31 mars 2007

San Antonio est avec moi

Pour en finir avec le dossier Tony P., ce nouvel exemple de la vie dans les « ghettos » de San Antonio.
Si l’un d’entre vous pouvait trouver l’original du rap à la fin du clip (oui, celui où ça siffle), merci de me faire signe.

Dans l’actualité du jour, je n’oublie pas la finale de la trop moquée Coupe de la Ligue. Cette année au moins on a une « affiche ».
Peu importe si tout cela était plus ou moins arrangé dès le départ avec l’exemption de premier tour, comme par hasard pour les deux finalistes. Dommage que Bordeaux, la plus ennuyeuse à voir jouer parmi toutes les équipes ennuyeuses du championnat se soit qualifié : on va droit aux tirs aux buts…
Lyon 1, Bordeaux 0 (a.p)

Mais que vois-je, la Ligue a décidé de couler sa précieuse Coupe en programmant une journée de championnat le même week-end ! Depuis le temps que je dis qu’il faut acheter un calendrier aux décideurs du football français :

Lorient-Marseille 0-0, Nantes-Sedan 1-0, Lille-Valenciennes 2-0, Troyes-Sochaux 2-1, Toulouse-St Etienne 1-1, Le Mans-Auxerre 2-0, Nice-Monaco 3-2, Lens-Paris 2-1.

Dernière journée : 6/10 Saison : 130/290

T.O.N.Y.P.I !

Les gauchistes des « Guignols » ont parfois leurs bons moments : la T.P. family en fait définitivement partie.

« Ma vie c’est les sous-sols et les cages d’escaliers »… MDR ! (une expression de « jeunes » de temps en temps ne peut pas faire de mal.)

28 mars 2007

NBA Time

Désespéré à l’idée d’être obligé de parler de France-Autriche pour redonner un peu d’élan à ce blog et plutôt que de prédire un futur contrôle positif pour Laure Manaudou, j’ai décidé de me tourner une nouvelle fois vers les States.
Ça vous ennuie ?
Rien à foutre, voici un petit tour d’horizon des 30 équipes de la NBA, à environ une douzaine de matches de la fin de saison régulière.

Conférence Ouest

1. Dallas Mavericks (59V-11D) : en route pour une des meilleures saisons régulières de l’histoire, seul le titre est envisageable pour Dirk et compagnie. Mais ils l’ont déjà laissé filé l’année dernière… (c’est le moment de signaler qu’à l’époque où j’ai commencé à suivre la NBA, soit il y a 15 ans, les Mavs avaient cumulé 25 victoires sur DEUX saisons ! ! Une série qui m’a marqué au point que j’ai toujours du mal aujourd’hui à les prendre au sérieux. Mais s’ils gagnent le titre, je serai prêt à reconsidérer ma position.

2. Phoenix Suns (53-17) : la version NBA des Colts. Inarrêtables en attaque et emmenés par une superstar qui n’a jamais rien gagné (Steve Nash). Mais Manning et les Colts viennent de gagner le Superbowl, alors pourquoi ne pas croire aux Suns au mois de juin ?

3. San Antonio Spurs (50-20) : ils étaient mes favoris au mois d’octobre, et je ne vois aucune, mais alors aucune raison de changer d’avis. Les chevilles de Ginobili vont bien, Duncan est toujours aussi dominateur, et Tony P. n’a jamais été aussi confiant. Il faut juste que j’évite de regarder à nouveau le clip de « Balance-toi ».

4. Utah Jazz (46-24) : plus que tous les Kevin Martin, David Lee ou Tyson Chandler de la ligue, Deron Williams mérite le titre de « Most Improved Player » cette année. Le problème à Salt Lake City, c’est qu’ils n’auront personne pour défendre sur les stars de Houston en playoffs…

5. Houston Rockets (45-26) : le coach de l’année, la meilleure défense de la ligue, Yao et T-Mac en forme et ensemble sur le parquet : les Jazz peuvent trembler, le reste de l’ouest se méfier.

6. Los Angeles Lakers (38-33) : il y a quinze jours ils étaient si mauvais que Phil Jackson déclarait que « même Jesus-Christ ne pourrait rien pour nous ». Depuis, Kobe Bryant a marqué 65, 50, 60, 50 puis 43 points dans une série de 5 victoires. Ça ressemble pourtant bien à une intervention divine, non ?

7. Denver Nuggets (35-34) : ils viennent de battre Phoenix et de gagner à Cleveland, et sans le shoot venu d’ailleurs de Rasheed Wallace ils auraient aussi gagné à Detroit. Des promesses pour l’avenir, donc, car même avec le duo sans équivalent Melo/Iverson en attaque, l’ouest est trop fort cette année pour dépasser le premier tour.

8. Los Angeles Clippers (34-36) : enfin ! Il aura fallu attendre qu’ils se retrouvent sans meneur de jeu (vous vous souvenez du genou de Shaun Livingston ?) pour que l’équipe la plus décevante de la ligue (je les voyais à 50 victoires minimum) se décide à jouer collectif. Mais uniquement pour le droit de se faire laminer par les Mavs au premier tour des playoffs.

