25 août 2008

Il est encore temps

15 jours de frénésie nationaliste à Pékin et pas une réaction de ma part ? C’est que je suis tellement fatigué de toujours dire du mal.
Bien évidemment que j’ai savouré avec délices les multiples échecs français et moqué avec force les « exploits » de nos athlètes, de l’incroyable parodie qu’est l’escrime au duo de charme (sic) féminin du BMX (par pitié…) en passant par le pire sport collectif jamais inventé et dans lequel nous excellons.
7 médailles d’or à 50 000 euros plus tard (c’est décidé, je me mets au sabre à la rentrée), il est temps d’effacer Gérard Holtz et Patrick Montel de nos mémoires et de revenir aux choses sérieuses. A la vraie compétition.

IL RESTE DES PLACES DANS MA LIGUE DE FANTASY FOOTBALL !

Pour ceux d’entre vous qui ne se seraient pas inscrits par crainte de ne pas savoir comment jouer et d’être ridicules, plus d’excuses désormais. Je réponds à toutes vos questions :

Quel est le but du jeu ?
Gagner. Un match par semaine. Chaque week-end un nouvel adversaire. 14 semaines de lutte acharnée, les 4 meilleures équipes se retrouvent en playoffs et s’affrontent pour le titre lors des 2 dernières semaines. Un magnifique cadeau de Noël, et le droit de chambrer pendant un an.

Comment ça marche ?
Equipe virtuelle, joueurs réels. Vous marquez des points selon un barème basé sur les performances sur le terrain de votre effectif lors de la rencontre du week-end (ex : 6 points pour un TD, 1 point pour 10 yards). D’où l’intérêt d’avoir les meilleurs joueurs disponibles.

La draft ?
Se déroule suivant le même principe que la composition des équipes de foot dans la cour de l’école. Chacun choisit à son tour les joueurs dont il a besoin pour former son équipe. Sauf qu’ici vous avez votre sélection à faire parmi 250 super athlètes. Bien plus marrant.

Après la draft ?
C’est votre équipe, vous en faites ce que vous voulez. Mettez vos stars blessées (croyez-moi, les joueurs de foot US se font mal) au chaud sur le banc, virez les pauvres brêles qui encombrent votre effectif et remplacez-les par les meilleurs « free agents » disponibles sur le « waiver wire » et faites des échanges avantageux avec vos camarades de jeu. Bref, le nécessaire pour présenter une équipe au top chaque week-end.

Comment s’inscrire ?
C’est forcément la seule question que vous vous posez à présent. Rien de plus simple : cliquez sur ce lien, entrez le « League ID# » 278432 et le mot de passe : edd.
Vous ne le regretterez pas.

02 août 2008

Fantasy Football 2008

Salut tout le monde. Comment ça va ?
Et oui, je me plais à croire qu’il y a encore des gens qui se connectent sur ce blog en espérant y trouver de la nouveauté. Ma façon à moi de vivre dans l’illusion, j’imagine.
Après ces mois d’abandon pur et simple, vous êtes en droit de poser la question : qu’est-ce qui me pousse à remettre ça ?

Pas le bilan du Tour de France. D’ici trois mois, j’aurai même oublié qu’il était parti de Brest.
Pas le retour de la Ligue 2 Orange ®. Car ce que cela signifie, c’est que j’aurai une fois encore 19 occasions de me faire la réflexion suivante : « Oh la merde, je vais pas claquer 13 euros pour aller me geler le cul dans ce stade pourri, tout ça pour une bande de losers pas foutus de battre Amiens ». Quand je pense que le président vise la montée… 14ème place, nous voilà !
Pas non plus les préparatifs des Jeux Olympiques de la Chine (we will miss you, Eunice), le transfert de Baky Koné à Marseille (obligé de te détester, maintenant. Désolé, rien de personnel) ou la prestation de Christian Jeanpierre à l’Euro qui m’a presque poussé à déposer une gerbe sur la tombe du regretté Thierry Gilardi.
Et même pas non plus les signes avant coureurs de ma dépression automnale annuelle. (avouez-le, arrivé en août, vous sentez que l’été est fini, non ? La vérité, c’est que moi je le sens dès le 14 juillet.)

Je veux simplement 8 personnes motivées pour jouer dans ma ligue de fantasy football en septembre.
Je ne réclame pas de connaisseurs ou autres experts qui disserteront sur les yards per carry de Rudi Johnson (2,9 l’année dernière à propos, totalement catastrophique). Je ne vous demande même pas de savoir à quoi Tom Brady ressemble (il sort avec Gisèle Bündchen, bordel !)
Je veux juste 8 individus raisonnablement futés qui feront l’effort de se connecter au minimum une fois par semaine et qui ne laisseront pas leur équipe se désagréger au fil de la saison.
En résumé, je prends mes désirs pour des réalités. Mais peu importe.

Pourquoi 8 personnes ?
Parce qu’on joue à 10 et que mon frère reçoit une invitation automatique en tant que champion en titre. Ce dont je ne me suis toujours pas remis, soit dit en passant. Comment ce blaireau qui n’y connaît rien a-t-il pu tout écraser sur son passage la saison dernière ? Aucune chance cependant qu’il conserve son trophée : Randy Moss et Adrian Peterson après le 3ème tour de draft ? Vous rigolez ou quoi ?
Et puis surtout parce que vous aurez l’honneur de m’affronter.

Que les choses soient claires, je suis un fantastique joueur de fantasy.

Passion pour les sports concernés, temps à perdre, capacité d’analyse, fierté mal placée, inaptitude sociale, horreur de la défaite, intelligence, frustration sexuelle ? J’ai tout ça en rayon. Par containers entiers.

En conséquence, les trophées virtuels s’accumulent sur mes étagères (virtuelles elles aussi). Parmi le nombre déraisonnable de mes équipes engagées depuis 2 ans dans les ligues de basket, une seule a échoué au pied du podium. Quant à mes performances en Roto Baseball, elles dépassent l'entendement: deux tiers de la saison 2008 sont écoulés, et aucune de mes 6 équipes n'est classée au-delà de la deuxième place. Plutôt impressionnant, non? Ces fantasy leagues sont décidemment le seul domaine dans lequel je remporte un succès relatif.

Mais ne vous laissez pas intimider. Les ligues de football sont aléatoires, imprévisibles, elles ne durent que 4 mois au cours desquels le premier néophyte venu a toutes les chances d'écoeurer l' « expert » qui connait toutes les stats.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire: cliquez sur ce lien (vous aurez besoin d'un compte Yahoo) entrez le League ID (278432) et le mot de passe (edd) et trouvez un nom intelligent pour votre équipe. Ne me décevez pas sur ce coup-là.

