08 juin 2006

Pensées en vrac avant le Jour J

  • Comme me l'a fait remarquer un lecteur pointilleux, sans doute un instit, mes posts précédents sont truffés d'une faute de grammaire à répétition. En effet, si l'on dit "une défaite française", il faut écrire "les Français ont perdu" avec une majuscule. Vous aurez rectifié de vous-même. Mille excuses.
  • 1 milliard et demi de Chinois, et pas UN pour casser une jambe à Thierry Henry...
  • Mais pour ça on peut toujours faire confiance à Cissé, qui vient de faire officiellement son entrée dans le Hall Of Fame des joueurs les plus remarquables (au sens où on ne peut pas le rater) de l'histoire : le sprint, les pompes, les cheveux, les reprises en lucarne ou au-dessus de la tribune, la jambe gauche cassée en deux, il avait déjà tout. Depuis hier soir, et la nouvelle fracture ATROCE (côté droit, cette fois) qui va mettre fin à sa carrière (espérons-le pour lui, il était sur le point de signer à Marseille), Djibril mérite plus que tout autre sa place au Panthéon de l'horreur sur un stade.
  • Je pose la question: cela valait-il le coup de rappeler un joueur, en l'occurence Govou? Il va falloir se remettre au jogging, Sidney.
  • Au moins, ce remplacement ne remettra pas en cause l’équilibre racial des Bleurks.
  • Autre interrogation, j'avoue que je n'ai pas de réponse: est-ce bon signe pour une équipe quand, après trois bouts de match, Ribéry devient son meilleur joueur?
  • En parlant de Ribéry, pourquoi faut-il que le public s'enflamme dès qu'il touche la balle? Aurais-je manqué un épisode? Et comment les vraies stars des Bleurks vont-ils le prendre?
  • Les agences de pub doivent s'arracher les cheveux: comment vendre l'image de Franky? Seuls Monsieur Bricolage et Tuning Magazine seraient susceptibles d'être intéressé pour le moment. Quant à Calvin Klein et Hugo Boss, ils réservent leur réponse.
  • Je paierais cher pour voir la tête d’Abidal quand Domenech va lui apprendre que le groupe de la France est composé de la Suisse, de la Corée et du Togo et pas du Mexique, du Danemark et de la Chine, et que le tournoi démarre seulement la semaine prochaine.
  • Après le forfait de Ballack, les chances d’Angela Merkel de faire partie du onze titulaire allemand lors du match d’ouverture sont plus élevées que jamais.
  • Le Brésil est tellement favori que je commence à douter d’eux.
  • Evidemment, ils restent mon équipe n°1.
  • En attendant l’équipe qui éliminera les Bleurks.
  • 7 juillet 2014, Rio de Janeiro, stade Maracana, finale de la Coupe du Monde : Brésil bat Chine 1-0. La France ? Pas qualifiée, malgré Franky.
  • Je peux me tromper, mais les Italiens seront sans doute les plus motivés de toute la compétition. Mais ils ne passeront peut-être pas le premier tour.
  • J’ai hâte de connaître la prime promise pour chaque but marqué par joueur(s) saoudien(s).
  • Le mollet de Ballack, le pied de Rooney plongent Allemands et Anglais dans l’angoisse. Les pauvres, ils peuvent se plaindre, ça n’est rien à côté de la cuisse de Zidane il y a 4 ans.
  • Parenthèse NBA pour annoncer le début des finales Dallas-Miami cette nuit à 2h. Pronostic : Dallas en 6 matches.
  • Histoire de la ramener un peu, je rappelle que j’en suis à 12-2 pour mes prédictions pendant les playoffs, soit dans le Top 5 des « experts » US.
  • Mes 10 vœux pour le Mondial :
    - l’élimination de la France
    - l’élimination de la France
    - l’élimination de la France
    - l’élimination de la France
    - l’élimination de la France
    - le jubilé de Zidane contre le Togo
    - l’interview de Domenech le 9 juillet, en duplex de St-Hélène
    - la noyade de Gilardi dans ses propres postillons
    - la fracture à faire blêmir de la jambe de Cissé (déjà fait ? Ah, désolé, rayez cette ligne)
    - le but de Robert Malm contre la France

05 juin 2006

Préparez les défibrillateurs

J'ai du mal à croire qu'on y soit déjà. Juin, ses soirées interminables, ses nuits d'angoisse et ses séances de tirs au but.
Mais, plutôt que de crier avant d'avoir mal, je préfère me préparer à l'inévitable.
Voici donc mes prédictions pour les PHASES FINALES.

Huitièmes de finale

Allemagne bat Angleterre (1-1, tirs au but)
J'ai hâte d'y être: la pression MONUMENTALE autour de ce match (la plus grosse rivalité du foot international, cent, que dis-je, MILLE coudées au dessus de France/Allemagne ou même Pays-Bas/Allemagne), l'intensité physique, le public, les buts à l'arraché (Ballack sur pénalty, Terry sur corner) et l'inévitable séance de t.a.b pour départager les deux équipes comme au Mondiale 90 et à l'Euro 96, pour un même résultat: Beckham au-dessus, l'Allemagne en quarts.
Suède bat Costa Rica (2-0)
D'où l'intérêt de terminer en tête de son groupe, ou comment passer en quarts sans trop se fatiguer.
Argentine bat Portugal (1-0)
Belle affiche mais match médiocre entre des portugais jamais dans le rythme et des argentins fatigués par un premier tour très difficile. Riquelme rate un pénalty en première mi-temps mais Cruz reprend un corner de la tête dans le dernier quart d'heure et donne la victoire aux argentins.
Côte d'Ivoire bat Mexique (2-1, après prolongations)
A 10 contre 10, personne ne lâche et les crampons volent au niveau des genoux. Sur un contre à la 114ème, Kalou est servi au point de pénalty, sa frappe croisée est détournée par le gardien. Pas suffisamment. Poteau rentrant.
Italie bat Japon (2-1)
Le meilleur match de ces huitièmes. Les japonais sont rapides, techniques, les italiens leur courent après toute la première mi-temps mais Totti marque sur coup-franc. Le travail des nippons finit par payer et ils égalisent à la 72ème, avant le but de Del Piero, inexistant depuis de début du tournoi, dans les arrêts de jeu.
Brésil bat Etats-Unis (3-1)
Les Yankees ont écoeuré le Monde en se qualifiant, ils vont le faire trembler une nouvelle fois. La frappe de Donovan sur le poteau à la 87ème aurait en effet envoyé le match en prolongations et fait douter les dieux du foot. Le contre de l'ultime minute et le but d'Adriano gonflent un score final flatteur pour les brésiliens.
France bat Tunisie (3-0)
La réaction de Roger Lemerre : "Je souhaite à la France de poursuivre sa route le plus loin possible." On te croit sur parole, Roger... Et les félicitations à Domenech, elles viennent quand?
Corée du Sud bat Espagne (0-0, tirs au but)
Je vous avais promis l'effondrement espagnol, il est là. Raul rate un pénalty en deuxième mi-temps (encore?), le "prodige" Fernando Torres frappe la transversale en prolongations et le cauchemar de 2002 se répète pour les espagnols aux t.a.b.

Quarts de finale

Allemagne bat Argentine (1-0)
Encore un match laid pour la Mannschaft, mais une p... d'intensité, des argentins trop lents et un coup-franc dévié de Frings permettent aux allemands de continuer à croire au miracle.
Suède bat Côte d'Ivoire (1-1, tirs aux buts)
Drogba aurait tant voulu le faire, porter son pays en demi-finales, faire de la Côte d'Ivoire le premier pays africain de l'histoire dans le dernier carré. Il aurait fallu mettre ce tir au but dans le cadre, Didier.
France bat Italie (1-1, tirs au but)
Et ça recommence... A ce stade, j'ai fui à plus de 50 kilomètres de tout poste de télévision. Quelque part au large d'Ouessant, en gros.
Brésil bat Corée du Sud (2-0)
Ils sont déjà les meilleurs, alors si en plus le programme des brésiliens n'est pas plus difficile que ça...

Demi-finales

France bat Allemagne (1-1, tirs au but)
Ma valise pour le Pérou est prête.
Brésil bat Suède (2-0)
Vous vous demandez peut-être ce que la Suède fait là, mais c'est assez simple: une équipe solide, un parcours facile, et le tour est joué. Comment les turcs ont-ils atteint les demis en 2002? En battant le Sénégal en quarts, le Japon en huitièmes et la Chine en poule. Equipe solide, parcours facile.

Finale

Brésil bat France (5-0)
Seul au sommet du Machu-Picchu, je contemple le Dieu-Soleil, auquel je viens de sacrifier une jeune vierge afin de prouver toute ma gratitude. Le vol du grand condor m'indique ma prochaine direction. Il est temps de rentrer au pays.

01 juin 2006

Bis zu die Weltmeisterschaft

Ras-le-bol d'attendre? Rien à foutre du suspense? Vous voulez savoir dès maintenant QUI va gagner la Coupe du Monde?
Si vous avez lu ou entendu les commentaires qui ont suivi France-Danemark, vous êtes sans doute soulagés, vous avez eu votre réponse: la victoire ne peut échapper à Zizou et ses "copains".
Et tant pis s'il y a 31 autres équipes.
Mais vous faites peut-être partie des incrédules, voire des mécréants-traîtres-à-leur-patrie comme moi.
Ou bien vous êtes simplement un accro de la Coupe du Monde qui n'avait pu suivre qu'une misérable dizaine de matches en 2002, frustré par les horaires extrèmes-orientaux. Cette année vous n'hésiterez donc pas à passer un samedi après-midi ensoleillé devant Portugal-Iran et République Tchèque-Ghana (le 17 juin).
Personnellement, c'est bien ce que je compte faire, étant bien décidé à dépasser la barre des 50 matches (sur 64). Mais avant de me goinfrer de foot, et plutôt que de risquer mes économies dans des paris clandestins du genre "Qui sera le premier togolais à marquer un but?" ou "Combien de buts Trinidad et Tobago va-t-il encaisser?", voici ce que vous attendiez tous, mes PRONOSTICS POUR LA COUPE DU MONDE !