9. Golden State Warriors (33-39) : pas de playoffs depuis 94… Peu importe si Don Nelson a fait des Warriors la meilleure équipe pour les Fantasy leagues (avec Davis, Richardson, Ellis, Harrington, Biedrins, Jackson, et même Barnes et Piétrus), ils vont encore échouer. Cela dit, au bout de 13 ans, ils ne sont plus à une année près.

10. New Orleans/Oklahoma City Hornets (32-39) : bientôt débarrassés de leur nom à rallonge avec leur retour à plein temps en Louisiane, les NO/OKC Hornets voudraient sans doute fêter ça avec un retour en playoffs. Le retour de Stojakovic pour le sprint final leur permet d’espérer, mais quoiqu’il arrive de meilleures années sont à prévoir avec Paul, West et Chandler dans l’effectif.

11. Minnesota Timberwolves (30-40) : le dernier exploit des Wolves ? Transformer en défaite à domicile (contre les Sonics, rien de moins) une avance de 25 points dans le troisième quart-temps. Ce nouveau désastre devrait inciter l’Onu à voter une résolution obligeant Kevin McHale à trader Kevin Garnett cet été.

12. Sacramento Kings (30-40) : voulez-vous de Ron Artest dans votre équipe préférée ? Les fans des Kings ont déjà leur avis sur la question. Un tribunal californien donnera bientôt le sien. A part ça, Kevin Martin est peut-être un nouveau Reggie Miller (mais en moins clutch), et les frères Maloof sont toujours propriétaires d’un casino à Las Vegas.

13. Portland Trail Blazers (29-42) : personne ne les voyait aussi « haut », mais avec Roy et Aldridge les Blazers ont réussi un formidable coup double à la dernière draft. Pour poursuivre la reconstruction de la franchise il faudrait à présent réussir à obtenir quelque chose en échange de Zach Randolph, alias Mister I don’t give a f*** !

14. Seattle Supersonics (28-42) : j’étais un grand fan à l’époque où Seattle signifiait Kurt Cobain, Layne Staley, Shawn Kemp et Gary Payton. Manque de bol, il y avait trois junkies dans le tas. Deux en sont morts et le troisième a pris 40 kilos. Depuis, la franchise est incapable de sortir de la médiocrité, draftant n’importe comment (série en cours : Swift, Petro, Sene) et perdant régulièrement ses meilleurs joueurs (Rashard Lewis est le prochain). Vous comprendrez pourquoi on parle de plus en plus d’un déménagement.

15. Memphis Grizzlies (18-54) : gagner chez les Lakers hier soir avec Gasol et une bande de rookies sortis de nulle part n’était pas franchement prévu au programme. La plus mauvaise équipe de toute la NBA est censée perdre ses matches pour augmenter ses chances de gagner à la loterie !


Conférence Est

1. Detroit Pistons (45-25) : vous avez bien lu. Une première place à l’Est vaut une cinquième à l’Ouest. Et ces Pistons hautement vulnérables auront besoin d’un Fab Five (Billups, Hamilton, Prince, Webber, Wallace) tournant à plein régime pour atteindre les finales.

2. Cleveland Cavaliers (43-28) : si LeBron voulait bien se bouger les fesses tous les soirs, les Cavs auraient peut-être déjà la division en poche. Mais King James est trop occupé à devenir une « Icône Globale » et à s’acheter une nouvelle maison...


3. Miami Heat (38-32) : quand Dwyane Wade va-t-il revenir ? Rien d’autre n’a d’importance pour les champions en titre, car malgré Antoine Walker, les blessures et l’âge de Shaq, si D-Wade est de retour à temps, le Heat va tout droit en finale. Croyez-moi.

4. Toronto Raptors (38-32) : de loin la plus grosse surprise de la saison, mais l’armada internationale des Canadiens vient d’en prendre un sérieux coup avec l’appendicite de Bargnani et la cheville cassée de Garbajosa. Un tour en playoffs et puis s’en vont.

5. Chicago Bulls (42-30) : à l’intersaison, les Bulls ont choisi de piquer Ben Wallace (33 ans) aux Pistons, de le surpayer (60 millions) et de laisser partir Tyson Chandler (26 ans). Résultat, les stats d’un Chandler en plein développement sont meilleures que celles d’un Big Ben qui vieillit. Cependant, dans une conférence Est aussi pourrie cette année, rien ne dit que Wallace ne peut pas les conduire jusqu’à la finale. Une question, tout de même : quand le shoot de Ben Gordon sera aux abonnés absents, qui va marquer des points en playoffs ?

6. Washington Wizards (37-32) : on ne s’ennuie jamais avec Gilbert Arenas, ses shoots au buzzer, ses paris idiots, sa fête d’anniversaire à 1 million de dollars, son blog, etc. Mais si Caron Butler ne revient pas à temps, « Agent Zero » et les Wizards risquent de disparaître prématurément.

7. Orlando Magic (33-38) : le règlement NBA est formel. 8 équipes par conférence en playoffs. Ce qui signifie qu’Orlando pourrait bien y aller. Après tout, grâce à Dwight Howard, le Magic est aujourd’hui la mieux classée des 4 équipes de m… qui postulent aux deux dernières places.