19 mai 2008

Multiplex et Maîtrise de Soi

NB: si vous lisez ceci, après des semaines de silence, c'est que vous êtes probablement un fidèle. Merci. Néanmoins, ne vous réjouissez pas trop vite. Ce qui va suivre n'est rien de plus qu'un chapelet d'injures, de sarcasmes et de grossièretés écrit sous l'emprise d'une rage à peine maîtrisée. Rien à voir donc avec mon humour subtil, ma joie de vivre et ma bienveillance coutumières. Considérez ce come-back comme un virage à 180°.

Je dois l'admettre, la Ligue 1 Orange® a récemment réussi l'impensable: piquer mon intérêt au point que Hornets/Spurs et Celtics/Cavs sont reléguées au second plan. D'accord, ces séries de playoff sont les plus ennuyeuses et prévisibles jamais jouées depuis la naissance de LeBron James, mais tout de même. Si on m'avait dit qu'un jour je porterai plus d'attention aux déclarations de Jean-Pierre Papin qu'à celles de Greg Popovich...
Quoiqu'il en soit, voici, par ordre de priorité, mes souhaits de supporter pour cette ultime soirée de championnat:
- que Marseille échoue à se qualifier pour le tour préliminaire de la LDC. Aucune explication n'est nécessaire.
- que Lens descende en D2. Ou Paris. Ou Toulouse. Vraiment il y aurait tant de bonnes raisons de voir ces 3 équipes humiliées ce soir... Si vous saviez comme j'en veux aux Strasbourgeois d'avoir perdu 10 (!) matches d'affilée et à Metz d'avoir une équipe. Ils nous privent d'un triplé historique.
- que Lyon soit champion. Pas par choix. Mais parce que ça agace la France entière.
- que les équipes de Canal+ nous abreuvent d'énormités au rythme d'une par minute de retransmission. Eric Besnard étant le maître de cérémonie, le quota sera sans doute atteint après le premier quart d'heure.

20h36: je me demande si commentateur sportif n'est pas un métier plus sûr que tout ce que vous pouvez trouver dans la fonction publique: peu importe à quel point vous craignez, on vous garde. Je me souviens de Besnard dans sa période NBA et des finales des Bulls « àliounaïtide Cennteure ». Voir Jordan évoluer au sommet de son art permettait d'oublier la nullité de ses commentaires et sa voix haut-perchée. Et puis un jour j'ai acheté « NBA Live 04 » sur PS2 et j'ai dû ramener le jeu d'extrême urgence au magasin car j'étais incapable de supporter les interventions de Besnard à chacune de mes actions. Sans mentionner son incapacité à prononcer correctement le prénom de Lamar Odom. Aujourd'hui il est récompensé. Il présente la « soirée exceptionnelle » du multiplex. Ça va être fun.

20h40: direction Auxerre, avec la paire magique Margotton/Rouyer. Comme on pouvait s'y attendre, au bout de 10 secondes, cette phrase-choc nous est assénée: « Lyon a son destin entre ses mains » OK, que les choses soient claires: je n'ai jamais rencontré mon destin, et je n'ai pas la moindre idée de ce que à quoi il pourrait bien ressembler. Néanmoins j'ai le sentiment qu'il serait soit trop volumineux, soit trop volatil pour mes petites mains. Personne dans l'histoire de l'humanité n'a jamais « tenu son destin entre ses mains », bandes d'ignares.

20h41: mais si vous voulez tout savoir, la dernière fois que je suis allé au McDo et que j'ai eu à choisir entre Coca et Sprite, je me suis senti parfaitement maître de mon destin.

20h42: après l'image touchante de Gervais Martel pétant un énième ulcère dans les couloirs de Bollaert, Besnard veut « absolument nous montrer une double image »: celle des supporters qui se rassemblent devant les écrans géants à Lyon et à Bordeaux. Après mûre réflexion, voici les 2 uniques occasions valables de montrer les supporters à la télé: quand ils se foutent sur la gueule et si jamais une fille vaut le coup d'oeil.

20h43: Les matches n’ont pas encore débuté qu’un favori se détache déjà pour le titre de commentaire le plus délirant : « le trophée qui fait rêver à Nancy, c’est la Ligue des Champions ! » Ouais, un peu comme ces gens qui rêvent de gagner au Loto sans jamais y jouer.*

20h44: « Le match le plus important dans l’histoire du PSG » Non seulement je désapprouve (et PSG/Real, alors ?) mais je rétorque que c’est également un match à énorme enjeu pour Sochaux. S’ils font descendre Paris, la France du football leur sera éternellement reconnaissante.

20h47: Alexandre Ruiz, en régie, fait coucou à la caméra. Ses cheveux sont enduits de gras, il est déjà prêt à passer à l’antenne.

20h48: Les Lyonnais en maillot doré: tellement laid que ça mériterait presque une défaite.

20h51: Et but de Benzema! 23 secondes, fin du suspense, merci aux Auxerrois d'être venu. Et surtout ne dites rien aux Bordelais.

20h52: Besnard: « Regardez le classement: Lyon a 79 points! Donc si Auxerre ne marque pas 2 buts, Lyon sera champion! » D'une logique implacable.

20h53: But à Metz! But à St Etienne! But à Toulouse!

20h55: But à Marseille! Je vais vomir.

20h56: Encore un but à StEtienne! Et but à Nancy! Ça m'enlève un peu du goût de gerbe. Et merci au défenseur rennais qui laisse passer le ballon entre ses jambes.

20h58: Est-ce qu'on a le temps de voir les buts de StEtienne: la défense de Monaco roupille profondément sur le premier, on va voir sur le deuxième... Mais but pour Lyon!

21h00: Dans le c...! Besnard: « But à Marseille! Le deuxième but marseillais!... Mais c'est Strasbourg! » Faut avouer que ça peut surprendre.

21h01: Hem, quel magnifique intervention du gardien auxerrois sur le but de Fred... Et Besnard continue son festival: « Il faudrait maintenant qu'Auxerre marque 3 buts! » Là, c'est sûr, il nous prend pour des cons.

21h02: Metz a déjà retrouvé ses automatismes de Ligue2: 2-0.

21h03: 10 buts en un quart d'heure. Je suis sur quelle chaîne, déjà?

21h04: bon alors, et le PSG, ça sent mauvais, oui ou non?