NB: ce qui va suivre est basé à 5% sur des données objectives comme "Ronaldinho joue dans l'équipe du Brésil", "Rooney a le pied cassé" ou "L'effectif togolais comporte DEUX joueurs brestois(Malm et Safilou)", 90% d'intuition et 5% de pile ou face (on en reparle au moment des huitièmes).

Groupe A
Les allemands ont d'ores et déjà fait aussi bien que les français de 98: ils ont gagné le tirage au sort. Angela Merkel a sans doute en tête de promouvoir le "football féminin" et de s'aligner au sein de l'attaque teutonne lors du match d'ouverture. Cela n'empêcherait aucunement son pays de se qualifier et serait comme une énorme pierre dans le jardin de ceux qui pensent que les femmes devraient se contenter de la natation synchronisée et du beach-volley.
L'autre qualifié pourrait logiquement être la Pologne, mais la présence de Bak(!) dans leur défense ainsi que le souvenir du Costa Rica baladant les Bleurks à Fort-de-France me donnent envie d'attribuer une prime "Club Med".
Le match à ne pas rater: Allemagne-Pologne, le 14 juin à 21h.
Jamais neutres, ces rencontres entre deux pays au contentieux historique, disons, KOLOSSAL. Je fais confiance aux commentateurs pour nous abreuver de "les allemands occupent totalement le camp polonais" et "Schweinsteiger vient d'éliminer toute la défense polonaise!" aux résonances douteuses.
1. Allemagne 2. Costa Rica 3. Pologne 4. Equateur

Groupe B
OK, sur le papier, seul le milieu de terrain brésilien peut rivaliser avec celui des anglais. Mais qui va marquer des buts? Et qui va arrêter les tirs adverses? Et si Rooney est finalement déclaré inapte, qui vont-ils appeler? Teddy Sherringham? De plus, l'Angleterre va retrouver la Suède, toujours explosive en début de compétition, et qu'ils n'ont plus battu depuis la reine Victoria. Pourtant ils devraient s'en sortir, malgré le Paraguay, hyper dur à jouer mais privé de Roque Santa Cruz (ce nom! A mon prochain séjour sur Terre, je veux m'appeler comme ça). Quand à Trinidad (ou Trinité, si vous préférez), s'ils marquent un seul but dans le tournoi je suis prêt à renoncer à mes droits sur Roque.
Le match à ne pas rater: Suède-Angleterre, le 20 juin à 21h.
Où les anglais échouent une fois de plus face aux vikings (1-1) et se dirigent tout droit vers un huitième face à leur pire ennemi, sans Rooney ni Beckham (expulsé à la 71ème pour un deuxième carton).
1. Suède 2. Angleterre 3. Paraguay 4. Trinidad et Tobago

Groupe C
"Tan-tan!" Vous avez compris, c'est le cri du "groupe de la mort". Et si l'histoire du football peut nous être utile, c'est parce qu'elle nous apprend que les gros, ici argentins et hollandais, laissent toujours des plumes, et souvent leur peau, dans ces situations. Les bataves sont annoncés partout comme des quasi-favoris, mais ils sont jeunes et inexpérimentés. Les argentins étaient passés à la trappe en 2002 (rappelez-vous, ils étaient censés être les seuls rivaux des Bleurks), ils auront donc la rage en plus d'un petit génie (Messi). Les ivoiriens sont des MONSTRES physiques. Les serbes sont des... yougos, donc ce sera tout ou rien. De mon point de vue, les hollandais vont tout perdre au 3ème match contre les argentins, charge au vainqueur de l'autre match d'en profiter. Et je pense que les ivoiriens n'ont aucune envie de laisser passer l'occasion et de risquer un retour au pays problématique.Les geôles présidentielles sont prêtes, au cas où...
Le match à ne pas rater: Argentine-Côte d'Ivoire, le 10 juin à 21h.
N'ayant pas vu les argentins depuis 98, il me tarde de savoir s'ils ont les moyens d'aller loin, tout comme les ivoiriens, dont le potentiel (du moins pour les titulaires) fait peur. On va enfin savoir.
1. Argentine 2. Côte d'Ivoire 3. Pays-Bas 4. Serbie-et-Montenegro

Groupe D
Peut-être le groupe le plus faible de l'histoire de la Coupe du Monde. Au moins on pourra y voir l'Angola accrocher 0-0 ses anciens colonisateurs portugais. Mais surtout, en raison de la présence de l'Iran, ce groupe sera soumis à des règles exceptionnelles, à savoir:
- Premièrement, la fédération iranienne se voit autorisée à récuser tout arbitre, arbitre-assistant, ramasseur de balle ou spectateur ayant quelque ascendance israëlite.
- Deuxièmement, tout résultat défavorable à l'équipe d'Iran sera soumis à ratification par une commission internationale comprenant des membres du G8, du Conseil de Sécurité de l'ONU ainsi que de la Ligue Arabe. Tout appel déposé par les Gardiens de la Révolution Iranienne sera suspensif.
- Enfin, troisièmement, en cas de carton rouge brandi par l'arbitre à un joueur iranien, celui-ci sera autorisé à poursuivre la partie, suite au veto mis par la Chine et la Russie qui s'opposent à toute sanction infligée à l'Iran et à ses représentants.
En résumé, le classement final de ce groupe pourrait être connu aux alentours de juin 2008.
Le match à ne pas rater: Iran-Angola, le 21 juin à 16h.
Attention, match à suivre en léger différé sur France 3 Ouest. La chaîne régionale ne réclamait QUE 100.000 euros à la FIFA pour le diffuser, M6 en voulait le double, TF1 le triple.
1. Mexique 2. Portugal 3. Angola 4. Iran

Groupe E
L'autre "groupe de la mort", à peine moins compliqué que l'autre. Les italiens vont devoir cravacher pour ne pas gâcher leur talent, les tchèques ont laissé passer leur chance à l'Euro et les ghanéens sont à peine moins costauds que les ivoiriens. Sinon, la planète entière ne souhaite qu'une chose, l'humiliation des américains. Moi, c'est tout le contraire. Amis Yankees, continuez à dire "F... off !" au reste du monde et passez ce tour.
Le match à ne pas rater: Italie-Ghana, le 12 juin à 21h.
On saura tout de suite si, derrière Lippi, les italiens ont décidé de jouer la carte nous-contre-le-monde et s'ils sont venus là pour faire taire les monceaux de critiques deversés depuis un mois sur la Juve et le calcio. A la Coupe du Monde, pas de matches truqués ! (hum, à peine tapée, déjà suspecte, cette affirmation, non? Enfin, l'Italie n'étant pas le pays organisateur, on peut croire qu'ils se tiendront à carreau.) Je n'ose imaginer la réaction des tifosi si Totti & co ne gagnent pas ce match.
1. Italie 2. USA 3. Ghana 4. Rep. Tchèque

Groupe F
Bonne nouvelle pour le Brésil, Edmilson est forfait! L'ancien lyonnais, indigne du reste de l'effectif, avait failli coûter la Ligue des Champions au Barça avant que Rijkaard ne se réveille et le sorte à la mi-temps de la finale. Ses pertes de balles incessantes étaient pour moi le gros point noir de la sélection brésilienne, désormais ils n'auront plus d'excuses. Le Japon a sans doute les moyens de franchir une nouvelle fois le cap du premier tour, j'espère seulement que les joueurs auront gardé leurs coupes de cheveux Manga de 2002.
Le match à ne pas rater: tous ceux du Brésil, en priant pour que rien n'arrive à Ronaldinho.
1. Brésil 2. Japon 3. Croatie 4. Australie

Groupe G
Vous avez beau avoir lu tous mes posts sur les Bleurks, vous n'imaginez pas à quel point ça me fait mal aux dents d'écrire ça: l'Equipe de France va se balader dans ce groupe. 3-0 contre la Suisse, 2-0 contre la Corée, et contre le Togo, peu importe... Pourquoi pas un doublé de Chimbonda avec Landreau dans les buts? Pour l'autre place, si les coréens ont gardé un peu de leur produit miracle d'il y a quatre ans, ils ne devraient pas avoir de souci à se faire.
Mais quand même, quel groupe pour les Bleurks... Seul le D est plus mauvais.
Les matches à éviter à tout prix: tous ceux de la France, bien sûr. Déjà l'autre soir contre les danois Gilardi était à fond, alors pendant le tournoi... Par contre, si vous aimez Adebayor, alias l'homme qui cause plus vite que son ombre, et que vous voulez le voir une fois à l'oeuvre, tâchez de regarder Togo-Corée, le 13 juin à 15h. Il est plus que probable qu'après cette défaite 2-0 il ne s'engueule avec son coach et rentre au pays.
1. France 2. Corée du Sud 3. Suisse 4. Togo

Groupe H
Ah, l'Espagne. Quand vient le mois de juin, comme l'Allemagne ou le Brésil, elle ne déçoit jamais. Avec elle, le résultat est garanti. Catastrophe au premier tour, effondrement en huitièmes, petit bras en quarts? Faites votre choix. L'Ukraine, elle, ferait figure d'épouvantail, mais je crains franchement que Shevchenko ne soit cramé, et cela devrait profiter aux tunisiens de Roger Lemerre. Qui va pouvoir réaliser son rêve: jouer les français en huitièmes.
Le match à ne pas rater: Tunisie-Arabie Saoudite, le 14 juin à 18h.
Seule rencontre 100% arabophone du tournoi (même si pour Santos, j'ai un doute), un régal pour les commentateurs et l'occasion pour les saoudiens de mieux commencer qu'il y a quatre ans et la défaite 0-8 contre l'Allemagne.
1. Espagne 2. Tunisie 3. Ukraine 4. Arabie Saoudite

Désolé de vous abandonner alors que les choses sérieuses vont commencer, mais je vous le promets: les phases finales vont être terribles.
J'en pleure déjà de rage.