8. New Jersey Nets (32-38) : ah, si seulement ils avaient quelqu’un pour prendre des rebonds, si seulement ils n’avaient pas tant de blessés, si seulement Vince Carter jouait à fond tous les soirs… Désillusion de l’année avec les Clippers, mais dans une division tellement plus faible !

9. Indiana Pacers (31-39) : en parlant de saison ratée… Le méga-trade de l’hiver avec les Warriors n’aura finalement profité à personne et simplement apporté deux joueurs ennuyeux (Dunleavy et Murphy) au club le plus ennuyeux de la ligue. Indiana, le Rennes de la NBA : zzzzzzzzz…….

10. New York Knicks (30-40) : autre comparaison pourrie, avec le PSG de la NBA. Non, soyons sérieux. Mais avec une telle masse salariale, rater les playoffs une fois de plus, même après les « progrès significatifs » de cette saison, n’est tout simplement acceptable. Les fans se consolent avec un frontline plein de promesses (Curry, Lee, Frye).

11. Philadelphia 76ers (28-42) : comment Andre Iguodala et cette bande de losers ont-ils pu gagner plus de matches après le départ d’Iverson qu’avant ? Réponse : la conférence Est est vraiment catastrophique.

12. Atlanta Hawks (27-45) : d’accord, ils ne gagnent pas beaucoup de matches, mais ils ont Josh Smith ! Personnellement, ça me suffit.

13. Charlotte Bobcats (26-45) : il est temps de dépenser du pognon en Caroline du Nord.


14. Milwaukee Bucks (25-44) : le cinq majeur (Williams, Redd, Simmons, Villanueva, Bogut) a cumulé 180 matches ratés pour blessure. Dans ces conditions, mieux vaut viser une bonne place dans la prochaine loterie.

15. Boston Celtics (21-49) : franchise légendaire en déroute cherche sauveur dans la prochaine draft. Viens vite, Greg Oden ! (ça marche aussi avec Kevin Durant)

Balance-toi par la fenêtre

Que vous soyez patriote ou mélomane, vous vous êtes sûrement déjà précipités chez votre disquaire pour faire l'acquisition du nouvel album de notre héros national Tony P.
Si toutefois vous hésitez encore, voilà de quoi vous décider avec le clip de son futur tube "Balance-toi".
Enjoy.

PS: irez-vous jusqu'au bout du clip, au risque de vous faire dessus? Personnellement j'ai craqué à 1:44. N'hésitez pas à me faire savoir si vous tenez plus longtemps. Et ne trichez pas.

27 mars 2007

From Downtown

Nouvel épisode dans la série "un match de basket n'est jamais fini".
Hier soir, Denver mène de 3 points à Detroit avec 1,5 secondes à jouer ET la remise en jeu à effectuer dans le camp des Pistons.
Game over.
Mais la balle atterit dans les mains de Rasheed Wallace, la plus grande gueule de la ligue, et un truc improbable se produit...
Sans surprise, Detroit a finalement gagné le match.

26 mars 2007

Le come-back

Bon.
Ce que vous allez voir sont les 45 dernières secondes de la finale du tournoi universitaire américain (mais de Division II. Sachant qu'il y a à peu près 150 équipes en Division I, ça vous situe le niveau) entre Winona State (en blanc) et Barton (en bleu).
Jamais entendu parler?
Moi non plus.
Vous serez quand même heureux d'avoir regardé ce clip jusqu'au bout.

PS: 12 jours sans poster avant qu'un lecteur fidèle ne s'inquiète... Merci à lui.
Les autres avaient sûrement mieux à faire.

14 mars 2007

Ce garçon est motivé

A propos du tournoi NCAA, si ça peut vous intéresser sachez que Joakim Noah (oui, le fils de l'autre) se prépare à défendre son titre de champion avec son équipe de Florida.

C'est peut-être pour ça qu'il est un peu plus excité que d'habitude.

March Madness ?


Vous aviez besoin d’une nouvelle preuve de mon obsession pour les sports américains ?
Suffisait de demander : je viens de passer deux heures à réfléchir à la façon dont j’allais remplir le truc au-dessus, officiellement connu sous le nom de « 2007 NCAA Tournament Bracket ».
En français, le tableau du tournoi de basket universitaire.
Le principe, en deux mots : les 64 meilleures équipes du pays, classées par têtes de séries, vont tenter de se qualifier pour le Final Four à Atlanta, du 31 mars au 2 avril.
Les Américains surnomment cette compétition « March Madness » ou bien « The Big Dance », et rien d’autre ne fera la une de l’actualité sportive pendant un peu plus de 15 jours. Des milliards de dollars vont circuler, car tout individu avec une vie sociale, sans présumer de son intérêt pour le basket, se sentira obligé de remplir son propre « bracket », de le comparer avec celui de ses collègues de boulot, et de miser quelques billets (bien entendu, les paris sont officiellement prohibés).
Si comme moi vous n’y connaissez rien mais que vous voulez défiez les Américains à leur propre jeu, remplissez donc votre propre « bracket » en ligne : tournament.fantasysports.yahoo.com/men
Facile et gratuit.