21h06: « Bordeaux joue à 10 à l'heure ». Quand je vous disais que le PSG était mal. Et en plus les Bordelais viennent de vendanger (j'ai pas fait exprès).

21h08: Kevin Gameiro for ever!!!!!!!!!!! C'est toujours aussi bon de voir Marseille se prendre un but.

21h10: « Allez, on va à Lorient ! » Non merci.

21h12: But pour le PSG! Diané! Se pourrait-il que l'on évite l'émeute dans le Doubs?

21h14: Besnard s'emmêle les pinceaux avec le classement: « Si Lens marque, ça ne suffira pas... comment ça, il ont 40 pts? Ah oui, mais avec la différence de buts... » Que quelqu'un lui offre une calculette. Et un valium.

21h18: « Si Lens marque 3 buts contre Bordeaux, c'est Lens qui passe devant Toulouse !» Suffisait de demander.

21h19: But à Nice: le gardien dégage la balle puis revient vers ses cages en tournant le dos au jeu: Erreur de pupille, frappe de 50m, but. Comme c'est facile, le foot.

21h21: but pour Rennes, un des plus laids de la saison. Ces blaireaux ont décidé de faire le jeu de Marseille, ou quoi?

21h22: but pour St Etienne. Si j'entends encore une fois le mot « chaudron », je frappe mon voisin. Et Besnard ose répéter qu'il est « en ébullition », je prépare le colis piégé.

21h23: 3-0 pour Metz, pour leur jubilé en L1. « Même Yvon Pouliquen n'en revient pas !» C'est sûr qu'en conférence de presse il sera un peu tard pour déclarer que « le travail commence à payer ».

21h27: But valenciennois qui replonge Toulouse dans la mouise. Et la bande de l'hymne de la LDC, elle est toujours dans le radiocassette depuis l'année dernière?

21h31: terrible choc de tête à Marseille entre Niang et Cassard. Si seulement ça pouvait le décider à mettre enfin terme à sa pathétique carrière.

21h33: but de Tabarly pour le Festival Interceltique.

21h36: pénalty à Marseille pour Cissé. Le f... de p... Arrêté!!!!!! Non, le ballon rebondit par miracle sur sa p... de tête de c... Enc... Bâtard. Sale merde.

21h40: C'est la panique devant les buts strasbourgeois, je commence à comprendre pourquoi Cassard était titulaire indiscutable, ça pue, mais dégage bordel, et voilà, NON!!! ENNNNCCCCCCCCCUUUUUUUULLLLLLLLLLEEEEES!

21h43: je récapitule. Tsunami: Indonésie. Katrina: la Nouvelle-Orléans. Typhon: Birmanie. Tremblement de terre: un trou perdu en Chine. J'implore en ce moment le dieu des catastrophes naturelles pour que la prochaine fois son courroux s'abatte sur Marseille. Promis, je donnerai 5 euros à la Croix Rouge.

21h44: mi-temps. Pour se calmer un peu, 5 minutes d'oxygénation. Et une bière.

21h53: je reviens, bien dégoûté, juste à temps pour voir Rennes marquer à Nancy. Ces p... de Rennais. Offrant la LDC sur un plateau à Marseille. Je dégueule mes tripes sur le clavier.

21h56 « But à Metz pour les Manceaux? » Comme ça, ça n'a l'air de rien, mais prononcé par Eric Besnard en direct, ça peut vous vriller la cervelle.

21h58: But de Källström en direct. Au cas où vous n'auriez pas suivi, Auxerre doit désormais marquer 4 buts.

22h00: on ne va ni à Lorient, ni à Metz, parce qu'il faut montrer l'effervescence à la place Belcourt... Quelqu'un sait à quoi servait cet endroit avant que Lyon n'ait une équipe de foot décente?

22h01: égalisation nancéenne: les choses rentrent progressivement dans l'ordre.

22h02: mais putain, mais putain, mais qu'est-ce que c'est que ce bordel: but pour Rennes??????? Et vous voudriez que je ne sois pas bouffi par la haine?

22h04: 4ème énorme occasion d'affilée pour Bordeaux à Lens. Je ne suis pas sûr de ce qui me consolerait le plus ce soir: la descente de Toulouse ou celle de Lens?

22h06: autant les Toulousains ne sont qu'une bande de rugbymen à l'accent douteux qui mériteraient la descente rien que pour la façon honteuse avec laquelle ils avaient accroché la 3ème place l'an passé, autant je ne supporte plus les Lensois, surtout depuis « l'affaire de la banderole ». A-t-on jamais vu pires pleureuses? Reçus par Sarko! « Il faut rejouer le match! » Dany Boon indigné! Qu'il retourne faire mumuse avec une caméra celui-là: 20 millions d'analphabètes attentent « Bienvenue chez les Ch'tis 2 » avec impatience.

22h10: Lens-Bordeaux est apparemment le match le plus capital de la soirée...

22h12: Bienvenue en D2!!! But pour Bordeaux.

22h15: pénalty pour les pédoph... OK, j'arrête, je ne veux pas risquer le procès. On venait juste de voir ces blaireaux de Toulouse exulter sur leur banc. A propos, y avait pas faute. Mes sentiments sont partagés. Je ne sais plus où donner de la haine.

22h19: Et c'est reparti, Paris prend un but sur corner! Sérieusement, qui veut se sauver? Le stade Francis Le Blé vous accueillera tous à bras ouverts.

22h20: et but toulousain...

22h21: et but pour Stasbourg!!! C'est magique! Simon Zenke for ever! Plus qu'à attendre un nouveau pénalty... Et la sérénité du gardien alsacien fait plaisir à voir.

22h23: montrez nous le match de Paris! On en a marre de Lens!

22h25: « Le PSG est en grande difficulté » Vous m'en direz tant.

22h27: but de Cissé. J'étais tellement sûr que ça allait arriver que je ne fracasse même pas ma bière contre la télé.

22h28: « Un miracle pour le PSG !!» C'est pas faux. Et maintenant qu'ils sont sauvés, Philippe Lucas va pouvoir venir remettre de l'ordre.

22h29: l'affaire est close: but pour Bordeaux. Je vais aller me coucher.

22h30: quoique si Auxerre, qui a sauvé l'honneur entre temps, marque 3 nouveaux buts, le titre pourrait changer de main!

22h31: égalisation lensoise. Je vais essayer de rester éveillé.

22h33: et pénalty pour Marseille. La saloperie est éternelle. Arrêté!!! Qu'ils aillent tous se faire enculer.