29 mai 2006

Vous vous foutez de moi? n°2

Mes rendez-vous manqués du week-end:

1er épisode: Samedi soir, 30ème minute de France-Mexique, Zidane vient de perdre, sous les ovations du public, son énième ballon. C'est l'instant que choisit Gilardi pour se demander tout haut: "Est-ce que l'émotion ne serait pas en train de jouer des tours à Zinedine?"
Je l'admets, j'ai éclaté de rire.
A la mi-temps, par contre, j'ai dû abandonner ma télé, sentant que j'allais échouer si je devais passer une fois de plus le test de maîtrise de soi proposé à la fin de mon post spécial Gilardi.
C'est une décision que j'ai regrettée, car elle m'a privé des sifflets en direct du Stade de France et de la réaction du duo Larqué-Gilardi (non, ce n'est pas de l'acharnement).
Les Bleurks, soi-disant scandalisés, ont ensuite joué les pleureuses un peu partout dans les media, j'ai presque eu honte pour eux.
Mais qu'on ne s'y trompe pas. A travers Dhorasoo et Barthez, c'est avant tout Domenech que le public siffle. Raymond a finalement de bonnes raisons d'être à ce point obsédé par le 9 juillet. Car seule la présence de l'Equipe de France en finale pourrait désormais l'empêcher d'entrer dans l'histoire comme le sélectionneur le plus méprisé par le public et la presse. Ce qui ne serait qu'un juste retour des choses.

2ème épisode: Occupé à je ne sais quoi, je rate le deuxième Téléfoot historique en 15 jours. Après l'annonce de la liste et le pétage de plomb de Domenech, il se serait produit hier matin une altercation verbale entre Gilardi et Raymond au sujet d'un reportage peu flatteur (?!?!?!) sur le stage des Bleurks à Tignes. Téléfoot qui critique l'Equipe de France? TF1 fâché après Domenech? Gilardi aux prises avec un invité?
Et je rate ça?
Vous vous foutez de moi.

L'usure du pneu avant-gauche

Idéal pour la sieste du dimanche après-midi: le Grand Prix de Formule 1!
Selon les sources, TF1 paierait 25M d'euros par an pour la F1, soit beaucoup plus cher que pour une intégrale de Derrick, dont les vertus soporifiques ne sont plus à démontrer, et qui offrirait à peu près autant de suspense que vingt voitures tournant pendant deux heures sur un circuit.
Les audiences sont bonnes, nous dit-on. Peut-être, mais c'est parce qu'après avoir suivi le départ de la course dans l'espoir qu'une voiture s'empale dans une autre, la plupart des téléspectateurs s'endorment profondément sans avoir eu le temps d'atteindre la télécommande. Les conséquences sont minimes: au réveil, la course est finie, et si l'on se demande ce que l'on a manqué, la réponse est simple: rien. 99 fois sur 100, la voiture en tête au premier virage l'est aussi à l'arrivée.
Pourtant, pendant la sieste, pas moins de quatre commentateurs tentent de faire vibrer les foules au spectacle de bolides dont on change les roues. Et quatre, c'est effectivement le minimum quand il faut trouver quelque chose à dire entre chaque passage au stand.
Et cela donne à peu près ceci:
"Alonso a repris trois centièmes à Raikonnen dans le premier secteur! - Il faut savoir que les prises d'air sur la Ferrari ont été modifiées après les essais. - Encore un tour, peut-être deux avant le ravitaillement pour Schumacher. - Les pneus Michelin sont un peu plus durs que les Bridgestone. - Les ingénieurs de chez Honda ont beaucoup travaillé sur la puissance du moteur cette semaine. - Regardez comme le pneu avant-gauche de Montoya est usé! - Alonso a demandé au stand que l'on modifie l'inclinaison de son aileron avant de quelques millimètres. - C'est toujours délicat de dépasser les attardés. - A 5 tours de l'arrivée, Alonso a course gagnée!"
Au fond, ils ont beaucoup de mérite. Quand l'immense majorité du public ne rêve que de dépassements à répétition et SURTOUT d'accidents spectaculaires, il faut le tenir en haleine avec des centièmes de secondes et des pneus qui s'usent plus vite que d'autres.
Ne reste donc que la vieille ficelle: réveiller les ardeurs patriotiques, faire marcher à fond le bon vieux chauvinisme.
Hélas, là encore, faute de pilote français digne de ce nom, il faut se rabattre sur Renault (ou pire encore: Michelin. Allez les pneus?), et louer à longueur de Grand Prix le "formidable travail des ingénieurs Renault", la "fiabilité du moteur Renault" ou la "capacité de Renault à réaliser les ajustements nécessaires".
Mais, s'il y a de quoi rester pantois face à la célébration ininterrompue d'une marque de bagnole par les commentateurs, ce sont ces énigmes encore irrésolues qui font peur : Existe-t-il des supporters de Renault? Des fans de Renault? Peut-on imaginer des amoureux de la "marque au losange" regardant le Grand Prix avec une écharpe jaune et bleue autour du cou? Au lendemain d'une victoire, ces types-là sont-ils fiers d'aller au boulot en Mégane ou de conduire les enfants à l'école en Scenic?
Je préfère rester dans l'ignorance.

25 mai 2006

Virez-le ! n°1

Thierry Gilardi (pas de photo en lien dans ce post: je n'ai pas pu en trouver une seule où il ne souriait pas) est un héros du "journalisme" sportif français.
Il est au sommet de la pyramide du commentaire: c'est lui qui fait vibrer le pays lors des matches de L'Equipe de France (le fond du gouffre en ce domaine pourrait bien être commenter un seizième de finale de la coupe de la Ligue sur France 3, à Guingamp, un 18 novembre).
Et si Gilardi est le mieux payé de toute la confrérie, c'est tout simplement parce qu'il est le meilleur.
Notez que je dis cela sans ironie aucune.
Gilardi sait comme personne s'enthousiasmer pour un contrôle de Zidane ou un crochet d'Henry. Il sait également prononcer le nom de chaque joueur, même du plus insignifiant (écoutez-le s'enflammer à chaque touche de balle d'"Abidal!"), avec une jubilation qui se communique à tous les téléspectateurs. Il voit toujours le bon côté des choses, a l'éclat de rire facile et entraînant, et son bon sens n'est jamais pris en défaut.
Ajoutez à cela un chauvinisme de bon aloi (dans le respect de l'adversaire, c'est entendu) et vous avez là un homme maîtrisant son art à la perfection, un rêve de président de chaîne, une machine à s'écrier, au cas où, on ne sait jamais : "But pour L'Equipe de France ! Quel but de Thierry Henry ! Ex-cep-tio-nnel!"

Et vous vous demandez encore pourquoi je ne le supporte plus?
A ses débuts sur Canal, Gilardi formait avec Charles Biétry - juste un mot pour regretter une fois de plus la retraite du grand Charles, dont la connaissance interne du jeu et les intuitions psychologiques fulgurantes ne seront jamais remplacées - un duo infernal, inégalé à ce jour, l'alliance du feu et de la glace, de l'exubérance et de l'analyse technique. Il fallait les entendre commenter un match du Marseille de la "grande" époque, les entendre se prosterner aux pieds de Tapie et de ses hommes... Mon Dieu, c'était à se tirer une balle.
C'est là que Gilardi est devenu, par opposition à Thierry Roland le beauf, le prototype du commentateur sympa, bon esprit et volubile.
Postillonnant à tout va, que ce soit dans un stade ou sur le plateau de Téléfoot, intarissable dès qu'il s'agit de donner du "président" à un Tapie, un Aulas ou même un Simonet, déférent en interview au point que même les "Champions Du Monde!" (il n'aura jamais manqué UNE SEULE occasion de le rappeler) au sommet de leur gloire ont dû se dire qu'il en faisait trop, Gilardi a fait de la flatterie à l'égard des puissants une pratique jouissive et quotidienne. Il ne sert pas la soupe à ses invités, il la verse directement dans leur bouche avec un entonnoir.
Pourtant ce n'est pas le pire.
Car Gilardi a fait école.
S'il n'était qu'un cas isolé, il suffirait de couper le son pendant ses matches à lui.
Mais aujourd'hui ce sont TOUS les matches qui sont pollués par le gilardisme.
Les ravages causés chez Canal+ par cette maladie sont indescriptibles. Tant de jeunes commentateurs ont appris leur métier en suivant LE modèle de la chaîne, tous ces Margotton, Balbir, Guy, Berger et les autres qui sont devenus les parfaits clones de Gilardi, chacun désormais parfaitement capable de pourrir à lui tout seul un Lille-Nice (Pardon? Pas besoin de commentateur pour pourrir un Lille-Nice? Qu'est-ce que vous voulez dire?...)
Je préférerais aussi oublier le Christophe Josse de la "formidable aventure messine" (Metz avait atteint les 8èmes de la coupe UEFA), qui a ensuite quitté Canal pour contaminer successivement TF1, France 2 et 3, et désormais M6.
Quant à Christian Jeanpierre, le malheureux n'avait sans doute besoin de personne pour lécher des bottes.
Voilà où nous en sommes. Aujourd'hui si vous voulez regarder du foot à la télé, vous êtes coincé. Quelle que soit la chaîne, un petit Gilardi baveux vous attend.
Thierry Roland NE PEUT PAS prendre sa retraite.

PS: un bon moyen pour tester sa maîtrise de soi: écouter Gilardi jubiler en prononçant "Zinedine Zidane!" et tenter de réprimer une envie de meurtre.