Un tuyau pour vos pronostics : les têtes de série n°1 sont généralement meilleures que les n°16.

PS : difficile de comprendre l’engouement extraordinaire pour le sport universitaire aux Etats-Unis. Surtout quand comme moi on a vécu le contre-exemple parfait dans l’équipe de foot de la fac : terrains stabilisés mal éclairés les soirs d’hiver, adversaires qui se pointaient ou pas, absence totale de public (pas de pom-pom girls, donc), difficulté chronique à trouver 11 joueurs valides et jamais d’info sur le classement du championnat. Ah, et puis sachez aussi que j’étais de loin le meilleur joueur et buteur de l’équipe. C’est vous dire le niveau des autres.

09 mars 2007

Non à l'Europe

L'Europe, c'est bien connu, c'est bon pour les apatrides, les francs-maçons et les crypto-cosmopolites.
Restons-donc entre français, plutôt que d'essayer de jouer contre ces étrangers qui ont le toupet d'éliminer nos clubs si prestigieux.
Voici les Power rankings de printemps:

1.(-) Lyon (61 points) : Aulas et Juninho feraient mieux de voir le bon côté des choses. Débarrassé de ses obligations européennes, Lyon va pouvoir se consacrer à 100% à la lutte pour un titre de champion de France qui lui échappe depuis mai 2006.
2.(-) Lens (48 pts) : l’équipe lensoise vient d’entrer dans les annales du championnat en devenant la première équipe de l’histoire à obtenir un penalty contre Marseille à la fois à l’aller ET au retour. Impressionnant.
3.(-) Lille (42 pts) : vivement la prochaine campagne lilloise en LDC, de laquelle, j’en suis sûr, ils seront sortis « avec les honneurs » sans jamais « avoir à rougir » de leurs prestations. Les journalistes en sont déjà tout excités.
4.(+8) Toulouse (42 pts) : je me demande pourquoi je les classe si haut. Il se pourrait que ce soit uniquement pour le plaisir de les descendre en flammes le mois prochain. Quoi qu’il en soit, à partir de la 3ème place, n’importe quoi peut encore arriver.
5. (+5) Bordeaux (40 pts) : S’il y a bien une équipe en Europe qui ne mérite pas une seconde apparition consécutive en LDC, c’est bien celle-là. Les dieux du football ne permettront pas que ça arrive.
6.(-) Sochaux (40 pts) : je devrais les punir plus sévèrement pour s’être laissés battre par Nantes à domicile. Mais ce championnat est si minable que je ne pouvais raisonnablement pas les classer en dessous de :
7.(+1) St Etienne (39 pts) : passez donc à autre chose, les « Verts », vous ne battrez plus jamais Lyon. Quand une rivalité régionale devient à ce point prévisible et emmerdante, il est temps de se choisir un autre ennemi. Puis-je suggérer le PSG ? Il semblerait qu’ils n’en aient jamais assez.
8.(-4) Marseille (39 pts) : 2 points en 6 matches et plus que jamais en course pour la LDC. A désespérer. Si jamais le pire devait arriver, voici en avant première votre programme télé du mois de septembre : Dimanche 2 Marseille-Lille ; Mercredi 5 Marseille-Olympiakos ; Dimanche 9 Monaco-Marseille ; Samedi 15 Marseille-Toulouse ; Mardi 18 Chelsea-Marseille ; Dimanche 23 St Etienne-Marseille ; Dimanche 30 Marseille-Auxerre. J’ai hâte.
9.(+2) Le Mans (35 pts) : je pose la question : à quoi sert le MUC 72 ? Et d’ailleurs, à quoi sert Le Mans ? Est-on sûr que cette ville existe réellement ? Quelqu’un pourrait-il aller vérifier ça pour moi ? Merci.
10.(+4) Auxerre (35 pts) : sans vouloir jouer les anciens combattants, je me souviens d’une époque où il y avait des gens au stade à Auxerre. Je sais, ça paraît invraisemblable, mais il leur arrivait même de jouer à guichets fermés. C’est grâce à ce genre de souvenirs qu’on se rend compte que les années 90 appartiennent à un siècle révolu.
11.(-3) Nancy (36 pts) : trop de blessures pour continuer à rêver de LDC. Dommage, c’était mon outsider numéro 1.
12.(-3) Rennes (36 pts) : Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz…
13.(-8) Lorient (35 pts) : fort heureusement, les choses se remettent peu à peu en ordre à Lorient. Gardons tout de même à l’esprit que leur destin naturel est de redescendre aussi vite que possible.
14.(-1) Monaco (34 pts) : faire venir Piquionne au mercato était un coup de génie. Qui aurait pu mieux que lui s’intégrer à une équipe de mercenaires sans aucune alchimie ni esprit d’équipe ?
15.(+2) Nice (30 pts) : mettons le génial Antonetti de côté cinq minutes. Croyez-le si vous voulez, mais Lilian Laslandes est en train de sauver Nice de la relégation. Lilian Laslandes.
16.(-1) Troyes (30 pts) : le premier membre du trio infernal dont la mission est de faire descendre Nantes et/ou le PSG. J’aurais tendance à lui faire confiance.
17.(+1) Sedan (25 pts) : le deuxième membre du trio. A déjà accompli une grosse part de son boulot en humiliant Paris le week-end dernier. Un bon résultat de plus et je n’hésiterai plus à mettre une pièce sur lui.
18.(-2) Valenciennes (29 pts) : le troisième larron. Et pas le plus en forme. Ce n’est généralement pas bon signe pour une équipe de dépendre exclusivement des miracles de Steve Savidan.
19.(+1) Nantes (26 pts) : ils ont gagné à Sochaux et l’espoir de maintien est en train de renaître sur les bords de l’Erdre ? Bien. La chute en D2 n’en sera que plus douloureuse.
20.(-1) Paris (28 pts) : la dernière place des Power Rankings. Grâce à un effort soutenu tout au long de la saison, ils y sont finalement arrivés. Gagner des matches de coupe UEFA ne trompe personne, et surtout pas moi : il n’y a pas de pire équipe à l’heure actuelle dans ce championnat. Rendez-vous en avril pour le renouveau ?