22h37: envahissement du terrain à Metz. Génial. Amis supporters, soyez raisonnables, vous devriez être heureux de rentrer chez vous, en D2.

22h38: Lyon est champion. Et tout le monde s'en branle.

22h40: Lens en D2, Marseille en LDC. Et 17 saisons depuis que Brest a disparu de l'élite. J'y crois encore.

23h12: rien de tel qu'un épisode de « The Wire » pour maîtriser l'argot des ghettos de Baltimore: « Diz shit ain't wry, bro! » No, it's not.

29 février 2008

Popular

Quand le tube de Nada Surf passait à la radio en 96, j'avais beau écouter avec attention, j'échouais lamentablement à comprendre de quoi il était question dans la longue introduction qui précède le refrain: le chanteur parlait trop vite. Aujourd'hui que je suis devenu tellement fort en anglais, tout est enfin clair. S'il y a parmi vous des jeunes filles à la vie sentimentale incertaine et mouvementée, ceci peut éventuellement vous servir:

Three important rules for breaking up
Don't put off breaking up when you know you want to
Prolonging the situation only makes it worse
Tell him honestly, simply, kindly, but firmly
Don't make a big production
Don't make up an elaborate story
This will help you avoid a big tear jerking scene
If you wanna date other people, say so
Be prepared for the boy to feel hurt and rejected
Even if you've gone together for only a short time,
And haven't been too serious,
There's still a feeling of rejection
When someone says she prefers the company of others
To your exclusive company,
But if you're honest and direct,
And avoid making a flowery emotional speech when you brake the news,
The boy will respect you for your frankness,
And honestly he'll appreciate the kind of straight forward manner
In which you told him your decision
Unless he's a real jerk or a cry baby you will remain friends

28 février 2008

Bored

Il n'y apparemment rien à faire quand on est jeune à Sacramento, Californie. A part zoner à bicyclette et fonder un putain de groupe avec ces potes pour jouer dans des squats. Pour preuve, ce premier clip des Deftones. Les atouts principaux du groupe sont déjà à l'oeuvre ici: le riff ample, le son de guitare absolument fantastique et la voix de Moreno. Je me dis parfois que j'aurais aimé avoir assez de talent pour pouvoir hurler « I get BOOOOOOOOORED!!! ». Admettez que c'est poignant.

27 février 2008

Roto Mania

Si la vie, cette salope, m'a appris une chose, c'est qu'il ne faut jamais croire que l'on est un cas isolé. Je suis ainsi persuadé qu'il existe des gens comme moi qui n'ont parlé à personne depuis dix jours (et n'ont aucune raison d'imaginer qu'un événement aussi extraordinaire puisse leur arriver dans un futur plus ou moins proche), se sentent absolument isolés dans leur propre connerie et ne voient décidemment pas quel intérêt ils auraient à poursuivre cette existence de merde.
A tous ces ratés solitaires qui ont l'audace de se dire aujourd'hui qu'ils tiendront six mois de plus à ce régime sans demander grâce et sans débrancher la prise, je propose de rejoindre ma ligue de fantasy.
Vous resterez un loser (soyons clairs: votre chance est passée), mais vous connaîtrez le plaisir inédit de vous lever le matin pour découvrir ce qu'ont fait les joueurs de votre équipe imaginaire pendant que vous cherchiez en vain le sommeil. Et gardez ceci à l'esprit: toutes les minutes que vous « gaspillerez » à tenter d'améliorer votre classement seront autant de temps volé à la rumination de votre colossal échec.
Qu'est-ce que vous attendez?

- je sais, vous vous posez forcément la question: « Mais que vient foutre le terme bien franchouillard de « Rotisserie » dans ces ligues de fantasy? » Wikipedia a la réponse: les pères fondateurs de la première ligue de fantasy (1980) se réunissaient pour jouer dans un restaurant new-yorkais, « La Rôtisserie Française », et avaient tout naturellement donné à leur ligue le nom de « Rotisserie League Baseball ». Désormais répandu par Internet et pratiqué par 20 millions de personnes outre-Atlantique, le jeu qui nous intéresse aujourd'hui est plus connu sous ne nom de « Fantasy ». Les termes « Rotisserie » ou « Roto » désignent un type particulier de ligue, adapté au baseball.

- comment accumuler les points dans une ligue roto? Un jeu d'enfant. Prenons le cas standard d'une ligue avec 12 équipes luttant dans 10 catégories statistiques (c'est aussi le format que j'ai choisi). Chaque équipe accumule quotidiennement des stats, et un classement est établi dans chacune de ces catégories. 12 points sont attribués à l'équipe en tête, 11 points à l'équipe qui suit, 10 à la troisième, et ainsi de suite jusqu'à la plus mal classée qui marque 1 point. Le classement général est établi en additionnant les points gagnés. Une équipe en tête dans toutes les catégories aurait ainsi 120 points au compteur. Mais là n'est pas l'objectif. Il faut simplement finir avec le meilleur classement au soir du dernier match de la saison.

- pourquoi le baseball? Parce que c'est à la fois le sport pionnier et le support idéal pour la rotisserie. Parce que le baseball est gavé jusqu'à la gueule de statistiques, et que tout peut être mesuré. Parce que chaque équipe de baseball joue 162 matches par saison, et que la rotisserie ne s'arrête jamais. Parce que les ligues de fantasy baseball sont celles qui laissent le moins de place à la chance. Faites le calcul, il y a 2 fois plus de matches qu'au basket et surtout 10 fois plus qu'au football. Vous pouvez gagner votre ligue de football avec 2 joueurs (au hasard, LdT et Tom Brady). Vous pouvez arriver en finale sans jamais vous connecter sur le site de votre ligue (je peux le prouver). Impossible que cela arrive au baseball. Stratégie et réactivité sont indispensables pour bien figurer en roto.

- vous n'y connaissez rien? Mais rien de rien? Pas de panique, j'étais dans le même cas il y a un an. Je m'étais inscrit, par pure curiosité, dans un paquet de ligues. Huit, pour tout vous dire. Après avoir laissé le PC drafter à ma place et attendu presque 2 mois pour commencer à m'occuper de mes équipes, j'ai vite attrapé le coup: un trophée et quatre places sur le podium plus tard, je me considérais presque comme un expert. N'importe qui peut y arriver. Vous êtes le prochain.

