; ne pas boire le café qu’on vous propose gentiment et être immédiatement malade ; en résumé, ne pas passer pour un pauvre type. Un week-end de juin, j’ai échoué à respecter chacun de ces commandements de base. Dès lors, comment s’étonner d'avoir perdu mon boulot et de ne pas avoir reçu de carton d'invitation pour le réveillon?

Expression

« A un de ces quatre. »