28ème journée

Toulouse-Monaco 1-1, Lorient-Lille 0-1, Bordeaux-Sochaux 1-1, Le Mans-St Etienne 2-1, Nice-Rennes 2-0, Nantes-Nancy 0-0, Troyes-Valenciennes 3-1, Lens-Sedan 1-0, Paris-Auxerre 1-0, Lyon-Marseille 1-0.

Semaine dernière : 1/10(!?!?!) Saison : 121/270

07 mars 2007

Due a Zero

Ces quelques notes après une nouvelle soirée de désillusion pour le football français (des mots qui vont bien ensemble) :

- on peut compter sur les Italiens ces derniers temps pour briser les rêves de gloire des équipes françaises (et des journalistes) : le 9 juillet, Milan l’année dernière et la Roma cette fois-ci. Le coup du chapeau. Les Espagnols feraient bien d’en prendre de la graine.
- la foire aux excuses pourries a commencé dès après le match, Houllier estimant que son équipe « manquait de jus » et qu’elle avait « sans doute laissé de la gomme à St Etienne ». Hou, la vilaine Ligue qui n’a pas voulu avancer le derby ! Hou, les méchants Stéphanois qui ont dû bien ricaner devant leur télé ! Quand je pense que je n’ai pas encore entendu Aulas…
- mention spéciale aux stars lyonnaises pour leur comportement exemplaire dans la défaite. Et tout particulièrement aux Brésiliens : Fred qui laisse traîner ses coudes dans les visages adverses, Juninho qui distribue les semelles en fin de match, Cris miraculeusement épargné par l’arbitre. Ils savent se montrer sport quand ils gagnent à Lille sur un but du dos dans les arrêts de jeu, mais osez les battre chez eux, et vous allez voir ce que vous allez voir !
- 0-4 : c’était le score logique à la pause, si l’on compte le but refusé à De Rossi pour une faute que personne n’a vue sauf l’arbitre, et le ballon que Perotta s’apprêtait à pousser dans le but vide avant d’être signalé hors-jeu. Là encore, seul l’arbitre, etc.
- Mancini. Mmm… Je le prends dans mon équipe n’importe quand.
- le match d’hier soir a prouvé une nouvelle fois que personne ne savait se mettre du côté des vainqueurs aussi vite que Jean-Michel Larqué. En 2ème mi-temps il suffisait aux Romains d’aligner deux passes pour l’entendre s’exclamer, admiratif : « Qu’est-ce qu’ils jouent bien ces Italiens ! ». Et chaque action lyonnaise avortée devenait dans sa bouche la pire du match. Sérieusement, ce type a un problème. Le même depuis 25 ans. A sa place, je changerais de thérapeute.
- Lille est donc le dernier représentant français en Ligue des Champions. Profitez-en, dans le Nord, je serais très surpris que ça dure un jour de plus.

05 mars 2007

Ceci n'est pas un but du PSG

Alors comme ça, les supporters de St Etienne sont moins adroits que ceux du Betis ?
Au lieu de viser dans la tête de l’entraîneur adverse, on tire dans le tas vers la tribune des Lyonnais ? Minable.
A propos, si quelqu’un pouvait m’expliquer pourquoi on continue à organiser des déplacements de supporters lors des matches à risque, je serais curieux d’avoir une explication.
Peut-être pour que la Ligue et la télé puissent continuer à nous faire croire que « le football est une fête » ?
En attendant, Tiago a marqué un des buts de l’année samedi.
En grand connaisseur, j’ai même spontanément lâché un « Bien jouéééé » en voyant le ballon atterrir tout doucement dans le but.