23 mai 2006

Mes 9 plus grands bonheurs en Bleu

L'avant Coupe du Monde, propice aux espoirs les plus fous, est également le temps du souvenir. Et si la vie de supporter peut être aussi belle, c'est d'abord et avant tout parce que l'on sait oublier les épreuves pour ne garder que le meilleur.
Voici donc, en 9 dates et 9 matches (presque tous) historiques, l'anthologie de ma vie en Bleu-Blanc-Rouge.
NB : sachez que, contrairement à Domenech, qui n'a que le "9 juillet" à la bouche (les astres seraient-ils favorables?), je ne suis pas un obsédé des dates. J'ai donc dû passer par des recherches fastidieuses sur l'ignoble site de la fff (allez y jeter un oeil et posez-vous la question: que font-ils de leur pognon?) pour vous présenter ce qui va suivre.

1. France-Danemark (0-2), le 11 juin 2006, Munhak Stadium, Incheon, Corée du Sud.
Pas simplement le meilleur moment de l'histoire de l'Equipe de France, ni même de l'histoire du football: c'est au cours de ce match que ce sont déroulées les 15 meilleures minutes de l'histoire du sport mondial. Et de loin.
Pourrons-nous un jour savourer à nouveau la béatitude absolue de ce dernier quart d'heure, alors que nous savions que tout était fini, qu'enfin nous étions vengés de quatre ans d'infâmies sur le terrain, et de bien pire encore en dehors? Il faut espérer que non.
Les vieilles idoles abattues et foulées au pied. L'imposture enfin révélée. La catastrophe médiatique. Pascal Praud:"La France est la plus mauvaise équipe de cette Coupe du Monde!"
En ce 11 juin 2002, à 10h du matin, le rêve était devenu réalité.


2. France-Sénégal (0-1), le 31 mai 2002, Seoul World Cup Stadium, Séoul, Corée du Sud.
En parlant de rêve, souvenez-vous: décembre 2001 (oui, je sais, c'est un gros effort de mémoire), tirage au sort de la Coupe du Monde: "Ah c'est formidable pour nos amis sénégalais, jouer le match d'ouverture (et se prendre 3-0) contre la France, c'est vraiment le tirage de rêve!" Tu l'as dit.
Aucun effort à faire, en revanche, pour se souvenir de l'atmosphère de 2002. Les pubs, les affiches, les deux étoiles sur le maillot Adidas, les déclarations de joueur comme :"Le plus grand adversaire de la France, c'est la France." La route de la finale était grande ouverte aux Bleurks, à moins que l'Argentine, les seuls à être au niveau, ne leur pose quelques problèmes en huitièmes de finale. Le franco-argentin Trézéguet attendait ça avec impatience.
Le Sénégal? Sympa, pour une ouverture. Tous les Camara auraient droit à un autographe, promis.
L'après-midi du match, je travaillais. Honnêtement, je n'avais pas chercher à me libérer, préférant éviter le massacre et apprendre le score (combien? 3? 4?) en rentrant. Car j'avais tout un plan pour l'Equipe de France: en regarder le moins possible afin d'éviter certains désagréments comme l'ulcère duodénal, la crise de tachycardie, le fracassage de crâne contre les murs et l'infarctus du myocarde.
Seulement, j'ai voulu connaître le score à la mi-temps, ce que j'ai regretté immédiatement: comme si j'avais besoin de faux espoirs...
45 atroces minutes plus tard, avec flash info toutes les dix minutes et d'intolérables arrêts de jeu, l'arbitre siffle et c'est trop beau pour être vrai. Réellement. Car les Bleurks, évidemment, vont se reprendre...

3. France-Grèce (0-1), le 25 juin 2004, Stade Jose Alvalade, Lisbonne, Portugal.
Mais c'est qu'ils ont failli me faire peur !
Après 2 matches, les Bleurks auraient dû se retrouver avec 0 points et rentrer à la maison, mais quelques miracles dignes des pires soirées de l'Euro 2000 les ont portés en quarts de finale, où, autre miracle, ils vont affronter les grecs.
Comment ne pas se dire alors ça y est, c'est reparti...
Mais on ne peut pas gagner à chaque fois après des come-backs improbables et des toiles monumentales de l'adversaire, surtout lorsque le jeu produit est d'une telle nullité. Les grecs marquent une fois, c'est plus que suffisant, et c'est la fin (que l'on croit) de Zidane, Thuram, etc.
C'est aussi le moment de méditer ce que disait le grand Charles Biétry avant le match d'ouverture, Portugal-Grèce: "Vous savez que j'ai pu suivre le dernier entraînement de l'Equipe de France, et je peux vous dire que ce que j'ai vu était ab-so-lu-ment ex-tra-or-di-nai-re. Il ne m'étonnerait vraiment pas que cette équipe aille très très loin dans cet Euro. Les grecs, je les ai vu aussi, c'était pas tout à fait pareil, mais eux on sait déjà qu'ils n'iront pas très loin..."
Tu nous manques, Charles.

4. France-Danemark (1-2), le 17 juin 1992, Malmö Stadium, Malmö, Suède.
Vous l'avez compris, j'aime le Danemark.
Et pas seulement parce que c'est le pays qui a donné naissance à Lars Ulrich.
Les Bleurks de l'époque étant à 90% marseillais ou ex-marseillais, il auraient tout aussi bien pu se présenter sur le terrain avec un maillot ciel et blanc.
Pas besoin d'en rajouter, en pleine période Tapie, pour détester cette équipe, qui de plus vient de livrer l'un des matches les plus fermé, violent et mauvais que j'aie pu voir, contre l'Angleterre (0-0).
En route vers la qualification pour les demis-finales grâce au troisième nul consécutif qui se profile, les Bleurks sont débordés sur l'aile droite et encaissent un but par Elstrup (78ème, vive les danois). Ils ne reviendront plus.
Je peux exulter.
Marseille est éliminé.

5. France-RFA (0-2), le 25 juin 1986, Stade Jalisco, Guadalajara, Mexique.
Ils avaient éliminé mes chouchous (le Brésil), j'avais 12 ans et la rancune tenace.
Tandis que les media réclament la revanche tant attendue, 4 ans après Séville, je deviens supporter de Rudi Völler et de sa moustache, la France rate totalement son match, Platini ne sera jamais champion du monde.
Il faudra attendre six ans avant de s'exciter pour un match des Bleurks.
Parenthèse: êtes-vous récemment tombés sur des images du fameux quart de finale contre le Brésil, célébré à l'époque comme "un des plus grands matches de l'histoire"? Et bien, ça vaut le coup. On croirait voir un autre sport: le jeu va à 2 à l'heure, les joueurs se font des passes en marchant, il n'y a aucun pressing, et chaque accélération est si rare qu'elle déstabilise toute la défense. Moralité, je crains que si on organisait, au hasard, un En-Avant Guingamp 2006/Brésil 1986, ce serait un massacre. Socrates ne toucherait même pas la balle.

6. Islande-France (1-1), le 5 septembre 1998, Laugardalsvöllur, Reykjavik, Islande.
Celui-là, tout le monde l'a oublié, mais comprenez-moi: après l'été que nous venions de vivre, voir les Sauveurs De La France, Modèles De L'Intégration, Rassembleurs De Tout Un Peuple, p... de "Champions Du Monde!" tenu en échec par une pitoyable équipe islandaise, c'était pour moi l'instant le plus proche du bonheur depuis bien longtemps.
On se console comme on peut.

7. France-Belgique (1-2), le 18 mai 2002, Stade de France, St Denis.
C'était le soir où la France devait dire au revoir à ses "Champions Du Monde!", et leur souhaiter, des larmes dans les yeux, bonne chance.
L'avion qui allait les emmener en Corée, eux et les espoirs de tout un pays, décollait le lendemain.
Une belle cérémonie était prévue à la fin du match, avec des enfants par centaines sur la pelouse, formant un grand coeur rouge symbolisant l'amour de tout un peuple pour ses héros, et une remise du drapeau national au Capitaine par un jeune footballeur tremblant d'admiration.
C'était le sort de la Patrie, mes chers compatriotes, qui allait se jouer en Orient.
Manque de chance, après une partie minable de plus, Marc Wilmots expédie dans les arrêts de jeu une frappe en lucarne que n'aurait pas reniée Kostadinov.
La fête est gâchée, et Desailly, véxé, refuse d'assister à la cérémonie d'après-match.
C'est donc finalement à Leboeuf (!) que seront remis drapeau et fierté nationale.
Cette Coupe du Monde partait bien.

8. Corée du Sud-France (2-3), le 26 mai 2002, Suwon, Corée du Sud.
Elle partait tellement bien que, une semaine plus tard, les Bleurks se sentent obligés de livrer une féroce bataille face à des coréens déchaînés, et ce à 5 jours (5!) du début de leur second parcours victorieux consécutif en Coupe du Monde.
Résultat, Zidane se blesse, la France est à genoux et les media paniquent.
Quelque part dans ma tête, encore bien caché, un fol espoir commence à naître.

9. France-Azerbaïdjan (10-0), le 6 septembre 1995, Stade Abbé-Deschamps, Auxerre.
Je ne suis pas qu'un connard aigri. Je peut me réjouir d'autre chose que du malheur des autres.
En l'occurence d'une soirée copieusement arrosée à regarder Leboeuf marquer des reprises de volées en talonnade, voir un entraîneur remplacer son gardien parce qu'il a pris 3 buts en une demie-heure, uniquement pour que l'autre puisse en prendre 7. Franchement, ce soir-là, c'était "Allez les Bleus!".
Vous voyez bien que je suis un type normal.