Baseball Pour Les Nuls 2008
Join Custom
league ID#66276
password: edd

22 février 2008

Stuck Here Again

Le meilleur groupe de filles était aussi le plus sauvage et le seul dont j'ai jamais acheté un disque. Non, il ne s'agit pas des Pussycat Dolls, mais vous m'aviez compris.
Tout n'était certes pas parfait chez L7, et ça n'aurait rien gâché si elles avaient été un peu plus jolies, quoique Donita Sparks (la guitariste brune) aurait pu être OK si elle s'était arrangée un minimum...
Mais bien sûr, ce qui compte, c'est qu'elles auront sorti un bon petit paquet d'excellents titres, le plus mémorable étant ce fabuleux hymne à la lose (« I'm good at feelin' bad, I'm even better at feelin' worse/Some would say life is a charm, I'm convinced it is a curse ») au refrain lancinant et indélébile. Préparez-vous à fredonner ces paroles de circonstance ad vitam aeternam : « Yeah yeah I'm stuck here again, I've learned to make bad situations my friend/It starts all over just when it should end/Yeah yeah stuck here again... » En plus, le clip est parfait. Que demande le peuple?

21 février 2008

B.Y.O.B.

Pendant un laps de temps relativement restreint, j'ai cru que System Of A Down était un groupe génial. J'écoutais leurs albums en boucle.
Aujourd'hui ces CD prennent la poussière sur mes étagères, et j'essaie en vain de comprendre ce qui pouvait me plaire chez ces quatre Arméniens (que des noms en -ian) de L.A. Une chose est sûre, ça n'était certainement pas l'activisme politique qui inspirait des titres tels que B.Y.O.B., détournement subtil de « Bring Your Own Beer » en « Bring Your Own Bomb », énième dénonciation de la « guerre », vu que, je ne sais pas si vous savez, mais la guerre, c'est pas bien.
Au moins y a-t-il un passage tolérable dans cette vidéo, à l'intérieur de la boîte de nuit: « Everybody's going to the party, have a real good time... » Je veux bien leur accorder ça.
Pour le reste, S.O.A.D. est insupportable. Définitivement. Je ne me ferai plus avoir.

19 février 2008

Jeremy

Le grunge dans toute son horreur avec ce que Pearl Jam a fait de pire: morceau informe, Eddie Vedder qui geint et une vidéo d'une prétention sans bornes. Allez directement à la fin et posez-vous la question cruciale: Jeremy a-t-il tiré sur un de ses petits camarades ou bien s'est-il contenté de se faire sauter le caisson? Franchement, qu'est-ce qu'on en a à foutre.
Heureusement pour nous, peu après la sortie de ce clip Vedder décida de stopper les frais, qu'il n'en tournerait plus parce qu'ils « faisaient du mal à sa musique » et qu'avoir du succès était indécent.
Peu après, il décréta que sortir des disques corrects l'était également. Déjà écouté « No Code »?

15 février 2008

Match des Etoiles

Il m'aura fallu quelques jours pour me remettre de ma gueule de bois post-Superbowl, mais trop de choses arrivent dans le monde merveilleux d'espn (pour la dernière fois: Entertainment and Sports Programming Network) pour rester abattu plus de 48h. Voilà de quoi rattraper mon retard.

- les blessures font partie du jeu quelque soit le sport, mais se faire trancher la gorge en plein match? Par un coéquipier? C'est pourtant ce qui est arrivé dimanche dernier à Buffalo à Richard Zednik, malheureux joueur de hockey qui a eu la carotide sectionnée par la lame d'un patin mal placé. Rassurez-vous, il n'est pas mort. Il doit même sortir de l'hôpital ce week-end. Si vous aviez été dans les tribunes ce soir-là (regardez les traces de sang vers la fin de cette vidéo), vous n'auriez sûrement pas misé lourd sur ses chances.

- à croire que la NBA est tout d'un coup gérée comme une ligue de fantasy. Gasol aux Lakers (l'échange le plus déséquilibré de la décennie), Shaq aux Suns (le plus gros coup de poker depuis... depuis quand, au fait?) et Jason Kidd à Dallas. Oups, non, c'est vrai, l'illustre Devean George a fait jouer sa clause de « no-trade », bloquant l'échange et rendant sans nul doute Kidd fou de rage. Ils vont bien trouver un moyen de s'arranger, nous dit-on (à mes heures perdues, il m'arrive de jouer avec la « Trade Machine » Fascinant, surtout pour les salaires des joueurs). En attendant, les Mavs étaient prêts à lâcher un sacré paquet pour Kidd (Harris, Stackhouse, Diop, George, 2 choix de drafts et 3 millions de dollars). Cela prouve à quel point ils sont désespérés pour tenter de rester au niveau dans une conférence Ouest infernale. De mémoire, je n'ai jamais vu une compétition aussi serrée et relevée: des Hornets (36-15) aux Nuggets (32-20), 9 équipes se tiennent. Pour une fois la fin de saison régulière vaudra la peine d'être jouée.

- Kobe Bryant a mal au petit doigt. Il préfère continuer à jouer et à souffrir que de se faire opérer et de manquer les 6 prochaines semaines de compétition. C'est qu'il n'a pas vraiment le choix. Sans lui, dans une conférence aussi acharnée, les Lakers pourraient même chuter hors des playoffs.

- et la franchise de L.A. voudrait bien que la Ligue dispense Kobe de All-Star Game ce week-end. J'approuve à 100%. Qu'on envoie plutôt un jeune comme Deron Williams à sa place. Et d'ailleurs, qu'est-ce qu'on en a à foutre du All-Star Game? Il y bien 10 ans que ce show grotesque a cessé de m'intéresser. Tant que la NBA n'osera pas le duel « America vs The World » que j'attends avec impatience, je resterai couché, merci. Et je me contenterai de ces quelques clips.

- pas de français cette année chez les All-Stars (on a voulu nous faire croire que Tony P, blessé avait « déclaré forfait ». Il aurait peut-être fallu qu'il soit sélectionné d'abord. Je hais ces journalistes), mais Boris Diaw est un « Anti All-Star »! Et dans le 5 majeur, excusez du peu.

- David Stern a dans ses cartons le projet d'une « European Division », soit 5 nouvelles équipes NBA créées de toute pièce dans 5 grandes villes d'Europe à l'horizon 2018. Séduisant sur le papier, mais j'annonce dès aujourd'hui que ça ne marchera jamais. Bon courage pour imposer des franchises à l'américaine sur le vieux continent, pour convaincre les fédérations, ligues et sponsors, pour construire des salles aux standards US et surtout, surtout, pour y attirer 15 à 20 mille personnes 41 soirs dans l'année. Aucune chance que ça arrive. Et puis très honnêtement, tant mieux. 75% de l'attrait de la NBA consiste dans le fait que New York affronte Chicago et Los Angeles, pas Madrid, Paris ou Milan. La seule NBA valable en Europe existe déjà, à l'état d'embryon certes, mais tout de même. Ça s'appelle la Ligue des Champions, et ça reprend la semaine prochaine.