Sur les autres terrains de France, ceux qui n’ont pas été envahis par un nuage de lacrymogènes, on a pu voir, entre autres :
- trois 0-0 à mourir d’ennui.
- Paris devenir reléguable, ce qui a provoqué un début de panique dans les medias. On se calme : ils ne tomberont pas plus bas que la D2, un championnat mieux taillé pour leurs ambitions de titre.
- Marseille perdre à domicile (Bilan des 6 dernières journées : 2 points pris, 1 but marqué) : je vais bientôt me sentir mal comme un gosse qui se gave de sucreries !
- Malheur des malheurs, Nantes gagner à Sochaux. Sérieusement, si Nantes ne descend pas à la fin de la saison, je serai inconsolable : c’est l’année ou jamais…

03 mars 2007

Bien visé

D'un point de vue baseballistique, c'était un lancer parfait...
J'ignorais pour ma part que le derby de Séville était aussi chaud: les présidents qui se provoquent dans la presse toute la semaine, les supporters qui se haïssent et un pitcher retraité des Major Leagues engagé par les fans du Betis pour donner une leçon à l'entraîneur du FC Seville.
Qui cherchait vraiment les ennuis: jouer le titre, marquer sur le terrain de l'ennemi juré qui lutte pour le maintien et faire le beau le long de la ligne de touche: j'espère que Gérard Houllier aura médité la leçon avant de faire son entrée dans l'antre des "Verts" et de leurs abrutis de supporters.

Auxerre-Rennes 0-0, Lille-Troyes 1-1, Lorient-Nice 1-0, Sochaux-Nantes 3-1, Marseille-Lens 2-1, Sedan-Paris 1-1, Monaco-Bordeaux 2-0, Nancy-Le Mans 1-0, Valenciennes-Toulouse 2-1,St Etienne-Lyon 1-2

Dernière journée: 3/10 Saison: 120/260

28 février 2007

Basketball prez

Tradition respectée hier à la Maison-Blanche avec la réception des champions NBA en titre, les Miami Heat : l’occasion pour nous d’apprécier deux héros américains côte à côte (ne faites pas comme si vous ne saviez pas de qui je veux parler).

L’occasion aussi de constater que, malgré toutes ses qualités, Debeuliou n’aurait pas eu sa place chez les Globe Trotters : attendez donc la fin de la video.


PS : des nouvelles de Shaun Livingston, héros malheureux de la video d’hier. Comme on pouvait le craindre, son genou est un champ de ruines : multiples chirurgies, 8 mois de convalescence minimum, 12 plus probablement, peut-être perdu pour le basket. Il n’a que 21 ans. J’ai mal pour lui.

27 février 2007

Aïe

Hé, on dirait que j'ai trouvé un nouveau filon: les sportifs qui se font très mal.
Il n'y pas de raison pour que ça s'arrête.
Une video par jour pour faire peur à mes chers lecteurs.
Ou leur couper l'appêtit.

Pour information, Shaun Livingston est un jeune meneur de jeu très prometteur des Clippers de Los Angeles.
Enfin, était.

Avis aux âmes sensibles: vous n'êtes pas obligés de voir ça.

26 février 2007

Ouille

Ce n'est pas passé loin.
Un peu plus et j'aurais pu assister à ma première mort en direct sur un terrain de foot (j'avais raté Marc-Vivien Foé...), mais heureusement, quelques heures après ce monumental coup de chausson dans la tête, John Terry retrouvait ses coéquipiers de Chelsea pour fêter la victoire.
Avec peut-être un léger mal de crâne mais, espérons-le pour lui, la bénédiction des médecins pour reprendre le volant de sa Bentley.

Moi qui n'attendais strictement rien de cette finale de la coupe de la ligue anglaise, je m'en serais voulu de rater les buts, les frappes sur la barre, la bagarre générale dans les arrêts de jeu (3 rouges et 2 jaunes, du sérieux, donc) et bien sûr Terry qui avale sa langue en direct (on le voit nettement sur la video, juste avant que les joueurs paniqués ne se précipitent sur lui).

Rien d'aussi excitant dans notre bonne vieille D1, hélas: Marseille qui perd, Nantes qui ne gagne pas, Lyon qui marque deux buts (dont un penalty généreux) dans les arrêts de jeu pour revenir à 3-3, soit rien que du déjà-vu.
Sans oublier que la logique sportive a été respectée sur tous les terrains de France, avec Sedan la lanterne rouge qui gagne à Rennes qui venait de gagner à St Etienne qui a gagné à Paris qui venait de gagner à Nancy.

Et on se demande pourquoi plus personne ne joue au Loto sportif.

PS: un bol de riz à celui qui saura me dire quelle langue parlent les commentateurs sur la video de Terry.

24 février 2007

Mon swing dans ta gueule

Entendons-nous bien : je suis ravi du retour de la LDC et des matches qui mettent en jeu plus qu’une qualification en coupe Intertoto ou une « suprématie régionale » entre Nantes et Lorient.
Mais ce n’est pas pour ça que je n’ai pas perdu mon temps devant Roma-Lyon, ses occasions de but inexistantes, ses tirages de maillot et son record mondial de fautes. Sans compter Gilardi et Larqué.
Si au moins j’avais pu suivre Barça-Liverpool, j’aurais eu droit à des buts et à une grosse surprise. Et puis j’aurais vu les deux compagnons de beuverie Riise et Bellamy (si vous n’avez pas entendu parler de leur soirée karaoké, c’est bien dommage) se réconcilier en marquant chacun leur petit but.
Celui de Bellamy rentrant dans l’Histoire grâce à cette célébration à coup de club de golf, d’ores et déjà au Panthéon des célébrations. (même si le sniffage de la ligne par Fowler (Liverpool, déjà…) n’aura sans doute jamais de concurrent)
Heureusement, YouTube est là.