17 mai 2006

Tony P. est dans la place

Ce sont des chaussures qui ont importé la NBA en France.
Au début des années 90, Nike vend des millions de "Air Jordan", et soudain les français se mettent à se demander: "Mais qui c'est ce Jordan?" Un basketteur. Un bon? Plutôt pas mal.
Oh, bien sûr, ça n'est pas précisément un raz-de-marée, mais entre Canal+ et les magazines spécialisés, la NBA devient à cette époque enfin accessible pour les amateurs d'un sport vraiment professionnel, parfaitement organisé, spectaculaire et plein de stars aux noms qui sonnent bien, comme Kevin Johnson.
C'est alors que vint la Dream Team, balayant tout sur son passage aux J.O. de 92 et révélant au monde que le basket pouvait être marrant à regarder.
L'apprentissage n'en reste pas moins difficile, temoin Bernard Père(RIP) qui, chargé on ne sait trop pourquoi par France 2 de commenter la plus grande attraction des jeux (ils devaient croire que c'était le fleuret féminin par équipe), appelera Clyde Drexler "Dexter" et Charles Barkley "Bradley" pendant toute une partie. Ses fiches "canoë bi-place" étaient sans doute plus à jour.
La vogue du "basket américain" culminera ensuite avec la première retraite de Jordan en 93 (journal de 20h sur TF1), pour s'arrêter presque aussitôt après (rien ou presque sur son retour triomphal en 95).
C'est que, voyez-vous, l'Amérique c'est loin, et puis, où étaient les français? Pas de héros tricolore à célébrer, pas de "basket américain". Abonnez-vous à Canal+ (déjà fait).
Et le premier français est arrivé. Le 11 novembre 97.
Tony P. ? Pas du tout.
C'est l'apostat Olivier Saint-Jean, alias Tariq Abdul-Wahad, qui ce jour-là est devenu avec les Kings de Sacramento le premier français à jamais fouler un parquet de NBA.
Las, un sale caractère, des transferts multiples, un jeu peu attractif, un contrat inique qui le rendra riche mais aussi intransférable, une blessure interminable et des déclarations aussi intelligentes que celles qu'il fera en faveur du port du voile à l'école (ah, ces convertis...) auront rapidement raison du tout petit début d'engouement pour ce joueur. (pour info, Olivier/Tariq n'a pas joué un match de basket depuis 3 ans. Il a 31 ans.)
Pendant ce temps, en France, l'interêt pour la NBA n'en finit plus de chuter, Jordan est parti pour de bon(enfin, c'est ce qu'on croyait), la saison 99 est pourrie par le lock-out et le nouveau maître de la ligue s'appelle Shaq (très marrant, sauf quand il joue.)
Canal a-t-il douté? Je parie que oui. Jordan leur a sauvé la mise en revenant une fois de plus (je crois me souvenir que Washington était programmé toutes les semaines, à l'époque), mais ils avaient vraiment besoin de renouveller leur public.
Et qui aurait misé sur Tony P. ?
Quand San Antonio le drafte en 2001 (28ème, un coup de génie) à seulement 19 ans, tout le monde croie qu'il va végéter encore un an ou deux en France pour "mûrir", avant d'éventuellement franchir l'Atlantique.
Mais Tony va exploser tout de suite, devenir "le plus jeune joueur à avoir jamais" dans d'innombrables catégories statistiques, gagner deux titres de champion, signer un énorme contrat (66 millions $ sur 6 ans), aller au All-Star Game, sortir un album de rap (je ne suis pas assez connaisseur pour juger de la qualité de son flow), et surtout larguer sa vieille copine moche pour s'afficher au bras d'une des actrices les plus chaudes de la télé américaine. Le tout en cinq saisons.
Et vous connaissez le plus beau?
Malgré son patronyme, son père américain, sa mère hollandaise et sa naissance en Belgique, Tony P. est français!
Les media ne mettront pas trop de temps à s'en rendre compte, Canal en premier, bien sûr, mais aussi la radio, les journaux, et même Stade 2 (il faut entendre Gérard Holtz prononcer "San Antonio Spurs").
Soudain, on redécouvre la NBA, mais avec un plaisir infiniment supérieur à celui que l'on pouvait prendre du temps où Jordan enchaînait les actions de légende : le plaisir d'être chauvin.
Quel bonheur de pouvoir annoncer que ce sont les "Spurs de Tony Parker" qui sont champions ! (entre nous, avoir été drafté par les Spurs est une des raisons majeures pour lesquelles la vie de Tony P. est si belle : drafté par Toronto ou Golden State, qui sait s'il n'aurait pas fini comme un vulgaire Jérôme Moïso ? Non, peut-être pas quand même.)
Ne rien connaître au "basket américain" ne sera évidemment pas un obstacle pour tous les journalistes qui vont se jeter sur le phénomène. Les quoi? Les "demi-finales de Conférence Ouest"? Au quoi ? "Au meilleur des sept matches"? Et Tony Parker, il a gagné?
Amis lecteurs, vous qui avez lu mes posts sur le foot, vous subodorez sans doute la suite: il n'a écrit tout ça que pour dire qu'il le déteste.
Je ne vais pas vous mentir. J'ai été tenté.
Pendant les dernières finales, par exemple, j'avais clairement choisi mon camp: Detroit plutôt que San Antonio. En partie à cause de Tony P.
C'est qu'il était à deux doigts pour moi d'atteindre le "statut Thierry Henry", le stade où un sportif trop doué et trop victorieux devient à ce point adulé par la presse que je me mets à le détester de tout mon coeur (quand le joueur adulé n'est même pas talentueux, il atteint le "statut Didier Deschamps").
Mais je n'ai pas pu. Même si on en fait trop à son sujet, et George Eddy lui-même l'a reconnu (ah, George, si au jour du Jugement Dernier j'ai le droit de sauver un journaliste, ce sera toi), Tony P. est trop cool. Avec mes antécédents, je devrais le détester, mais je n'y arrive pas.
Et si je ne serai jamais un fan, au moins je continuerai à apprécier ses paniers en pénétration (parce que pour ce qui est des shoots à mi-distance et de la défense, c'est pas pour critiquer, mais y a du boulot, Tony), et à aimer l'entendre frimer en interview. Tu vois?

NB: il était temps pour moi d'écrire ce post parce que les Spurs sont en grand danger de perdre leur titre dès cette nuit. D'ailleurs, allez Dallas.

15 mai 2006

La Liste

Bon, je sais ce que vous vous dites: il va encore dire du mal.
Peut-être, mais il y a au moins deux raisons à cela. D'abord, c'est ce que je fais le mieux, et ensuite, QUI n'a pas un avis sur cette foutue liste?
Domenech, lui en a sans doute un, même s'il n'a pas daigné en faire part à la France lors d'une conférence de presse, comment dirais-je, hallucinante - au sens non galvaudé du mot - tant elle fut inutile. J'ai d'abord cru mourir pendant son petit speech justificatif, interminable et pleurnichard (si vous saviez comme ça a été dur, il a fallu voyager dans toute l'Europe pour voir des matches...), tout ça pour n'avoir droit qu'à quatre diapos furtives (une pensée pour le pauvre assistant qui avait dû passer la nuit entière à chercher une photo de Chimbonda), dépourvues de toute explication, et surtout hors de portée des caméras de TF1. Plutôt gênant vu que Raymond n'avait pas pris la peine de donner les 23 noms de vive voix !
Au final, c'est un Gilardi à peine moins baveux qu'à l'accoutumée qui a rrrrrécapitulé en catastrophe une liste qui consistait alors en un tas de photos floues.
Merci Raymond, merci la technique, merci aux 25 pelés (grand maximum) présents dans la salle et pour les blaireaux qui écoutaient la radio: f... you.
A présent quelques mots sur mes futurs chouchous du mois de juin.


Gardiens: Le poste ne pouvait échapper à Barthez, malgré ou à cause de sa connerie, et tous ceux qui croyaient que Coupet avait une chance doivent vivre sur une autre planète. Le jour où Fabien B. crachera sur le sélectionneur, sa cote diminuera peut-être un peu, mais en attendant, le crétin chauve a son poste assuré.
Quant au troisième gardien, alors là... Landreau, Cassard ou le petit neveu de Bruno Martini... Vous êtes-vous déjà posé la question: à quoi sert le 3ème gardien? (et ne me répondez pas, ben, il est là en cas de blessure, on ne sait jamais. Non. S'il en faut 3 parce qu'on a peur des blessures, alors il en faudrait peut-être aussi 4, voire 5, parce que c'est vrai, on ne sait jamais, des fois que les trois gardiens glissent en sortant de la baignoire ou se coincent un doigt dans une porte...) La réponse à cette question est: à RIEN. Et notez également que c'est le poste le plus tranquille de tout le sport mondial, avec en prime la perspective de se faire appeler "Champion Du Monde!" sur tous les plateaux de télé jusqu'à la fin de ses jours sans en avoir branlé une pendant un mois. Demandez à Lionel Charbonnier.

Défenseurs: Thuram, trop vieux; Boumsong, trop nul; Abidal, largement surestimé; Gallas, bon seulement avec Chelsea; Givet, par pitié... Chimbonda, sélectionné uniquement pour faire le malin(cf. Mavuba, Jurietti, Clerc...) et cirer le banc. Restent Sagnol, pas mauvais mais susceptible de se faire expulser à tout moment, et Sylvestre, plutôt sous-estimé mais qui ne jouera sans doute pas.
Quoiqu'il en soit, cette défense pue. A Frei et Robert Malm d'en profiter.

Milieux: Où est passée la grande époque Jacquet quand les milieux défensifs faisaient la loi à douze par sélection? Aujourd'hui, c'est la misère, avec des joueurs qui, plutôt que d'être à la Coupe du Monde, devraient être comme Vieira plus proche de l'hôpital, comme Makélélé plus proche de la retraite et comme Diarra beaucoup, mais vraiment beaucoup, plus proche de Lens. Dhorasoo n'étant pas un défensif, ni un offensif d'ailleurs, et pour tout dire étant assez éloigné d'un véritable joueur de football, Domenech a dû oublié de compter ses milieux et préféré prendre plus de défenseurs sur le banc. Malouda, lui, a toujours été constant avec les Bleurks, c'est à dire fantômatique.
Quant au Messie/Sauveur/Dieu vivant/Vendeur d'eau minérale (non bénie), de bagnoles et d'assurances, il a choisi de revenir pour peut-être connaître le bonheur d'un jubilé contre le Togo. Ma seule crainte: qu'il nous sorte un de ses coup-francs.