- je ne sais pas si une seule personne en Amérique comprend réellement ce qui se passe dans le scandale du rapport Mitchell, ou si quelqu'un sait ce qui ressortira des auditions de l'autre jour devant le Congrès (!), mais j'en ai personnellement assez de Clemens, McNamee, Pettitte et compagnie. J'ai bien saisi que Clemens était le plus grand pitcher de l'ère moderne et qu'il a sans doute prolongé sa carrière à coups de piqûres de stéroïdes, mais il aurait fallu que je le vois lancer la balle au moins une fois dans ma vie pour me sentir concerné. Désolé.

- cela ne m'empêche pas de me préparer pour la saison de baseball. Enfin, de fantasy, pour être franc. Alors si comme moi vous avez peur de vous ennuyer d'ici le mois d'octobre, rejoignez dès maintenant « Baseball Pour Les Nuls 2008 » et découvrez les joies des RBI, ERA et autres WHIP. Inscrivez-vous, et je vous expliquerai. Peut-être. Cliquez ici, league ID# 66276, password: edd.

In Bloom

Impossible de me remémorer ma période grunge sans ressentir une profonde nostalgie. Car pour autant que je m’en souvienne, j’ai été vraiment grunge. Pendant au moins deux ans. Et c'était la belle vie. De toute évidence, aucun mouvement musical ne me correspondrait jamais à ce point : j’étais jeune, stupide, oisif (traduction : étudiant), et déjà fondamentalement désabusé. C’était presque trop facile. Quant aux codes vestimentaires et comportementaux du grunge, ils étaient taillés sur mesure. J’avais toujours rêvé de laisser pousser mes cheveux, d’ « oublier » de prendre des douches et de porter mes jeans jusqu’à ce que l’on puisse voir à travers. Je n’étais pas spécialement fou des chemises de bûcheron, mais après tout, pourquoi pas, du moment que je pouvais les laisser pendre sur mes hanches 15 jours d’affilée. Pour le reste, il s’agissait de demeurer apathique en toute circonstance (hormis pendant les matches de foot, on ne se refait pas) et de se bourrer la gueule au moindre prétexte. Pas bien compliqué. Un soir que l’on buvait une bière chez un pote et que je m’apprêtais à rentrer dignement, sa copine débarqua à l’appartement avec des amies à elles. Soit elles étaient très moches, soit elles avaient apporté des bouteilles, mais la seule chose dont je me souviens après c’est de descendre les escaliers quatre à quatre pour aller dégobiller dans le caniveau. Le lendemain, j’eus droit à ce récit édifiant : « Oh, putain, t’étais défoncé hier soir, t’étais vautré dans le canapé, on te secouait, tu réagissais plus… Y a une des gonzesses qui a sorti que t’étais le Kurt Cobain de la fac !… » Je ne me souvenais de rien, mais j’étais flatté. Il ne me restait plus qu'à claquer le reste de mon fric dans une dose d’héroïne et un fusil de chasse, histoire de coller complètement au personnage. Mon seul regret, c’est que bizarrement aucune de ces filles n’ait ensuite cherché à me revoir. Allez savoir pourquoi.

Quoiqu'il en soit, si j'ai choisi « In Bloom » pour illustrer mon propos, c'est pour deux raisons:
- de tout le répertoire de Nirvana, c'est probablement mon titre favori. Un bon petit morceau à la base, mais la batterie de Dave Grohl le propulse littéralement dans une autre dimension.
- Cobain essaie de sourire dans la vidéo. Il paraît que ça n'arrivait pas tous les jours.

14 février 2008

Easy

Figurant en bonus-track du chef-d’œuvre perturbé « Angel Dust », cette reprise des Commodores (avec Lionel Richie) par Faith No More est presque trop belle pour être vraie. Offrant enfin à Mike Patton, après les excentricités de « Midlife Crisis » ou « B.E A.G.G.R.E.S.S.I.V.E », l’opportunité de jouer les crooners et à l’auditeur (moi) de chanter à l’unisson (« No one said it’s funny but I just can’t stand the pain »…), « Easy » est si géniale qu’il est impossible de s’en lasser malgré plusieurs centaines d’écoutes.
Même un clip rempli de travelos ne saurait gâcher mon plaisir.

12 février 2008

Stacy's Mom

J’aimais bien ce morceau. J’avais l’habitude de reprendre en choeur le refrain, le plus souvent dans ma voiture, en me disant que Fountains Of Wayne était un bon groupe avec un nom bizarre.
C’était avant de voir la vidéo et de découvrir que la maman de Stacy ne ressemble absolument pas à l’idée que je m’en faisais.
Désormais, à chaque fois que j’entends chanter ses louanges, je repense à ce petit branleur en train d'espionner une pouffiasse siliconée sortant d’une piscine. Mon Dieu. Stacy’s Mom is a vieille p...

08 février 2008

Heartbreak Station

Au départ, j’avais l’intention de vous dire à quel point cette ballade était parfaite, que ce clip échappait miraculeusement au ridicule pour rester simplement majestueux et que Cinderella était un groupe fortement sous-estimé, assimilé à tort aux groupes de « hair-metal » des années 80. Probablement uniquement à cause des cheveux.
Mais je me contenterai de vous soumettre ce commentaire trouvé sur YouTube: « In a perverse way I really just want to fall in love, break up, get ultra depressed and then put this song on. Then it'll be all worth it. »
Comme qui dirait, « sounds like a plan. »

07 février 2008

Duality

J’avais bien 10 ans de trop pour les apprécier quand les fous furieux de Slipknot sont apparus à la fin des années 90. Les combinaisons de taulard, les masques « qui font peur », l’anonymat des 9(?!) membres du groupe cachés chacun derrière un numéro de 0 à 8 (le chanteur, Corey Taylor, est officiellement #8)… Tous ce cirque pour ressembler à une version plus énervée de Korn, si possible plus déterminée encore à annihiler tout sens de la mélodie: j’avais clairement passé l’âge.
Mais quand en 2004 j’ai eu l’occasion d’entendre leur troisième et dernier album en date, « Vol 3: The Subliminal Verses », à ma grande surprise, j’ai aimé ça. Disons les choses clairement: le dernier Slipknot est le seul album de metal sorti ces 5 dernières années sur lequel j’ai eu plaisir à secouer frénétiquement la tête de haut en bas.
J’ignore totalement si Slipknot sortira un jour un autre album, mais ça n’est pas bien grave, ils ne feront jamais mieux que « Duality ». J’aime à fredonner « I push my fingers into my eyes… » et regarder la horde de fans déferler sur la baraque avant de passer à travers murs et plafonds. Et ce break, putain… Il donnerait presque envie d’attaquer le plancher à coups de masse.