23 février 2007

Arrêtons le massacre. Par pitié.

Il y a deux choses qui font vraiment mal dans la vie: la chirurgie dentaire sans anesthésie et perdre contre Guingamp à domicile alors qu'on menait 2-0 à la 65ème minute.

Je pose donc la question: maintenant que l'on vit dans un monde où les dentistes peuvent nous charcuter sans douleur grâce à de petites piqûres qui nous laissent avec la bouche de travers, est-il bien raisonnable de continuer à supporter une équipe de foot à Brest? Probablement pas.

Plus de quinze ans après la liquidation du club orchestrée par l'Antéchrist en personne (je suis intimement persuadé que Le Graët a le Nombre de la Bête tatoué à l'arrière du crâne), il faudrait encore tolérer que le Méphistophélès des Côtes du Nord vienne de nouveau chez nous avec sa p... d'enc... d'équipe de m... pour enfoncer le Stade Brestois dans la bouse guingampoise?

Je dis que ça suffit.

Puisque le football à Brest n'apporte que désillusions (du genre trois 0-0 d'affilée), peur de la relégation (c'est reparti pour un tour en 2007) et coups de genoux dans les c... (double coup de genou, ce soir. Sans compter le seau de purin dans lequel il a fallu plonger la tête à la fin du match), je propose de le supprimer purement et simplement. De renvoyer tous les joueurs d'où ils viennent, de raser le stade Francis-Le-Blé et de construire à la place une maison pour petits vieux.

Regardons la réalité en face : qu'avons-nous à espérer, de toute façon?
Une montée en D1 à l'horizon 2017, tout ça pour jouer le maintien, gagner trois matches dans la saison et redescendre dans la foulée, à la sedanaise? Quelle perspective exaltante.
L'âge d'or du foot à Brest, à la fin des années 80, est mort et enterré. Il ne ressuscitera pas, pas plus que je ne revivrai mes années de lycée (Dieu merci).
Faisons-en notre deuil une bonne fois pour toute.
Après tout, si je veux me faire plaisir, je n'ai qu'à repenser à Roberto et à la fois où on avait battu Marseille (le plus beau jour de ma vie, inutile de chercher ailleurs, déjà évoqué en long et en large dans ce blog).

Aujourd'hui, je me contente de regarder la Ligue des Champions, bien conscient que Brest n'y participera jamais, ce qui m'amène à la conclusion suivante: laissons ces péquenots de Guigampois faire mumuse en D2, et retirons-nous du football professionnel avec un minimum de dignité.

Cela nous évitera bien des soirées de cauchemar.

PS: le sens du devoir m'impose de pronostiquer les matches suivants, dont je n'ai que faire:

Toulouse-Marseille 1-1, Lyon-Sochaux 1-0, Nice-Lille 1-0, Rennes-Sedan 2-0, Le Mans-Monaco 1-1, Troyes-Lorient 2-1, Nantes-Auxerre 0-2, Lens-Nancy 2-0, Bordeaux-Valenciennes 1-0, Paris-St Etienne 2-1.

Las Vegas Parano

O-oh, les infos filtrent petit à petit depuis le début de la semaine, les faits se confirment un à un, et la vérité est sur le point d’exploser, on dirait donc bien que cet « NBA All-Star Weekend » de Las Vegas n’avait vraiment rien à voir avec, disons, un congrès de pharmaciens à La Rochelle.
Il faut avouer que tout était en place : des dizaines de joueurs NBA se trimballant de soirée en soirée avec leur « entourage », des célébrités à la pelle, des charters entiers d’apprentis rappeurs se déversant dans Sin City, la fine fleur de la prostitution américaine et zéro renfort de police.
Personne ne pouvait croire que tout se déroulerait dans le calme.

Quelques liens instructifs (en anglais, mais je suis sûr que vous maîtrisez) sur le « Woodstock du Hip-hop » :


- d’abord le traditionnel compte-rendu post-ASG de Bill Simmons d’espn.com, où, entre ses déboires au blackjack, ses rencontres avec David Stern, les effets secondaires du cocktail vodka/Red Bull et ses réflexions sur la nouvelle coupe de cheveux de Britney Spears, all-access Bill évoque, outre la sensation d’avoir passé trois jours dans un nuage d’herbe, diverses bagarres, des corps gisants recouverts d’un drap blanc et des fermetures d’avenues. La phrase la plus révélatrice de son article restant celle à propos du sentiment de peur régnant sur Las Vegas et du danger à se promener sur le célèbre Strip : « Walk around at your own risk. » On a compris. Pourtant, Simmons reste un petit malin qui est là pour faire sourire ses lecteurs en leur racontant ses petites aventures, ce qu’à l’évidence ne cherchent pas à faire d’autres, comme :