Attaquants: Ribéry n'est pas un attaquant, Raymond, n'essaie pas de nous arnaquer, ça va se voir, à force. En tous cas, je lui souhaite de belles vacances teutonnes. Ainsi qu'à Saha.
Mais fini de rire, à présent. La trouille me gagne.
Cissé peut toujours mettre un but de raccroc avec contrôle du mollet, 3 contres favorables et une frappe du pointu déviée.
Trézéguet marque plus facilement avec la Juve dans des matches truqués, mais je ne suis pas prêt d'oublier l'Euro 2000.
Henry. Son seul nom suffit. Je hais ce type. Si un togolais pouvait lui péter un genou ou deux...
Wiltord, enfin. A mon humble avis, le meilleur joueur de l'équipe après Henry. Le plus terrifiant avec lui, c'est qu'il ne rate jamais une occasion. Là encore, si un togolais m'écoute...


En résumé, si les Bleurks ont une chance, et une seule, ce sera à cause de leur attaque. Henry blessé, et ils peuvent rentrer à la maison.
C'est tout le mal que je leur souhaite.

07 mai 2006

A quand un poste chez ESPN ?

En toute modestie, je viens de pronostiquer sans erreur (8 sur 8) le premier tour des playoffs NBA. Je vous fais donc de nouveau l'honneur de distiller ma science de la prédiction:

Spurs(1) vs Mavericks(4) ou "ça devrait être la finale de l'ouest!" : les Mavs ont le couteau entre les dents et les Spurs n'ont plus grand chose à prouver. Mavs en 6 matches

Suns(2) vs Clippers(6) ou "tant pis pour la bataille de Los Angeles" : les Clippers vont appuyer là où ça fait mal (à l'intérieur) avec bien plus de talent que les Lakers. Clippers en 6m.

Pistons(1) vs Cavaliers(4) ou "Fab Five vs LBJ": LeBron a tout fait contre Washington, contre Detroit il faudrait faire 2 fois plus. Pistons en 5m.

Heat(2) vs Nets(3) ou "qui veut se faire bouffer par Detroit au prochain tour?" : très ouvert, j'hésite, mais j'opte pour Shaq et l'avantage du terrain. Heat en 7m.

05 mai 2006

Ces expressions qui ne devraient pas exister n°1

Popularisée par Laurent Blanc en 98 au cours d'une certaine Coupe du Monde, je suis une expression de quatre lettres qui s'est ensuite répandue dans la "syntaxe" d'innombrables personnalités du sport, de la politique et du spectacle, leur permettant de relier des phrases n'ayant aucun rapport entre elles, dans une tentative désepérée de montrer au peuple qu'elles avaient du vocabulaire en plus d'un discours argumenté. Mon succès est tel qu'on me retrouve désormais dans le parler de tous les jours de gens anonymes qui ne répondront jamais à une interview de leur vie. Prochainement mise au programme de l'Education Nationale dès le CP afin de permettre à toute une classe d'âge de passer à la télé en s'exprimant aussi bien qu'un footballeur de Ligue 1, je suis, je suis, vous avez deviné : "A partir de là..."
Vous aviez peut-être oublié l'époque où toute déclaration d'un "Champion du Monde!" devenait automatiquement parole d'Evangile et se propageait comme la rage dans la bouche baveuse des journalistes qui, comme il se doit, infectaient alors à une vitesse terrifiante les masses subjuguées par leurs nouveaux héros (Zizou !!!!!!).
Ces mêmes masses ayant aujourd'hui retrouvé leur lucidité (DANGER! DANGER! La Coupe du Monde est dans un mois! DANGER! DANGER!), dès qu'un type auquel on a tendu un micro dégaine son "à partir de là...", elles devraient savoir que :
  1. le type ment.
  2. ou alors il essaie de mentir.
  3. il ne sait pas ce qu'il dit.
  4. il aimerait bien savoir ce que signifie la question.
  5. le journaliste qui fait "oui, oui" de la tête est un con.
  6. le type sait que le journaliste est un con.
  7. il pense aussi que le public est au niveau du journaliste.
  8. l'intérêt de l'interview est égal à zéro.

Alors sachez-le, chaque "à partir de là..." est un pas de plus vers le rien, vers le gouffre insondable de la "communication". Et si quelqu'un, une personne normale, emploie ces mots devant vous, la solution est simple: arrêtez de l'écouter.

Pour toujours.

02 mai 2006

Freaky American Names

Pourquoi j'aime le football américain ?
A cause du côté américain, à cause de George Eddy, à cause du côté "je connais les règles et pas vous", à cause de l'organisation incroyable de la NFL, à cause du jeu en lui-même, à cause des stats...
Et à cause des noms. Ceux des équipes, mais surtout ceux des joueurs.
Ras-le-bol de Stéphane Pichot, Mathieu Chalmé, Didier Zokora et autres Grégory Coupet?
Découvrez la NFL et son monde merveilleux rempli de noms incroyables. Un simple coup d'oeil sur la Draft de ce week-end (rappel pour les béotiens : la draft est le système de sélection des joueurs universitaires par les pros, organisé de façon à raprocher le niveau des différentes équipes. Ainsi cette année, la plus mauvaise équipe - Houston - choisissait en premier, tandis que le champion - Pittsburgh - choisissait en dernier) et c'est le bonheur assuré.
Comment ne pas saliver à l'idée de voir jouer A.J. Hawk, Donte Whitner, Kamerion Wimbley, Santonio Holmes, John McCargo, DeAngelo Williams, D'Qwell Jackson ou Rocky McIntosh?
Je le jure, je n'invente rien.
Mon préféré chez les petits nouveaux? Cliquez ici.
Je suis sûr que vous vous sentez mieux maintenant que vous savez que ce type-là existe.

Bienvenue au club

Je ne vais pas être capable de le cacher très longtemps encore, ce blog n'étant que franchise et grandes révélations.
Après Marseille, je déclare donc ici solennellement:
Je HAIS l'équipe de France, je dégueule sur Zidane, Barthez, Thuram, Henry et les autres. Et, malgré ce que je viens d'écrire deux lignes plus haut, je préfère taire ce que je ferais à Domenech.
Voilà.
Et c'est pourquoi je lance aujourd'hui un appel à tous ceux qui se cachent, à tous les résistants de la première heure, comme à ceux de 98 ou de 2000, à tous ceux qui vont de nouveau trembler toute la Coupe du monde, je leur dis: réjouissez-vous.
A toi qui a hurlé de dépit quand Laurent Blanc a battu Chilavert.
A toi qui a balancé ta bière de rage au milieu du bar quand Di Biagio a frappé sur la transversale.
A toi qui a pensé à quitter le pays après le doublé de Thuram.
A toi qui a suffoqué de haine au soir du 12 juillet.
Je suis avec toi. Je sais à quel point ça peut faire mal.
A toi aussi, qui peut-être a dû faire semblant, et qui malgré toi a participé à l'hystérie tout en ruminant la mort violente de tous les abrutis qui t'entouraient.
Je ne peux même pas t'exprimer à quel point je compatis. Je taperais probablement ceci du fond de ma cellule si j'étais sorti dans la rue ce soir-là.
A toi qui a vécu en ermite tout un été, sans télé ni journaux, sans amis non plus.
Moi aussi je sais ce que ça veut dire d'être seul et abandonné.
Moi non plus je ne m'éloignerai jamais de ma télécommande: une rediffusion de certains corners repris par un chauve, une image furtive de Didier Deschamps brandissant un truc doré sont toujours à craindre.
A toi qui a cru que le cauchemar était terminé et qui a subi l'euro 2000.
Faut-il que je continue, que je parle de Raul et d'Abel Xavier, de Del Piero, de Wiltord et de Trézéguet ?
Est-il vraiment possible qu'un tel enchaînement de matches ait eu lieu?
J'imagine que non. Et pourtant.
A vous tous, donc, les isolés, les révoltés, les bouffeurs de coq, je rends hommage et affirme bien haut: Vous n'êtes pas seuls !