05 février 2008

Paradise City

Je hais les clips. Je ne les regarde jamais. Sauf peut-être ceux de Fatal Bazooka.
Je ne regarde pas les clips parce que j’ai de très bonnes raisons:
a) ils tuent l’imagination.
b) ils sont soit idiots, soit prétentieux.
c) 99% d’entre eux sont ratés.
d) ils ruinent la chanson. Sauf ceux de Fatal Bazooka.
Combien de fois ai-je fait la connerie suivante: j’aime un morceau, je le connais par cœur, je l’ai écouté des dizaines de fois et j’ai créé ma propre interprétation, associé mes propres images à ce titre bien précis. Tout va bien.
Et puis un jour, je glande devant Internet (quelle surprise), je suis sur YouTube et une mauvaise idée me vient: « Hé, voyons s’il a une vidéo pour XXX… » Généralement, je suis alors obligé d’arrêter la connexion au bout de 30 secondes si je ne veux pas ruiner une chanson pour toujours.
Mais j’aurais comme qui dirait une tendance à l’auto-destruction ces temps-ci. Et je prends donc cet engagement: un clip par jour pour vous sur ce blog. Uniquement mes titres favoris. Et Dieu sait combien de clips catastrophiques.
Néanmoins, pour ne pas vous dégoûter dès le départ, je préfère commencer par un contre-exemple.

1988, les Guns N’Roses remplissent le Giants Stadium, Axl porte une veste en cuir blanche, Duff et Steven Adler jouent les touristes à Manhattan, Slash signe le blouson d’un type en sortant des chiottes et puis tout ce beau monde embarque dans le Concorde pour jouer devant un trillion de personnes (un peu plus de 100 000, en réalité, moins les 2 fans qui mourront piétinés) au Monsters Of Rock de Donington, UK. 1988. C’était le bon temps.
Et ne vous gênez surtout pas pour reprendre en chœur le refrain immortel: « Take me down to the Paradise City where the grass is green and the girls are pretty… »

04 février 2008

La Défaite

La perfection n’est pas de ce monde.
Eighteen and One.
Les Patriots ont perdu.



C’est un abominable cliché, mais les Giants « en voulaient » plus. Ils étaient morts de faim. Ils avaient mis au point la défense idéale. Leur quarterback était en pleine confiance. L’Amérique toute entière était derrière eux. Et les dieux du football aussi.
10 minutes de possession de balle pour démarrer le match. Un record dans un Superbowl. Le ton est donné. Tom Brady et l’attaque toute-puissante des Patriots doivent patienter sur la touche.
Lorsque leur tour vient enfin, Maroney marque de près pour donner l’avantage 7-3 à New England en tout début de deuxième quart-temps. Ensuite, plus rien.
L’attaque des Pats n’est plus que l’ombre de celle qui terrorisait la ligue au mois d’octobre. Tom Brady n’est pas en rythme. Sacké 5 fois. Sans arrêt mis au sol. Il est vraiment blessé à la cheville, tout compte fait. Mais c’est sa ligne offensive qui le trahit. Vantée comme étant la meilleure de toute la NFL, elle est baladée par les athlètes de la defensive line new-yorkaise. Michael Strahan. Osi Umenyiora. Justin Tuck. C’est le chaos derrière la ligne. Brady n’a plus le temps n’ajuster ses passes. Et le score ne bouge pas.
Jusqu’au quatrième quart-temps. Eli Manning trouve David Tyree (qui ça?) pour un touchdown de 5 yards. 10-7 Giants. L’Histoire se met à bégayer.
Mais Brady n’est pas le meilleur quarterback de la planète pour rien. Le dos au mur, il trouve les ressources pour un drive de 80 yards, conclu par une passe de TD pour Randy Moss. 14-10 Patriots, 2:42 à jouer. 19-0, la perfection et l’immortalité sont à portée de main.
Sauf que.
L’impensable est sur le point de se produire.
90 secondes à jouer sur les 44 yards des Giants, troisième tentative et 5 yards à gagner. Le Superbowl se joue maintenant. Eli Manning est sous pression, les défenseurs des Pats sont sur lui, il va être sacké, mais il parvient à s’en sortir on ne sait comment, et réussit à lancer une balle qui reste une éternité en l’air, et David Tyree (encore lui ? mais qui est ce type ? ?) réussit la réception la plus improbable de l’histoire du football, la réception dont les new-yorkais parleront encore dans 50 ans, et la perfection vacille sur son socle.
4 actions plus tard, Manning trouve Plaxico Burress tout seul dans la zone de l’en-but. Touchdown. 17-14 Giants.
Moins de 30 secondes à jouer, la dernière passe désespérée de Brady vers Moss est incomplète. Game Over.
The New York Giants are the new Superbowl champions. Unbelievable.


Et pourtant, j’aurais dû le voir venir. C’était tellement évident.


D’ailleurs, quand je me suis connecté sur espn.com au réveil à 7h00 (non, je n’ai pas regardé le match. J’ai un métier. Et je n’ai pas encore vu la moindre image. Tout ce que j’ai écrit plus haut est issu de ma lecture compulsive de différents sites web ce matin. Pourtant en me lisant vous aviez l’impression que j’étais au stade pour vivre l’évènement en direct, je parie…) pour découvrir la photo d’un Michael Strahan triomphant, je ne suis pas tombé de ma chaise. Mes yeux ne se sont même pas écarquillés. Mes tripes ne se sont pas révoltées, et je n’ai pas eu envie de vomir non plus. (d’accord, j’étais à moitié endormi, mais quand même)
J’ai juste pensé: « OK, ça ne pouvait pas finir autrement. »
Dieu venait de trouver une nouvelle façon de me dire que j’étais un loser.