- Jason Whitlock dans un article hallucinant sur aol.com, où le All-Star Weekend est comparé à une immense réunion de gangsters, et une balade sur le Strip à une promenade dans la cour d’une prison de haute sécurité. Profitant de sa condition de noir, Whitlock se permet de dénoncer la culture des gangstas, des posses et des entourages dans des termes qui, il l’avoue lui-même, feraient virer n’importe quel journaliste blanc sous prétexte de racisme. Concluant un des meilleurs papiers que j’aie lu depuis longtemps, Whitlock prédit pour la prochaine édition du ASG en 2008 à la Nouvelle-Orléans rien de moins qu’un Katrina-bis, sauf à instaurer un couvre-feu sous occupation militaire. A peine excessif, au vu d’incidents comme :


- celui impliquant le joueur de foot américain Pacman Jones (je vous jure qu’ils le surnomment vraiment comme ça). Jones, déjà connu pour de multiples frasques sur et en dehors du terrain, est au centre d’évènements impliquant un club de strip-tease, des amis rappeurs, 81 000 dollars en petites coupures (propriété de Pacman, qui ne sort jamais sans un peu d’argent de poche) jetés sur la scène, des menaces de mort, une bagarre à coups de bouteilles de champagne entre filles, un pistolet semi-automatique, une éjection manu militari du club et pour finir des coups de feu tirés devant l’entrée qui ont blessé 3 personnes, dont un videur qui restera paralysé. Viva Las Vegas.
Mon seul regret étant bien entendu que le clip YouTube censé résumer cette soirée entre amis soit une arnaque pure et simple. Du coup, pas de lien, hélas.


PS : je lance dès aujourd’hui une souscription nationale, dans le but de récolter les fonds nécessaires à mon voyage vers le prochain ASG (un bonus pour les strip-teaseuses serait le bienvenu). Quoi, vous ne voulez pas que j’aille voir là-bas en personne pour que je puisse vous raconter ce qui s’y passe vraiment ? Je suis sûr que si. Merci pour votre contribution. Cartes bleues acceptées.

22 février 2007

Dura lex, sed lex

En football, les règles sont les mêmes pour tout le monde, de la plus subtile et intelligente (le hors-jeu) à la plus bête et méchante (2 jaunes = 1 rouge).
Pour avoir négligé cette loi fondamentale, les Lillois n’ont plus que leurs yeux pour pleurer au lendemain d’un défaite cruelle, certes, mais parfaitement réglementaire.
Et ce ne sont pas leurs pleurnicheries d’après-match ni leur pathétique « réclamation » qui y changeront quelque chose.
La règle dit : « Dès que l’arbitre donne le « signal d’exécution », le coup-franc peut être tiré. »
83ème minute, faute sur Saha aux 20 mètres, Tony Sylva place son mur, M. Braahmaar fait un (tout) petit geste du bras, les Lillois regardent ailleurs, Giggs enroule magnifiquement sa frappe du gauche, et Manchester gagne 1-0.
Tout cela dans le respect des règles que Lille avait visiblement oublié de réviser.
Ce n’est pas de ma faute si certaines sont toutes pourries.

Au rayon satisfactions de la soirée, mis à part la possibilité de revoir des grands joueurs dans des matches-couperets, comment ne pas remercier la LDC pour le grand retour du chauvinisme à la télé ?
Contraints toute l’année à une neutralité lénifiante durant les matches de D1, nos amis les commentateurs retrouvent grâce à cette compétition leur âme de défenseurs de la Patrie, et peuvent enfin se lâcher, hurler leur joie, cracher leur haine.
Et on peut de nouveau rire de bon cœur grâce au football.
Hier soir l’hilarant Denis Balbir nous a donc sorti le grand jeu, vociférant des « C’est scandaleux ! » à qui mieux-mieux, multipliant les sarcasmes : « Et là, y a pas carton ? » et se retenant in extremis de traiter l’arbitre de salaud comme d’ailleurs tous ces p… de Hollandais de m…
Un grand numéro comique.
Le pauvre, on lui pardonne, habitué qu’il est aux Nancy-Sochaux et forcé en plus d’animer les soirées poker de Canal avec Patrick Bruel.
Il faut bien qu’il laisse exploser sa rage de temps en temps.

Ce soir, ne ratez donc sous aucun prétexte Roma-Lyon commenté par l’insurpassable duo Gilardi/Larqué.
Prions pour qu’un penalty litigieux soit accordé à Totti dans les arrêts de jeu...

20 février 2007

L'Agent Zero s'amuse

Rectificatif: le meilleur moment du All-Star Week-end 2007 n'était finalement pas la démonstration de break-dance de Shaq.
Gilbert Arenas dunkant avec l'aide d'un trampoline pendant un temps-mort, voilà ce qui entrera dans l'Histoire de la NBA.
Parmi les 10 meilleurs joueurs de la ligue, qui d'autre aurait pris le risque de se détruire le genou rien que pour faire le malin devant les fans?
Merci encore à l'Agent Zero de mettre sa carrière en danger pour notre plaisir.
Et tant pis si le coeur des dirigeants de Washington s'est arrêté de battre pendant une longue seconde dimanche soir.