Et à présent, pour comprendre, l'histoire de ma vie.
La dernière fois que j'ai supporté l'équipe de France, j'avais 10 ans. C'était en 84 et j'avais sauté en l'air et crié "On a gagné!" après la demi-finale contre le Portugal. Ah, l'innocence des petits enfants... Je ne me souviens même pas de la finale, mais on avait encore gagné!
Deux ans après, mon équipe était le Brésil, et j'avais fort peu apprécié que la France batte mes favoris aux pénos dans ce match devenu célèbre. Après, forcément, je voulais voir les français perdre en demis, et comme à l'époque on pouvait encore compter sur les allemands (ach, Andreas, ich liebe dich !...), j'étais ravi de voir Platini et Fernandez battus. Plus que ravi, même.
Ensuite plus rien jusqu'en 92 et le lamentable Euro suédois, avec une équipe de France composée de tant de marseillais que c'en était ridicule. A votre avis, j'étais triste de les voir perdre?
Quand Kostadinov crucifie Lama, honnêtement, je me marre. Pas trop fort parce que j'ai l'impression que tout le monde se foutait plus ou moins de l'équipe, qui, de toute façon, était minable. Non, vraiment, cliquez ici et marrez-vous. Roche, Sauzee, Deschamps, Le Guen, Guérin, Petit, Pedros... Je parie que vous aviez oublié tous ces nazes. Quand je pense que Houillier (sale m...) avait montré du doigt Ginola. Normal, avec Canto, c'était le seul footballeur de l'équipe !
96, et le début des ennuis. Oh, l'équipe est soporifique à souhait, mais passe aux pénos face aux hollandais et le pays commence à s'exciter sur Zidane et ce que cette fabuleuse équipe va pouvoir donner à la Coupe du Monde. Heureusement, après 2 interminables heures de pseudo-football (Jacquet refusant de remplacer un Zidane CARBONISE et faisant rentrer Roche...), Pedros manque son tir au but, élimine l'équipe de France et met ainsi un terme, à 24 ans, à sa carrière. Ouf! Une finale et j'aurais pu vraiment m'énerver.
Mais la machine infernale est lancée. 6 mois avant la Coupe, je déteste déjà profondément l'équipe (merci aux médias serviles et idolâtres) et je me prépare au pire, sans toutefois vraiment le craindre vu le niveau des prestations des hommes de Jacquet. Et puis la Coupe démarre, très bien grâce au tirage au sort (Afrique du Sud puis Arabie Saoudite, le hasard avait bien fait les choses...) et de serviles les médias deviennent les plus infâmes lèche-bottes que la Terre ait porté, entraînant le pays dans le culte de la personnalité. Qu'y a-t-il de pire que tous ces gens n'ayant jamais porté le moindre intérêt au foot se découvrant soudain une passion pour "Zizou" et Laurent Blanc? Les femmes s'y mettent, elles aiment Petit et ses longs cheveux et trouvent Barthez "sexy". Brrr, ça fait froid dans le dos. (D'ailleurs, "femmes" et "football" sont deux termes qui ne devraient jamais se retrouver réunis dans une même phrase. Et je vous expliquerai un jour pourquoi le "football féminin" est un crime contre-nature.)
Vous connaissez la suite. Comment étais-je censé réagir? Vous avez deviné. Foutrement mal.
Le calvaire durera 4 p... d'années, durant lesquelles les laquais de la télé vont se prosterner jour après jour aux pieds d'une nouvelle race de demi-dieux: "Les Champions Du Monde!"
Anecdote stupide: un mois après le 12 juillet, Equipe du dimanche, reprise de la Bundesliga, un Gilardi (peut-être le pire de tous) aux anges commence son émission en nous annonçant, avec force postillons, que Lizarazu a marqué un but avec le Bayern. C'est l'évènement du jour. Seulement, au vu des images, il y a comme un problème, et Gilardi finit par confesser qu'en fait "Liza" était hors-jeu et que le but a été refusé. Comme si les "Champions Du Monde!" devaient encore se plier aux stupides lois du jeu... Vraiment pas juste.
Je pourrais continuer sans fin, sans même évoquer l'euro 2000, ma pire expérience de téléspectateur (comment ma télé a-t-elle survécu à ça?), mais j'ai rouvert assez de vieilles plaies.
Après la haine, l'incompréhension et le désespoir, je veux parler un peu du bonheur.
Car un jour est venue la lumière.
Si je deviens riche, je m'envolerai en pélerinage vers la Corée, le pays du matin calme et des humiliations planétaires. Séoul, Busan puis Incheon, je foulerai ces pelouses mythiques en versant des larmes de joie à mesure que défileront dans ma tête ces souvenirs merveilleux, la cuisse de Zidane, Trézéguet sur le poteau, Bouba Diop (c'est toi le plus grand, Bouba), l'hôtel Sheraton, le rouge pour Henry, "Tous Ensemble" avec Jean-Pierre Pernaut et Flavie Flament, Rommedahl et Tomasson (Danemark forever), la foule dépitée devant les écrans géants, et la tronche de tous ces p... d'enf... de m... de journalistes.
Si comme moi, vous croyez que le football peut aussi être magnifique, alors je le répète, réjouissez-vous: vous n'êtes plus seuls.

30 avril 2006

Vous vous foutez de moi ? n°1

49ème minute, Vikash Dhorasoo (je parle bien du Dhorasoo qu'on connaît tous: imprécis, impuissant, globalement inexistant, bref, Dhorasoo.) récupère la balle dans le rond central, progresse avec un adversaire sur les talons et, de plus de 25 mètres, légèrement décalé sur la droite, décoche une frappe parfaite à mi-hauteur qui trompe Barthez et va se loger dans le petit filet.
En finale de Coupe de France.
Contre Marseille.
Non, franchement, vous vous foutez de moi ?

27 avril 2006

Marseille mon amour

Je ne suis pas sûr que ce soit quelque chose avec laquelle on naît. A moins que le lavage de cerveau familial ne soit considéré comme une forme d'hérédité. Je pense plutôt que cela s'acquiert, se développe avec le temps, s'entretient avec les saisons, connaît des pics d'une extrême intensité mais jamais ne redescend en dessous d'un certain seuil. Je crois aussi que cela se transmet, autour se soi, partout, à chaque occasion.
Ce dont je parle, chers amis, c'est de la détestation absolue de tout ce qui touche de près ou de loin à un certain club de football d'une certaine ville du sud de la France (je sais, je sais, j'ai du mal à acoucher. C'est juste que j'ai des scrupules à souiller mon écran avec des mots et des sigles aussi répugnants).
Mais pourquoi eux? Pourquoi Marseille? Y a-t-il un biais géographique? Absolument pas, sauf bien sûr si vous êtes né là-bas (dans ce cas, j'ai pitié de vous, sincèrement... Non, où je vais, là? Je suis ici pour dire la vérité, oui ou non? J'ai honte pour vous).
Car des fans de Marseille, c'est comme les cons, on en trouve partout et en trop grande quantité, avec la différence notable que ceux dont on parle ici sont capables de se trimballer dans les rues en maillot "Neuf Telecom". Ces mêmes abrutis forment aussi des clubs de supporters, pour lesquels l'évènement de la saison est un déplacement au Vélodrome pour assister à un Marseille-Sochaux. Le score? 0-0.
Comment cela commence-t-il, alors? Comment en vient-on à suivre les journées de championnat uniquement pour pouvoir savourer de temps en temps (10 fois cette saison) une défaite marseillaise?
Je ne parlerai que de mon cas personnel.
Début des années 80, le foot devient peu à peu une obsession, le Stade Brestois s'accroche à sa place dans l'élite (on disait encore la D1, c'était le bon temps. Essayez de dire "la L1" plusieurs fois de suite, de plus en plus vite. Vous voyez? C'est plus de la bave qui sort de votre bouche, c'est de la bouillie).
A l'époque, Marseille est en D2 et José Anigo a encore un système pileux (cf album Panini 82). Deux ans plus tard, ils remontent. Ce n'est encore qu'une pauvre équipe (17ème, puis 12ème), mais, alors que je pourrais m'en foutre, je ne les aime déjà pas. Est-ce à cause de leur p... d'accent? C'est une des pistes à suivre. Je n'ai jamais compris pourquoi la télé était si folle de l'accent marseillais, ainsi que du toulousain (en gros, celui des péquenots du rugby).
L'accent, donc. Leurs maillots, aussi, très moches. Le folklore local, fait de grandes gueules et de coups en douce. Je suis juste content de les voir perdre.
Et c'est là qu'arrive... Tapie.
Qui recrute à tout-va.
Qui achète matches et arbitres.
Et commence à "gagner" les championnats.
Pendant ce temps Brest fait l'ascenseur (88/89) avant de disparaître dans un gouffre financier (91). Alors que Marseille est partout. A la télé, les commentateurs font littéralement sous eux à la moindre frappe de Papin, dribble de Waddle ou tacle à la carotide de Mozer. Bernard est le maître du football, il sera bientôt ministre.
Je trépigne de rage.
Je veux les voir morts. Tous. Joueurs, supporters, mais avant tout les journalistes, et Bernard. Le premier sur la liste.
Le calvaire va durer 5 ans, avec des hauts (toutes les défaites, dont 2(!) à Brest. J'en pleure encore de joie), des bas (toutes leurs victoires, tous leurs buts), des très bas (leurs prétendus "titres"), mais aussi des TRES TRES hauts (la main de Vata, avec Bernard trépignant sur toutes les télés devant tous ces lèche-bottes) et un moment de bonheur incommensurable (le tir au but d'Amoros en finale contre l'Etoile Rouge, avec bien évidemment Bernard trépignant sur toutes les télés devant tous ces lèche-bottes).
Puis viendra le tournant de 93 avec Munich (je ne me lançerai pas là-dedans. Ce "titre" n'est pas plus valable que les autres, fin de l'histoire), et l'affaire Marseille-VA. Qui fut à la fois trop belle et trop tardive, comme si trop de mal avait été fait pour pouvoir être réparé.
Depuis, ils ont globalement fait n'importe quoi, ont passé 2 saisons en D2, failli être champions en 99 (ah, ce but de Feindouno...) puis failli descendre encore en 2000 et 2001.
Comment garder la même intensité dans la détestation? Je l'avoue, j'ai presque eu pitié de Tapie lors de son fabuleux come-back, lui que j'aurais voulu voir se balancer au bout d'une corde 10 ans plus tôt (je l'aurais nouée avec plaisir).
Mais j'ai goûté chaque défaite*, maudit chaque victoire ces dernières années.
Anigo, par exemple était hilarant au début, et puis ils se sont mis à passer des tours en UEFA, et je me suis tout naturellement mis à détester sa gueule et son "discours" lourdingue.
L'"effet Marseille" est donc toujours là, prêt à rebondir dès qu'ils gagnent 2 matches de suite et qu'un lèche-bottes se met à l'ouvrir un peu trop sur "la légende de Marseille".
Tant qu'ils auront une équipe, je continuerai à les suivre.
En leur souhaitant le pire.
* dans mon post "Barricadez le Stade de France", j'évoquai l'ignominie de Munich en 93 comme étant la dernière finale jouée par Marseille. Toutes mes excuses. Comment ai-je pu oublier la formidable finale UEFA 99 contre le Parme de Veron et Crespo(0-3, absolument délectable), et celle de 2004 contre Valence (0-2, mmm, y'a bon!).
- Demain, finale de la Coupe de France. Je n'ai aucune confiance dans le PSG. Sauve-moi, Pauleta !