Car voyez-vous, je suis un fan des Patriots. Je sais que ça peut sembler ridicule, mais je suis bien obligé de l'admettre. Je peux même vous dire à quand ça remonte: le Superbowl en 2002, quand New England avait mis à terre les grandissimes favoris de Saint Louis, dans une des plus grosses surprises de l’histoire (c’était avant…) Depuis, mon intérêt pour la NFL a fluctué, mais les Pats sont restés mes favoris. Il faut dire que 3 SB en 4 ans, ça aide.
Mais cette année, tout était différent. Depuis septembre, la NFL était ma bouée de survie. Chaque dimanche, entre la fantasy et les Pats, je pouvais m’investir à fond. Etre un supporter, vibrer et célébrer les victoires. Et tant pis si ça voulait dire serrer le poing en silence devant l’écran de mon portable. Une soirée dans la semaine, ma vie valait le coup d’être vécue.
Car au fond, c’est à ça que sert le sport, peu importe qu’il se joue de l’autre côté de l’océan ou sur le petit stade communal: à donner l’illusion que tout ce merdier a un sens.
Et c’est le cas, apparemment, il y a vraiment un sens: dans la vie, quoique l’on fasse, on ne gagne jamais.


Il y a une semaine, je vous ai conseillé la lecture d’un article prémonitoire de Chuck Klosterman dans lequel il expliquait que la quête de perfection des Patriots serait bien plus mémorable et significative si elle s’achevait sur une cruelle défaite. Je me permets d’en retranscrire ici la conclusion:


If the Patriots win, they will just become this thing that scorched the earth for five months before capturing a trophy that was never in doubt. Future historians will describe this New England team as if it were a machine. Everyone will concede the Pats' superlative greatness, but the 19 wins will be just a collection of numbers. But if they lose -- especially if they lose late -- the New England Patriots will be the most memorable collection of individuals in the history of pro football. They will prove that nothing in this world is guaranteed, that past returns do not guarantee future results, that failure is what ultimately defines us and that Gisele will probably date a bunch of other dudes in her life, because man is eternally fallible.


Losing isn't everything. It's the only thing.


Je ne sais quoi rajouter. Si ce n’est peut-être que je savais déjà tout ça. Car je suis un échec ambulant, un gâchis sur pattes. Contrairement à Brady et aux Patriots, j’étais préparé à perdre. La lose ne peut pas me prendre par surprise. Le seul et unique accomplissement de mon existence est d’avoir réussi à rester en vie pendant 34 putains d’années.
Alors si les Pats avaient gagné, me serais-je senti un peu moins misérable?
Probablement. Tout au plus pendant 24 heures. Toujours bon a prendre, mais n’en parlons plus.

Les Patriots ont perdu.
Je suis un loser.


Il serait peut-être temps que je fasse quelque chose de ma vie.

01 février 2008

Superbowl Week: vendredi

- Dr Z de Sports Illustrated analyse Giants et Patriots position par position (je reconnais que j'ai dû avoir recours à Wikipedia pour connaître la signification de FL pour Moss et de SE pour Burress. Honte sur moi. Mais depuis le temps que je suis le foot américain, c'est la première fois que j'entends parler d'un "Split End" pour qualifier un receveur! On en apprend tous les jours) et donne l'avantage final au Pats (11-9-5). Mais Zimmerman prédit tout de même une victoire des Giants 24-20. Il faut que l'on m'explique à quoi sert le "Positional Breakdown", dans ce cas.

- puisqu'on parle de prédictions pour le Superbowl, vous ne serez pas étonné d'apprendre que tout le monde aux Etats-Unis a son avis sur la question. Et quand je dis tout le monde, ça n'est pas une façon de parler. C'est la réalité. Cliquez ici pour connaître les pronostics des "experts" d'espn.com, puis baladez-vous sur les liens pour découvrir entre autres les avis éclairés de Dave Grohl ou de Vince Neil.

- vous constaterez qu'un nombre étonnamment élévé (entre 30 et 40%) de journalistes mais surtout de "célébrités" voient une victoire des Giants. J'imagine que c'est en partie dû à une inclination naturelle (supporter David contre Goliath) mais surtout au fait que les Giants sont les "New York Football Giants" et que les stars aiment NYC. Si le Superbowl opposait les Panthers de la Caroline aux Patriots, personne n'aurait idée de pronostiquer une surprise.

- pour en avoir le coeur net je me suis tourné vers les fous furieux de footballoutsiders.com, créateurs de la redoutable DVOA (Defense-adjusted Value Over Average), la statistique qui tue. Et pour Aaron Schatz et tous les nerds qui analysent la moindre action pour la transformer en stat, les choses sont claires: une victoire des Giants sur les Patriots constituerait la plus grosse surprise de l'histoire du football américain professionnel. Mais ça ne veut pas dire que ça ne va pas arriver pour autant... (bon courage à ceux qui veulent lire l'article en entier pour comprendre pourquoi. Je ne suis pas encore arrivé à la moitié.)

- au lecteur angoissé qui souhaitait savoir si Gisèle serait dans les tribunes pour applaudir le quarterback de son coeur, je regrette de ne pouvoir répondre que ceci: aucune idée. Si jamais c'était le cas, nul doute que les caméras de la Fox la repéreraient rapidement. En attendant, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même:

31 janvier 2008

Superbowl Week: jeudi

- il n’est pas trop tard pour s’envoler vers l’Arizona avec un billet pour le match en poche. Premier prix sur le web: 2250 dollars la place. Au taux de change actuel, c’est une affaire. Seulement 1517,3483 petits euros!

- pour rentabiliser vraiment le voyage, n’oubliez pas de parier avant de partir. La ligne pour le résultat final fixée par les casinos de Las Vegas est Patriots par 12 points, et j’imagine que c’est exactement ce qu’il faut pour que des millions de dollars soient misés sur les Giants. Mais il ne faut pas se contenter d’un petit billet sur le vainqueur. Qui va marquer le premier touchdown? Combien de points au total? Qui le futur MVP du match remerciera-t-il en premier? Dieu, son coach ou ses coéquipiers? Il y a du pognon à se faire.

- Plaxico Burress n’a pas seulement le prénom le plus démentiel de la NFL, il a aussi un pronostic: 23-17 Giants. Ce à quoi Tom Brady a répondu: « Seulement 17 points? » Les Pats ayant scoré une moyenne record de 36,8 points par match cette saison, Plaxico doit sans doute savoir quelque chose que tout le monde ignore. Ou alors il aurait mieux fait de se taire.

30 janvier 2008

Superbowl Week: mercredi

L'incontestable meilleur moment du "Media Day", hier: une journaliste en robe de mariée demande à Tom Brady de l'épouser. Et Brady de réagir comme il le ferait face au blitz de la défense adverse, avec le sourire et la réponse appropriée.
Ce mec n'a aucune faiblesse, ou quoi?