22 avril 2006

NBA Playoffs Preview part II

Et pour les séries qui démarrent ce soir:

Conférence Ouest

Phoenix Suns (2) vs Los Angeles Lakers (7)

Depuis le début de la saison, Kobe a atteint le stade "moi contre le monde", il joue comme un possédé, personne ne peut l'arrêter, et les Suns ne vont même pas essayer. Ils se foutent pas mal que Kobe leur plante entre 40 et 50 points tous les soirs, leur objectif sera de marquer autant de points que nécessaire (110, 120, 130, peu importe) pour absorber le choc. Avec Nash à la baguette, le mot d'ordre sera comme toujours "Feu à volonté!". Phoenix ne pourra pas se permettre une baisse de production offensive.

A suivre : la moyenne de points de Kobe.

Le pick : Suns en 6m.

Dallas Mavericks (4) vs Memphis Grizzlies (5)

La série qui n'aurait pas dû avoir lieu, encore merci au nouveau système de seeding. Les Mavs ont la troisième meilleure équipe de la ligue, et ils se retrouvent face à des Grizzlies dangereux, motivés (toujours zéro victoire en playoffs), et sans aucun doute dépités de devoir affronter Dallas. Le meilleur atout de Memphis sera bien entendu la défense, statistiquement la meilleure de la ligue, mais qui va contrer Nowitzki ?

A suivre : l'infernale rotation extérieure (Terry, Harris, Stackhouse, Howard, Daniels) des Mavs. Memphis n'a pas de solution.

Le pick : Mavs en 5m.

Conférence Est

Detroit Pistons (1) vs Milwaukee Bucks (8)

La domination écrasante des Pistons et de leur fabuleux 5 majeur ne risque pas d'être remise en cause par les Bucks, malgré Michael Redd (son catch and shoot est exceptionnel) et la vitesse de TJ Ford. Bogut et Magloire seront écrasés par les 2 Wallace, la série est jouée d'avance.
Par ailleurs, si Tayshaun Prince fut le seul du Fab Five non selectionné pour le All-Star Game, il pourra toujours se consoler avec le titre du "Meilleur Nom de joueur NBA 2006", devant son coéquipier Chauncey Billups, Stromile Swift, Von Wafer, Qyntel Woods, DeShawn Stevenson et Rashad McCants.

A suivre : le temps de jeu du banc des Pistons.

Le pick : Pistons en 4m.

New Jersey Nets (3) vs Indiana Pacers (6)

Je ne sais à quel point les fans des Pacers doivent détester Ron Artest. Après avoir torpillé leurs espoirs l'an passé (Palace Brawl) puis au bout d'un mois et demi cette saison ("Je veux être échangé !), Ron-Ron laisse une équipe amorphe, sans âme, qualifiée en playoffs par la grâce d'une conférence Est faiblarde. Leurs chances contre les Nets ? Difficiles à déceler. Que Jason Kidd ou Vince se pète le genou, voilà le plus solide espoir d'Indiana. Car en dehors du trio majeur, les Nets ne valent plus tripette.

A suivre : Vince Carter, comme toujours. Et Jermaine O'Neal. Croit-il encore en son avenir à Indiana?

Le pick : Nets en 5m.

Voilà, vous savez tout sur les playoffs (je note que cette nuit toutes mes équipes ont gagné). A lire à tout prix pour savoir encore plus que tout, les sites américains, et pour les fans de Pearl Jam, le fabuleux Sports Guy d'espn.com.

NBA Playoffs Preview part I

OK, c'est extrêmement prétentieux de ma part, à la limite du ridicule même, étant donné que :

  1. je ne suis pas américain.
  2. je n'arrive à voir qu'un match ou deux par semaine.

Heureusement, par la grâce d'Internet, de sites aussi inouïs que nba.com, sportsillustrated.com ou espn.com et d'une parfaite connaissance du jargon journalistico-sportif américain, je suis en mesure de vous présenter mes NBA 2006 Playoffs Picks ! (NB: désolé pour les nombreux termes américains absoluments intraduisibles qui vont grouiller dans ma prose. Impossible de parler autrement de la NBA.)

Conférence Ouest

San Antonio Spurs (1) vs Sacramento Kings (8)

Les champions en titre ont réussi la meilleure saison de leur histoire (63V) malgré un Duncan et un Ginobili à 75%. C'est dire. Tony P. est devenu inarrétable en pénétration et leur défense est toujours aussi étouffante, ce qui suffit pour pouvoir les annoncer en finale dès maintenant.

En face, le Kings se sont bien repris depuis l'échange Artest-Stojakovic et leur 5 peut battre n'importe qui, mais sans doute pas les Spurs. Leur plus grand mérite: avoir réussi à emmener Shareef Abdur-Rahim avec eux en playoffs. Après Vancouver, Atlanta, Portland et 744 matches de saison régulière, le plus grand joueur-avec-des-bonnes-stats-mais-incapable-de-gagner atteint finalement le nirvana (pour lui). Espérons qu'il n'ait pas à attendre 10 autres saisons pour gagner un match de playoffs.

A suivre : le duel des méga-défenseurs Bruce Bowen/Ron-Ron et les éventuels problèmes de Tony P. face à Mike Bibby.

Le pick: Spurs en 5 m.

Denver Nuggets (3) vs Los Angeles Clippers (6)

En raison de système de seeding le plus pourri jamais inventé (les seeds 1, 2 et 3 de chaque conférence sont attribués automatiquement aux vainqueurs de chaque division), les Nuggets ont droit à la tête de série n°3 alors qu'ils ont gagné exactement le même nombre de matches (44) que les Kings (n°8), ce qui leur suffit pour remporter la division Northwest, la plus faible de la ligue. Mais cela ne leur assure tout de même pas l'avantage de terrain dans cette série, l'iniquité du système n'allant pas jusque-là. Clairement, les Clippers (alias la plus lamentable franchise de l'histoire du sport américain) doivent passer. C'est une chance historique qui leur est offerte là. Ils ont une star dans la raquette (Brand), des shooteurs fiables (Mobley, Radmanovic), des joueurs explosifs (Maggette, Livingston), un pivot aux longs cheveux blonds ( Chris Kaman) et un clutch-player de 36 ans (Sam Cassell) qui a tranformé l'état d'esprit de l'équipe et qui adore les playoffs. Ils sont dans la bonne partie du tableau à l'ouest, ils peuvent rêver d'une finale de conférence.

A suivre: les fins de match. Sam Cassell n'a jamais eu peur de prendre le shoot décisif, mais Carmelo Anthony est tout simplement devenu le tueur n°1 de la NBA cette saison avec 8 shoots victorieux au buzzer.

Le pick: Clippers en 6 m.

Conférence Est

Miami Heat (2) vs Chicago Bulls (7)

Enormément de questions autour de Miami:

  1. Shaq est-il trop vieux? Peut-être.
  2. Wade est-il le nouveau Jordan ? Peut-être.
  3. Les spectaculaires arrivées de l'intersaison (Posey, Walker, Willliams, Payton) donneront-elles aux Heat ce qui leur a manqué l'année dernière (5 minutes au Match7 contre Detroit) ? Peut-être.
  4. Pat Riley sait-il encore gagner en playoffs? Peut-être.

De leur côté, les Bulls présentent l'effectif le moins talentueux de tous les playoffs, mais ils ont fini très fort la saison (12-2) et espéreront que Ben Gordon prenne feu comme l'autre jour face à Washington (9 sur 9 à 3pt!).

A suivre : la destruction du jeu intérieur des Bulls par Shaq et Zo Mourning.

Le pick: Heat en 4m.

Cleveland Cavaliers (4) vs Washington Wizards (5)

Tout le monde le sait: LeBron James a le potentiel pour devenir le plus grand joueur de l'histoire. Tellement puissant, tellement rapide, tellement jeune... Impossible de fixer ses limites. Jusqu'à aujourd'hui, toutefois, et ses premiers playoffs. LeBron peut-il élever son niveau de jeu et porter ses coéquipiers encore davantage qu'en saison régulière? La NBA veut savoir, elle n'en peut plus d'attendre.

Personne à Washington ne peut stopper LeBron, mais personne à Cleveland ne peut stopper Gilbert Arenas. Les points vont pleuvoir, donc, et si les Wizards peuvent compter sur le trio scoreur n°1 de la league (Arenas/Jamison/Butler), leur banc est incapable de rivaliser avec les gâchettes Murray/Marshall/Jones qui peuvent enquiller des tirs extérieurs de n'importe où.

A suivre : LeBron James.

Le pick : Cavs en 7m.

21 avril 2006

Barricadez le Stade de France

L'UEFA doit agir vite. Faire pression sur la FFF. La finale PSG-Marseille ne doit pas avoir lieu. En tout cas, pas au Stade de France. Si l'on veut que la seule finale qui vaille, celle de la Champions League, puisse se dérouler dans un stade encore debout le 17 mai, il faut se dépêcher de trouver une solution. Car honnêtement, qui peut imaginer que la pelouse repoussera un jour à Saint-Denis si jamais 20 000, 30 000, voire 50 000 marseillais montent au SDF ? Si le match parvient à démarrer (et c'est un gros SI), la seule question sera alors : Quand la tempête va-t-elle se déclencher ? Au premier tacle de Yepes ? A premier hors-jeu litigieux ? Au premier corner pour Rothen ? Annulez-tout!
D'un autre côté, voir Marseille en finale pour la première fois depuis 1993 et la mascarade de Munich (je me demande encore: Silvio a-t-il fait un prix d'ami à Tapie?) est un tel cauchemar que j'en suis presque à souhaiter l'apocalypse samedi prochain. France-Algérie n'est pas un si mauvais souvenir, PSG-Marseille a le potentiel pour devenir LE non-match le plus marrant de l'histoire.
Néanmoins, je le répète, l'UEFA n'a pas d'autre choix que de forcer les français à annuler ou à reporter leur toute petite finale, il en va de la tenue du plus gros match de l'année.
Mon conseil à la FFF: attribuer sans attendre la coupe aux marseillais. OK, ils pourront la trimballer sur leur Vieux Port et faire les malins, mais au moins on aura évité un massacre.